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29 août 2007 3 29 /08 /août /2007 00:57

L'équipement d'un chevalier
L'attribut essentiel d'un chevalier est, bien entendu, son cheval. Mais il possède également un certain nombre d'armes, offensives et défensives :
Les armoiries sont des signes de reconnaissance, apparues dans le second quart du XIIe siècle. Elles seules permettent aux combattants, devenus méconnaissables sous le heaume, de s'identifier.
Les chausses (9) sont des bas faits dans un tissu métallique et recouvrant les jambes et les pieds.
La coiffe est dans un premier temps une calotte de laine placée entre le heaume et le capuchon du haubert. Au XIIIe siècle, elle est en fer.
La cotte d'armes (2) est un vêtement à longues manches orné des armoiries que les chevaliers, lors des tournois, portent par-dessus l'armure. C'est avant tout un habit d'ornement, sans aucune valeur défensive.
Le ceinturon (6) est une ceinture grossière, en cuir, généralement garni d'une boucle de fer émaillé ou ciselé. Il est souvent utilisé comme emblème pour marquer son appartenance à un groupe.
L'écu (4) est un bouclier mesurant 1,50 m en hauteur et 70 cm en largeur. Il peut couvrir un homme debout depuis la tête jusqu'aux pieds. Il est en bois cambré, couvert d'un cuir plus ou moins orné et peint (les armoiries), le tout solidement relié par une armature de métal. Il est muni dans sa partie concave de courroies (des enarmes) dans lesquelles le chevalier passe le bras, et d'une sangle (guigue) qui lui sert à le suspendre à son cou durant la marche. Au milieu de l'écu se trouve une protubérance, une saillie de métal appelée boucle. Parfois on y met une boule de métal précieux ou de cristal. L'écu sert de civière pour le transport des blessés après la bataille.
L'épée (7) est l'arme chevaleresque par excellence. Au XIIe siècle, elle mesure environ 1 m et pèse 2 kg. Sa lame est large d'environ 9 cm. Elle a une longue lame à deux tranchants. On s'en sert surtout pour assommer l'adversaire. Il est d'usage d'enfermer des reliques dans le pommeau, destinées à porter chance au combattant et à le protéger des mauvais coups.
Les éperons (10) sont des petites branches de métal, terminées par une pointe, que le chevalier attache par-dessus les chausses. Ils sont l'un des emblèmes du chevalier, car remis et attachés par le parrain lors de l'adoubement.
Le gambison (8) est une cotte de tissu rembourré. Il se porte sous le haubert, afin de servir de protection du corps supplémentaire. Il est aussi appelé surcot ou jaséran.
Le haubert (1) apparaît au XIe siècle. C'est une cotte de maille, c'est à dire une longue tunique métallique qui descend jusqu'au-dessous du genou. Elle est formée d'environ 30 000 mailles, ou anneaux de fer entrecroisés, et pèse de 10 à 12 kg. Elle est fendue sur le devant et le derrière, et elle se prolonge vers le haut de façon à constituer un capuchon (aussi appelé chapel) qui protège le cou, la nuque et le bas du visage. Très coûteux, le haubert est en principe impénétrable à l'épée et à la lance. On le vernit de diverses couleurs. Quand il n'est que poli, on parle de haubert brillant.
Le heaume (3) est un grand casque d'acier de forme cylindrique ou conique. Il est bordé d'un cercle, c'est à dire d'une bande de métal ornementé de pierres précieuses ou de morceaux de verre colorés. Sur le devant se trouve une barre de fer rectangulaire, le nasal ou protège nez. Le heaume est posé sur le capuchon du haubert et y est attaché par des lacets de cuir. A la pointe du heaume, on attache un tissu aux couleurs de sa Dame.
La lance mesure environ 3 m et pèse de 2 à 5 kg. Le bois est le plus souvent du frêne, le fer est en acier bruni, en forme de losange ou de triangle, au sommet est fixé le gonfanon, petit étendard presque toujours à trois langues ou à trois pans. Quand la lance est en arrêt, elle s'appuie sur le feutre, un bourrelet de feutre fixé à la selle. L'endroit de la hampe où le chevalier place sa main est recouvert d'une peau et s'appelle quamois, qu'on peut traduire par "manche garni de cuir".
Les mitaines (5) sont des gantelets de laine, puis de cuir, où seul le pouce est articulé. A partir du XIIe siècle, elles sont en fer.
La selle comporte en avant et en arrière deux parties plus relevées, ce sont les arçons. Certains arçons de derrière sont en métal repoussé, émaillé ou ciselé, d'autres en bois sculpté.


La femme
Tout au long du Moyen Age, la femme, à moins d'être l'épouse d'un seigneur riche et puissant, n'a pratiquement aucun pouvoir.
La femme était considérée comme objet de péché, instrument du diable, etc... par la moralité chrétienne. Même un homme généreux et indulgent pouvait dire à son épouse "d'imiter le comportement du chien qui, même si son maître le fouette, le suit en agitant la queue". En public, une femme ne devait pas rire ou se couvrir le visage à moins qu'elle ne soit laide. On lui apprenait à toujours regarder droit devant elle en marchant.
Ainsi, une jeune femme se rendant à l'église devait automatiquement être accompagnée d'une prude femme, et devait marcher "la tête droite, la vue étant devant elle à quatre toise, et bas à terre". De plus, elle ne devait ni rire ni parler à qui que ce soit.
Une fois arrivée dans l'église, elle devait choisir "un lieu secret et solitaire, devant un bel autel ou une belle image", y prendre place sans s'arrêter et la tête droite. Durant la messe, elle devait avoir "aussi continuellement le regard sur son livre, sans regarder homme ou femme, peinture ou autre chose, et (avoir) le cœur au ciel et (adorer) de tout son cœur dans un sentiment de noble piété.
En agissant ainsi, et en se confessant souvent, la femme s'assurait l'honneur et la félicité.
Selon l'Eglise catholique romaine, la seule tâche importante des femmes consistait en faire des enfants. C'était aussi la plus dangereuse : pour accoucher, la femme, vêtue des pieds à la tête et assise bien droite sur un tabouret spécial, était aidée par des sages-femmes expérimentées, mais dont les méthodes peu hygiéniques causaient souvent la mort de l'enfant et de la mère.
Cependant, l'épouse joue un rôle essentiel dans la vie des seigneurs. Souvent d'origine plus noble que son mari, elle gère la fortune issue des moulins, fours et pressoirs. Elle surveille la rentrée des taxes et redevances, et reste la garante du "sang familial" , dans la mesure où elle engendre des fils.
L'enfantement reste son premier rôle, et il n'est pas rare qu'à quarante ans elle ait subit une dizaine d'accouchements. Quand elle y survit, souvent veuve alors, et respectée, elle exerce une influence considérable sur ses fils.
Dans les châteaux, à partir du XIIe siècle, elle bénéficie d'un espace domestique fait de petites pièces meublées, pourvues de cheminées et tendues de tapisseries.


 Le mariage
Le mariage ne commence à prendre un sens qu'au début du IXe siècle, quand la monogamie s'installe dans les mœurs.
Les données, avant cette date, sont peu nombreuses et souvent anecdotiques. Ainsi, on sait que les filles d'aristocrates étaient fréquemment mariées dès l'âge de 14 ou 15 ans, alors que les filles issues des classes populaires étaient mariées plus tardivement.
Au XIIIe siècle, on considère que les trois quarts d'entre elles sont mariées à 18 ou 19ans. En revanche, à la même époque, les garçons se marient plutôt vers 25 ou 27 ans.
La mentalité laïque connaît une double morale selon le sexe. Si l'homme a le droit d'avoir des exigences avant de prendre épouse - la preuve de sa virilité est plutôt vue avec faveur -, il n'en va pas de même pour les filles qui doivent arriver vierges au mariage.
Le mariage est avant tout, dans la seconde partie du Moyen Age, l'affaire des parents ou des familles : le consentement mutuel n'a presque aucun poids, seule compte la perspective de "faire un beau mariage", qui augmentera le prestige de la famille tout entière.
Dans le même temps, certains mariages sont annulés, ce qui était impensable auparavant. Mais désormais, la stérilité, l'impuissance ou des liens consanguins entre les époux sont autant de raisons qui poussent à la dissolution.
A partir de la fin du XIe siècle (réforme grégorienne), le mariage devient un sacrement, mais le prêtre n'y joue pas de rôle prépondérant. La messe de mariage est très rare, et la plupart du temps, le sacrement, c'est-à-dire la remise de l'anneau nuptial par le mari à son épouse, se déroule sous le porche de l'église.
Cependant, dans les deux derniers siècles du Moyen Age, l'Église arrive à faire du sacrement du mariage un phénomène vraiment religieux grâce en particulier aux rites de bénédiction du lit, de la maison des jeunes mariés par le prêtre et surtout de l'anneau nuptial. Les nouveaux époux voient souvent dans ce rite la garantie d'un mariage fécond et d'une fidélité à toute épreuve.
L'union charnelle doit, selon l'Église qui régente la mentalité médiévale, n'avoir lieu que dans le cadre du mariage et dans l'intention de procréer. Elle peut même alors être cause de péché.
Le "temps pour embrasser" est fort limité : l'année liturgique et le cycle de la femme constituant les deux grandes interdictions relatives aux rapports entre époux. Et seule la position de l'homme sur la femme lors du coït est licite aux yeux des clercs.

 Les enfants
L'enfant légitime est celui qui, né dans le contexte du mariage, perpétuera le nom et le patrimoine de la famille. A sa naissance, qu'il soit garçon ou fille, il est très vite entouré de soins attentifs par ses parents.
L'enfant au Moyen Age est aimé, éduqué, reconnu dans sa nature particulière. Les textes médiévaux répètent souvent que les parents doivent chastier leur enfants.
Chastier signifie à la fois réprimander et instruire, mais le sens de ce mot n'entraîne pas nécessairement un châtiment corporel.
Même si les traités de pédagogie de l'époque préconisent l'utilisation de punitions physiques, beaucoup d'entre eux conseillent d'y recourir en dernière instance, lorsque la persuasion a échoué et insistent sur la nécessité d'une grande modération des coups pour qu'ils soient efficaces.
L'éducation médiévale se fait donc d'abord par la parole et par l'exemple.
Pour le tout petit enfant, la mère est très présente. En particulier, c'est elle qui assure la transmission de la foi chrétienne.
Cet enseignement des valeurs chrétiennes par la mère passe aussi par tous les objets de la vie quotidienne. On a retrouvé, pour la fin du Moyen Age, des bols abécédaires ornés d'une croix, des chapelets, des bouliers ou des jouets pieux pour enfants.
La mère joue également un rôle particulièrement important dans l'éducation de l'adolescente, en lui transmettant un certain nombre de valeurs, de savoir-faire dans le domaine domestique bien sûr mais aussi pour la préparer à sa future vie de femme.
Cependant, le tout petit enfant n'est pas élevé uniquement par sa mère et ne il quitte pas subitement un monde de femmes pour être propulsé dans un monde d'hommes. Le père aussi intervient dans le domaine de la puériculture.
Lorsqu'un couple a de nombreux enfants, lorsque la mère connaît un handicap ou tarde à se remettre d'un accouchement difficile, il est évident que le père s'occupe des bébés, surtout dans les milieux plus défavorisés, ne bénéficiant pas d'aides.
Lorsque l'enfant grandit, le père est aussi très présent auprès de ses enfants. Des images plus profanes laissent voir une grande complicité père enfant, dans le jeu comme dans le travail : les petits ramassent des glands lorsque le père abat un chêne, effraient les oiseaux dans les champs pendant que le père sème du blé, tiennent les pattes du mouton que le père tond et, à la vendange, veulent l'aider à fouler le raisin dans la cuve...
Cependant, les enfants illégitimes, nés hors mariages, sont assez mal considérés, surtout à partir du XIIe siècle où ils sont souvent exclus des héritages dans les milieux aristocratiques. Mais il arrive aussi que ces "bâtards" soient intégrés à la famille et élevés comme les enfants légitimes.
Les rapports illégitimes pouvaient avoir lieu de diverses manières : la paroissienne et le clerc, le maître et la servante, des viols collectifs, la prostitution dans les villes...

 L'éducation
Les enfants de paysans ne recevaient pas d'éducation réelle. Ils commençaient, vers l'âge de cinq ans, à aider leurs parents, en se chargeant de la cueillette. Plus tard, ils s'occupaient de menus travaux aux champs, gardaient les bêtes, et peu à peu apprenaient la totalité du savoir de leurs parents.
Un noble, par contre, pouvait faire instruire son fils à l'école du monastère ou à titre de page chez un autre noble. Les filles de familles riches fréquentaient les écoles de couvent ou avaient un tuteur privé.
Les enfants de familles moins aisées allaient aux "petites écoles", où garçons et filles apprenaient la religion, les bonnes manières, les rudiments du latin, ainsi qu'à chanter et compter. Parfois, les moines organisaient des écoles "extérieures", hors des murs du monastère, pour les enfants qui ne se destinaient pas à devenir moines ou prêtres. Les plus petits apprenaient à lire en combinant les sons des lettres pour faire des mots. Un psautier, contenant les psaumes de la Bible, était souvent leur premier livre de lecture.
Dans les familles de riches marchands, les garçons instruits débutaient très jeunes dans les affaires, en aidant leur père à tenir la boutique.
Les gens moins riches payaient pour que leurs fils fassent l'apprentissage d'un métier chez un maître artisan. Les garçons pouvaient apprendre divers métiers : boulanger, couvreur, paveur, forgeron, ... Les filles étaient aussi placées en apprentissage, mais c'était la femme du maître qui se chargeait d'elles.
La loi interdisait aux apprentis de se marier ou de quitter leur maître. L'apprentissage durait sept ans, après quoi l'apprenti devenait compagnon et voyageait de ville en ville, travaillant pour divers maîtres afin d'acquérir de l'expérience. On ne rapporte que peu de femme compagnons. Après plusieurs années, le compagnon se joignait à une corporation. Il payait un droit et présentait un "chef-d'œuvre" prouvant son talent pour son métier. On l'autorisait alors à ouvrir sa boutique et à prendre des apprentis.


Aiguière 
Jusqu'au XIIIe siècle, il n'y avait que très rarement des assiettes sur la table au cours d'un repas. Les convives se servaient de tranches de pain (les tranchoirs) et mangeaient généralement avec les doigts. A la fin du repas, un serviteur apportait un large vase rempli d'eau, qu'on se faisait passer et dans lequel on se lavait les mains : l'aiguière.

Archère
L'archère est l'autre nom des meurtrières, ces étroites ouvertures percées dans les parois du château et largement ébrasées à l'intérieur pour permettre au tireur de s'y placer et de viser sans qu'il s'expose aux projectiles de l'ennemi. Elles peuvent avoir plusieurs formes, de la simple fente verticale, à la "croix pattée" (pour les grosses arbalètes), en passant par le cruciforme. Certaines sont de visées multiples, car elles permettent à deux archers de s'y abriter simultanément.

Artillier
Il est l'équivalent (avec les conséquences du décalage dans le temps que cela suppose) de nos artilleurs actuels. C'est donc un artisan spécialisé dans la fabrication des arcs et arbalètes. Il prend également en charge l'entretien de ces armes en temps de guerre.

Alleu 
C'est une ou des terre(s) en pleine propriété (à l'inverse du fief). Ces terres peuvent être données par le roi en remerciement d'un service rendu particulièrement important, ou par le suzerain pour des raisons similaires.
Elles peuvent aussi être obtenues en héritage.
Pour plus de renseignements, vous pouvez consulter l'article sur le système féodal .

Assommoir
C'est une ouverture de forme arrondie pratiquée au-dessus de l'entrée d'un château fort, juste derrière la herse. Les gardes postés à l'étage s'en servent pour pilonner l'adversaire, éteindre un incendie allumé pour brûler le bois de la herse et la rendre inoffensive, ou tirer verticalement sur les assaillants.
En temps de paix, il est utilisée pour crier des ordres sans avoir à se déplacer.

Bailli 
C'est un agent de l'administration seigneuriale, chargé de faire la police (respect de l'ordre au sein du château et sur les terres, arbitrage des petits conflits...) et de percevoir les revenus.

Baron 
Apparu au Xe siècle, ce terme désignait à l'origine un grand seigneur du royaume. Pendant près d'un siècle, son sens et son utilisation s'affinent. Il finit par qualifier un guerrier de haut rang, brave et valeureux.
Plus tard, il évoquera l'époux, en un terme dénué de tout lien affectif.
Ce n'est que vers le XIIIe siècle, au moment de l'expansion des différentes noblesses, qu'il prend le sens qu'on lui connaît aujourd'hui.

Braies
C'est un caleçon long ou court, de toile ou de cuir, qui était maintenu à la taille par une ceinture appelée braiel. Il est essentiellement porté par les hommes, mais certaines paysannes en portent aussi.
Ce vêtement est issu directement des pantalons masculins gaulois, dont ils portent d'ailleurs le nom.

Bretèche 
A partir du XIIe siècle, des dispositifs permettant de projeter des combustibles enflammés sur les assaillants sont mis en place. Il s'agit de logettes en saillie disposées sur la façade des murs d'enceinte. Les projectiles sont habituellement des feux grégeois (mélange de poix, souffre, salpêtre...) ou de l'eau bouillante, mais plus rarement de l'huile.

Carreau 
Les arbalètes sont des arcs perfectionnés qui nécessitent peu de place, sont précises et puissantes. Si elles sont lentes à réarmer, ce n'est pas un problème puisque le tireur est abrité derrière une meurtrière. Leurs munitions sont des carreaux, ainsi appelés en raison de leur section carrée. Ils sont stockés dans des tonnelets ou des bourses placés près de chaque arbalétrier, et peuvent aisément percer une armure.

Chastier 
Signifie à la fois réprimander et instruire. Contrairement à son usage actuel, ce terme n'implique pas nécessairement un châtiment corporel.

Chevaux
Au Moyen Âge, il existait plusieurs termes désignant différents chevaux. Le mot "cheval" étant un terme générique habituellement employé pour désigner une mauvaise monture.
Le destrier est le cheval de bataille par excellence, pas particulièrement coûteux, mais d'une valeur affective très grande pour son propriétaire. Il n'est monté qu'au moment du combat. On l'appelle ainsi parce que l'écuyer tenait la bride dans la main droite (la dextre). Pendant un combat il est revêtu d'un carapaçon, une couverture de fer généralement de la même couleur que l'écu, destinée à le protéger.
Le misaudor (milsodor, milsoudor) est un destrier de très grande valeur, donc très précieux. C'est un magnifique cheval de bataille.
Le palefroi est essentiellement un cheval de parade, qui coûtait très cher et qui devait être le plus paré possible. C'est la seule monture permise aux nobles dames, qui l'utilisaient parfois pour voyager (même si elles se déplaçaient plus souvent en charrettes).
Le roussin (roncin) est un cheval de trait de peu de valeur, utilisé comme monture par les vilains. Dans Erec et Enide, l'un d'eux est monté par un nain.
Au XIVe siècle, il a été appelé cheval de service, puis au XVIe, il désignait un cheval de forte taille monté à la chasse ou à la guerre, par un écuyer. A donné Rossinante, dans Don Quichotte.
Le sommier est un cheval de peu de valeur utilisé, comme son nom l'indique, comme bête de somme, c'est-à-dire pour transporter les fardeaux.

Comte
Le Comte était un guerrier valeureux proche du souverain.
Tout comme le Baron, il possédait un fief, mais le différence réside dans l'amitié, ou du moins les bons rapports courtois, que le Comte entretenait avec son suzerain.

Courtoisie
Dans l'espace féodal, un homme courtois est celui qui possède toutes les qualités d'un vassal : le courage, la loyauté et la fidélité.
Ce sont tout d'abord des valeurs guerrières, auxquelles viennent s'en greffer d'autres, issues de l'esthétique moral ou physique. Le courtois est alors sage, amoureux (capable d'un amour noble), large (généreux), spirituel, et bel parleor (qui s'exprime bien, qui tient des propos distingués). Cet ensemble de valeurs constitue un idéal aristocratique, lié à la naissance.
Vers le milieu du XIIe siècle, la notion de courtoisie bascule de la féodalité vers l'amour : le rapport de courtoisie entre un vassal et son souverain laisse la place à un rapport amoureux entre une maîtresse et son amant.
La Fin' Amors apparaît, qui déifie la mie, la femme aimée. Pour conquérir son amour, et lui conférer ensuite tout l'honneur qu'il mérite, l'amant doit faire preuve d'un maximum de qualités.

Dame
Ce mot désigne exclusivement l'épouse du seigneur ou du souverain et marque tout d'abord un attachement social et féodal. Avec l'apparition de la littérature courtoise, son sens dévie vers le lien amoureux.
Chez Chrétien de Troyes, dame désigne soit la suzeraine, soit la bien-aimée.
Ce terme qualifiait également la Vierge Marie, puisqu'elle était l'épouse de Notre Seigneur.

Damoiselle 
Ce qualificatif insiste sur l'origine noble d'une jeune fille célibataire, qui est donc vouée au milieu aristocratique de la courtoisie.
Il est aussi appliqué aux fées bienfaisantes (dans Yvain, par exemple).

Féodalité
En quelques mots, la féodalité désigne les rapports d'échange entre des vassaux et des suzerains.
La société médiévale répondait à une structure pyramidale stricte, avec des liens d'hommage très forts et que tous se devaient de respecter :
Au bas de la pyramide sont les paysans, les hommes simples qui travaillent la terre ou servent comme ils le peuvent leur Seigneur.
Ensuite viennent les vassaux, seigneurs plus ou moins puissants, qui tous obéissent à des suzerains.
Les suzerains, quant à eux, doivent rendre compte à Dieu, le Souverain Suprême.
Reprenons aussi la définition donnée par l'Encyclopédie Hachette : "un ensemble d'institutions fondé sur des liens privés de dépendance entre un seigneur et un vassal, et sur un lien matériel, le fief".

Fief 
C'est une terre prêtée par un suzerain à son vassal, afin qu'il les gère pour lui. Bien évidemment, l'exploitant reversait une partie des récoltes ou des profits issus du fief à son seigneur.
Pour plus de renseignements, vous pouvez consulter l'article sur le système féodal.

Fin'Amors
C'est un idéal d'amour courtois qui apparaît au début du XIIe siècle. Le chevalier, tout en restant loyal à son seigneur, se consacre désormais à la dame de ses pensées. D'aventures en périls, il tente d'attirer son attention pour que l'amour qu'il lui porte devienne réciproque.
C'est un amour pur dans le sens où l'amant se doit d'aimer quoi qu'il arrive, sachant que sa belle ne pourra jamais être sienne : elle est en général mariée. Plus l'amour du chevalier est fort, plus il perdure, plus il aura des chances d'être partagé, et plus le prestige qu'il en retirera sera grand.

Parapet 
Mur bas qui protège le chemin de ronde, il est souvent crénelé. C'est à dire qu'il comprend des créneaux (parties creuses) et des merlons (parties pleines). Chaque section est plus ou moins large selon le but recherché.
Ainsi, on pourra trouver des merlons très larges (permettant à plusieurs hommes de se cacher derrière), ou assez fins (servant alors plus d'ornement que de véritable défense). Les merlons fins au sommet d'un château indiquaient bien souvent la volonté du seigneur d'affirmer sa supériorité, et le peu de crainte qu'il avait d'un siège de son fort.

Pilori
L'un des objets de "torture" de l'époque les plus connus à l'heure actuelle.
Il était en fait destiné aux petits malfaiteurs coupables d'ivrognerie ou de tapage, qui étaient exposés en place publique dans une position fort inconfortable, et impuissants à réagir aux possibles affronts de la foule. En effet, le pilori est une sorte de tréteau dressé verticalement sur le sol. Sa partie horizontale est faite de deux morceaux distincts reliés par de lourds cadenas, et percés de trous. On y engageait les doigts repliés du coupable, qui était donc à genoux par terre, retenu par les phalanges, et incapable du moindre mouvement.

Pucelle
Jusque vers 1120, la pucelle est une jeune fille célibataire, sans aucune autre précision.
Peu à peu le terme évolue pour qualifier d'abord une jeune fille pure (c'est alors l'équivalent de la vierge), puis finalement une jeune fille.

Quintaine
C'est un poteau surmonté d'un bras rotatif horizontal. Ce bras est muni, d'une part d'un bouclier, d'autre part d'une corde à laquelle une pierre est suspendue.
Cet objet servait lors des entraînements des écuyers : il fallait charger, toucher le bouclier, et éviter la pierre qui venait en contrecoup.

Roman
Jusqu'au début du XIe siècle, tous les ouvrages écrits étaient rédigés en latin.
Quand les premiers écrits en langue française apparurent, ils ont été qualifiés de romans, parce qu'ils étaient une version en langue romane.
Très souvent, on avait effectivement à faire à des traductions en langue romane (vulgaire) d'ouvrages initialement en latin, parfois en grec.
Très rapidement, le sens a évolué vers la littérature : les ouvrages de l'époque prônaient tous la Fin' Amors. Un roman était donc un écrit imprégné d'idéologie courtoise.

Sénéchal
Le sénéchal pouvait être un simple domestique, mais le plus souvent, il était le bras droit du seigneur, et par là même, respecté de tous, souvent craint et jalousé.
C'est celui qui s'occupe de l'administration de la cour : il dirige les serviteurs, dresse les menus des banquets, décide de l'agencement d'une fête ou d'un tournoi, gère les fonds, organise les comptes, prévoit les dépenses, etc...
Son rôle était primordial, c'est pourquoi le seigneur l'avait souvent en grande estime. Mais chez Chrétien de Troyes, le sénéchal (Keu) est rempli de rancune, constatant que nul ne prête jamais attention à son travail, dont il ne retire, de plus, aucun honneur.

Suzerain 
Le suzerain est un seigneur à qui des paysans, ou d'autres seigneurs, ont prêté serment d'allégeance.
Ce serment repose sur une confiance mutuelle : le seigneur offre des terres, la garantie que justice sera rendue, et sa protection, en échange de l'exploitation des mêmes terres et une aide militaire en cas de guerre.
Le vassal, c'est à dire l'homme qui a juré allégeance, doit aussi une fidélité et une loyauté absolues à son seigneur.
La puissance et les qualités d'un seigneur se jugeaient souvent en fonction du nombre de ses vassaux et de ses fiefs.
Pour plus de renseignements, vous pouvez consulter l'article sur le système féodal.

Torchis
Ce mélange de boue, d'argile et de paille hachée (le plus souvent), servait à la construction des murs des dépendances situées dans l'enceinte du château.
On remplaçait parfois la paille hachée par du fumier mélangé à du crin de cheval.
Ce mélange était disposé sur un lattis (assemblage tressé serré de panneaux de bois). Le tout pouvait être recouvert de chaux pour les demeures les plus riches.

Trébuchet 
La plus perfectionnée des armes de siège...
Il consiste en un bras de levier muni d'une fronde à un bout, et d'un contrepoids à l'autre. Le contrepoids est rempli de pierres, puis à l'aide d'une poulie, les assaillants abaissent le bras de levier, placent le ou les projectile(s) dans la fronde, et lâchent tout.
Pierres, résine enflammée, chaux vive, cadavres d'animaux (leur putréfaction permettait parfois de répandre des maladies au sein du fort assiégé) ou têtes des prisonniers (pour impressionner) étaient ainsi projetés jusqu'à 300 mètres de distance.

Tranchoir 
C'est un large morceau de pain rassis, sur lequel on posait les viandes, et que les convives prenaient ensuite avec les doigts. Ils croquaient simultanément dans le pain et la viande.
Parfois aussi la viande était posée sur le pain, à même la table, et on se servait d'un couteau pour en prélever des morceaux, d'où le nom.

Vassal 
Le vassal est un homme ayant prêté serment d'allégeance à un seigneur.
Généralement, c'est un paysan qui jure fidélité et sert son seigneur en cas de guerre. En retour, il se voit offrir protection et assurance de justice, mais surtout des terres. Il doit alors gérer ces terres (qui ne lui appartiennent pas), et reversera toujours une partie des récoltes à son protecteur.
Mais le vassal peut aussi être un seigneur moins puissant, ayant besoin de terres ou de guerriers supplémentaires, qui lui seront donc fournis par son suzerain.
Pour plus de renseignements, vous pouvez consulter l'article sur le système féodal.

Vilain
Le vilain, à l'origine, est le paysan qui travaille une terre.
Puis une forme péjorative se développe, signifiant vulgaire, grossier, non noble.
Il représente la contre-valeur du courtois : il est lâche, abject et sans aucune qualité
.

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Jehanne - dans Contexte historique

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