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12 octobre 2007 5 12 /10 /octobre /2007 02:56
La sexualité au Moyen âge.


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PRÉSENTATION

Au Moyen Âge, plus précisément dans l'Europe occidental, l'influence religieuse était omniprésente dans la vie quotidienne des gens à partir de la deuxième partie de cette époque. Dès le XIIe siècle, la sexualité a été un des thèmes les plus abordé par l'Église.
Spécifions qu'avant le XIIe siècle, les prêtres avaient le droit de se marier et par ce fait, les gens n'étaient pas brimés dans leur sexualité. Ce n'est qu'après la deuxième partie du Moyen Âge que l'Église a interdit au prêtre d'avoir une sexualité et par conséquent, ceux-ci on imposé des restrictions et une pudeur du corps humain.

Par des documents tel que les livres de références, livre historiques, monographie ainsi par Internet, nous avons constaté que les sujets qui prédominent sont les moeurs religieuse, le mariage, la condition de la femme, la vie seigneurial, l'éducation et la culture. Nous avons trouvé une monographie particulièrement intéressante. Il s'agit de l'érotisme au Moyen Âge écrit par Arnaud de Lacroix. Ce livre traite de la façon dont la femme vivait sa sexualité, du mystère de l'érotisme ainsi que la sexualité populaire.

Dans ce contexte d'érotisme, est-il juste d'affirmer que la sexualité dans la deuxième partie du Moyen Âge n'avait d'autre but que la procréation et que le plaisir de la chaire était perçu comme étant un acte pervers?.Nous entendons par sexualité le plaisir de la femme l'érotisme.Nous proposons que la sexualité n'avait d'autre but que la procréation,car la religion interdisait les relations sexuelles hors mariage parce que la sexualité ne devait servir uniquement pour la procréation. De plus, une pudeur c'est installé vis-à-vis du corps nu rendant ainsi l'acte sexuel discret.

La variable indépendante est la sexualité au Moyen Âge et les variables dépendante est la procréation, le plaisir de la chaire et l'acte pervers. Par influence, nous voulons dire une emprise que les religieux avaient sur le peuple. Ils exerçaient un pouvoir ou une persuasion envers plusieurs domaines mais en particulier envers la sexualité.

Par brimer nous voulons dire se soumettre à des contraintes, ne pas avoir pleine liberté. Aussi, la condition de la femme nous voulons dire son état, son rang social, sa place dans la société et son rôle. Par le fait même, les actes perverssont des actes immoraux ou antisociaux, des actes honteux qui viol les principes de la morale établie.Par discret nous voulons dire se manifeste peu dans les relations sociales et qui n'attire pas l'attention. Lapudeur est un sentiment de honte ou de gène qu'une personne éprouve vis-à-vis de la sexualité et les moeurs sont une habitude de vie, coutumes d'un peuple ou d'une société.




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La régime politique et moeurs

Dans le féodalisme, il y a une certaine extension de terre, les grandes propriétés rurales, c'est-à-dire, c'est la propriété privée d'un seigneur, qui exerce dans cette propriété ce qui techniquement s'appelle les droits réalistes, du roi. Il y convoque l'armée, demande des impôts, juge les gens la  . Les difficultés de la vie quotidienne et l'angoisse du lendemain entraînent les hommes et les femmes du Moyen Age à profiter de toutes les occasions de rire, de faire la fête et d'oublier ces temps difficiles. Dans les villes, la rue est envahie par les musiciens ambulants, les jongleurs, les "monstreurs de bestes étranges" et les diseuses de bonne aventure.

En dépit des moeurs régionales, Il ya des dénominateurs communs : les mêmes genres littéraires, les styles artistiques. On ne peut pas parler précisément d'un Moyen Age français, mais d'une France médiévale, par exemple. Il y a des rois différents, mais dont la manière de penser, dont la coutume, l'alimentation sont presque les mêmes. Ce n'est pas possible d'isoler une entité. Il faut, pour étudier le Moyen Age, avoir l'esprit ouvert comme l'étaient les frontières à l'époque. la .Cette façon d'être de l'homme médiéval est en fait la manière d'être d'une civilisation encore très proche de la nature la . En effet, on procédait à la toilette qu'une fois les vêtements mis, et on se bornait à nettoyer les parties du corps qui restaient visibles. Ceci était avant tout dû à la promiscuité : plusieurs personnes partageaient la même pièce, et il n'y avait aucun moyen de s'isoler pour la toilette. la Les pauvres citadains se contentaient des bains publics.
On sait par exemle que Paris en comptait 26 en 1292. Ces bains étaient ouverts tous les jours sauf les dimanches et jours de fêtes.




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Les conditions de la femme

Les femmes portent la même chemise, mais tombant jusqu'à la cheville.
Par-dessous, celles qui tiennent à leur silhouette se serrent la poitrine dans un voile de mousseline que l'on épingle par derrière (l'ancêtre de notre soutien-gorge). La mode étant aux poitrines hautes, certaines n'hésitent pas à fixer des pelotes "en forme de pommes d'orange" pour améliorer leurs formes.la . Pour ce qui est du rôle des seins dans les rapports sexuels, il est clair que les caresser faisait partie au Moyen Age des attouchements préliminaires.

Les traités médicaux qui évoquent ces caresses le font à propos de la guérison de la stérilité. Au 15e siècle, la Practica major de Michel Savonarole apporte quelques détails " L'homme doit toucher légèrement la femme autour des seins et baiser spécialement les mamelons. " La C'est essentiellement à partir du 13e siècle que la poitrine se dévoile, lorsque la séduction du corps féminin s'affirme. Cette mode du décolleté a beau déclencher la colère des prédicateurs, leurs reproches n'empêcheront point le sein de continuer de se découvrir.




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L'amour courtois

Une fois la relation sexuelle consumée, on cherchait des formules nouvelles qui puissent maintenir le désir éveillé. Dans un texte qui s'appelle Traité de l'amour courtois, on dit que l'amour ne peut pas exister dans le mariage, parce que le mariage est envisagé comme une relation formelle destinée à la procréation. En dehors du mariage, il y a l'attrait par du fait d'échapper aux normes. La transgression a possédé une puissance érotique en soi. la .La lyrique des troubadours qui antecède l'acte sexuel est complètement érotique.
Toute forme de cour dans l'amour courtois, l'approche, l'efficace de ce code était plus ou moins excitant ou érotique. Par ailleurs, la maîtresse du roi de France Charles VII (1422-1461), Agnès Sorel (morte en 1450), lança, dit-on, la mode d'un sein dedans, un sein dehors : le peintre Jean Fouquet la représentera ainsi, sous les traits.., de la Sainte Vierge.


SE VOUS N'ESTES POUR MON GUERRE DONNEE

Se vous n'estes pour mon guerre donnee
Jamais ne mieux joie guerre donnee
Car par vous m'iert la grief guerre donnee
Dame mar vi vo dous regart riant
Qui me fera morir en guerriant



Les croyances

Dans le monde ancien, c'est plutôt la femme qui se place sur l'homme pendant la relation sexuelle. Parce que cette position permet un massagegénital et favorise le plaisir féminin. L'Eglise pense que cela est anti-naturel. Cela concerne la reproduction des gestes des positions socialespendant l'acte sexuel : l'homme étant supérieur devrait être dans la position supérieur, c'est-à-dire, sur la femme. Et on argumente surtout qu'avant Eve, Adam a eu une autre épouse, Lilith, qui, pour avoir changé cet état de choses, a perdu sa condition. L'érotisme, en tant que donnée culturelle, est donc traversé d'éléments idéologiques, religieux.


Les mariages

Autour de 1180, ces pratiques semblent changer : le rang du mari serait désormais supérieur à celui de la femme (auparavant, c'était le contraire, et le mari apportait un douaire à sa fiancée et sa famille).

Ces nouvelles pratiques matrimoniales sont sans doute explicables par l'attrait exercé par la fortune sur les familles aristocratiques : la dot versée par la famille de la femme s'est substituée au douaire constitué par le fiancé. Ce sont désormais les femmes qui apportent des biens au ménage. La renaissance du droit romain à la fin du XIIeme siècle est en partie responsable de ce bouleversement juridique; de plus, la dot constituée par un lot de terres est de plus en plus souvent remplacée par une somme d'argent. Mais cette mutation radicale n'a rien changé à la règle essentielle, qui prévaut dans tous les mariages aristocratiques : les richesses circulent du bas vers le haut, tandis que l'honneur, le prestige et le pouvoir circulent du haut vers le bas.

Comme les laïcs et les ecclésiastiques sont séparés sur le plan de la sexualité, la réforme entraîne une redéfinition du statut du mariage : il faut attendre la fin du XIeme siècle pour que, dans une noblesse française coutumière des adultères et des répudiations, l'Église impose son modèle de mariage5 . Jusque là, le mariage est une institution éphémère qui se fait et se défait au gré des alliances. La stérilité est également un motif de répudiation. D'autre part, l'aristocrate marié entretient fréquemment une ou plusieurs concubines.

Outre l'instabilité, la consanguinité est une caractéristique du mariage aristocratique, afin d'éviter la dispersion du patrimoine et l'immixtion de lignages étrangers dans la vie politique de la maison. la  Les théologiens affirment avec force que le consentement des deux contractants est nécessaire pour établir la légitimité du mariage. Les canonistes s'en prennent également aux mariages incestueux, auxquels ils donnent une définition très large : à partir du VIIIeme siècle, l'interdiction du mariage entre consanguins s'étend jusqu'au septième degré de la computation germanique. Le concile de Latran IV (1215) ramène l'interdiction du mariage au quatrième degré, pour éviter les trop nombreuses répudiations faites jadis par les nobles sous prétexte de consanguinité. Ce concile impose également la publication des bans, c'est-à-dire la proclamation solennelle du mariage quelques jours avant sa célébration, afin d'éviter les mariages clandestins. Les coupables de polygamie ou de divorce sont excommuniés. Le mariage, à l'image du Christ et de l'Église, doit être unique et indissoluble. la Mais c'est dans le rituel du mariage que ce conflit entre le pouvoir spirituel et l'autorité politique se manifeste le plus clairement.
Traditionnellement, c'est le père de la marié qui cédait la tutelle de sa fille au futur mari en échange des arrhes que celui-ci lui versaitla








Les interdits

Au Moyen Age, le Christianisme ne voit dans le sexe qu'un acte de procréation au cours duquel on ne doit pas sentir de plaisir. On ne doit pas y prendre plaisir. Puisque l'amour homosexuel ne peut pas être procréateur, il ne peut être que pour le plaisir, par conséquent il est défendu. Si l'Eglise Médiévale, en dépit de condamner, acceptait ou même pardonnait la prostitution, le viol et d'autres pêchés sexuels, à l'égard de l'homosexualité elle était par contre tout à fait intransigeante, du fait de le trouver contre nature la .Aussi, l'Église s'oppose à tous les procédés qui tentent de contrarier la nature, divine par essence. Les méthodes contraceptives antiques ne disparaissent pas pour autant de la société du haut Moyen Âge, en particulier dans les milieux aristocratiques où les femmes, sans doute vivement encouragées par leurs époux, tentent de limiter leur descendance pour éviter que l'héritage ne s'émiette.



ENQUETE


Professeurs Luc Lefebvre     Lyse Roy      Pietro Boglioni .


Certain, mais difficile à documenter.Pas plus et pas moins que aujourd'hui. Mon idée est que la grande majorité des gens prenaient les doctrines des moralistes comme un conseil, à suivre si possible, mais que la grande majorité des gens faisaient, pour la plupart du temps, ce qui leur plaisait. Tout nous laisse croire qu'il y avait un abîme entre la théorie et la pratique.Peu de documentation. On lui accorde une certaine attention, notamment dans la culture médicale, car on pense qu'il favorise la procréation.

En d'autres termes, selon Luc Lefebvre la sexualité n'était pas réservée uniquement pour la procréation comme nous le pensions au départ.La religion avait des idées bien structurées de l'acte sexuelle, mais du a son manque d'influence pour l'époque.Souvenons nous que le roi n'avais pas beaucoup de pouvoir durant cette période à cause de son manque de revenu et donc, incapable de se payer une armée.De cet effet, résulte que l'Église devait sa puissance au roi et par conséquent, il ne pouvait pas exercer son autoritée.

Bien que nous n'ayons pas de preuves précise des coutumes sexuelles, il semble que le plaisir était une chose très importante dans la vie des gens.
De plus, il faut préciser que le roi ayant perdu de sa puissance, les nobles en ont profité pour acroitre la leur.Il était donc fréquent que le seigneur se donnait le droit d'accepter ou de refuser un mariage parmis ses serfs.
Aussi, nul position autre que la position du "missionnaire" c'est-à-dire l'homme couché sur la femme était permise. Cela avait pour objectif de confirmer la supériorité de l'homme sur la femme.Aussi, selon Lyse Roy, ses dires confirme Luc Lefebvre sur l'autorité religieuse.C'était l'Église qui avait la gestion des moeurs sexuelles et que celle-ci servait uniquement à la procréation.De cet ordre, l'homosexualité ainsi que la masturbation étaient condamné par l'Église parce que cela sortaient du cardre de la procréation.Il faut bien comprendre que l'Église était contre le plaisir sexuelle, mais que les gens ne s'occupaient pas des dires de l'Église.
L'entretien de Pietro Boglioni se résume en disant qu'il est clair que la procréation était le but premier, mais non le seul et que même les théologiens étaient de cette avis.Toujours selon l'Église, tout ce qui était en dehors du mariage et de la procréation était interdit.L'influence religieuse n'avait pas plus d'influence qu'aujourd'hui.Bien que les gens essayaient de suivre les conseils des moralistes, il n'en demeure pas moins que les gens faisaient ce qu'Ils leur plaisait. Il semble qu'il y avait un grand écart entre ce qui ce disait et ce qui ce faisait.Il semble certain que
l'éducation sexuelle avait lieu à cette époque. Elle était fait surtout par la famille, les amis et la culture ambiante ou par observation.On constate qu'il y avait bien une éducation sexuelle, mais qu'il est difficile de se documenter.Il y a peu de livre sur ce sujet.Il y a aussi peu de documentation sur le plaisir de la femme, mais on dénote cependant qu'une certaine attention lui était accordé.Déjà à cette époque on commence a penser que la femme a un certain rôle a jouer dans la procréation et pour cette raison elle sucite l'attention de la culture médicale.En somme, ces trois historiens ont la même idée sur ce qui ce faisait comme sexualité au Moyen Age.



Confirmation de l'hypothèse :

Pour la plus grande partie de notre hypothèse, nous sommes dans l'erreur.La partie qui est vraie est celle concernant l'idée de la sexualité vue par l'Église.Et celle qui est fausse est celle vue par les gens.Autrement dit, il est faux de dire que la sexualité était uniquement pour la procréation.
Bien que la procréation était primordiale, la sexualité n'était pas considéré comme répugniante et impure. En conclusion, la sexualité de cette époque n'était pas bien différente de celle d'aujourd'hui.


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Jehanne - dans La Société

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