25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 15:44
Maladies et épidémies du Moyen âge.



la lèpre : c’est une des plus anciennes épidémies.


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Jusqu’au Vième siècle, la lèpre n’est que très peu reconnue, mais en 549 devant une forte épidémie, un traité rend obligatoire aux évêques l’assistance aux lépreux. Ceux-ci sont considérés comme déjà morts. Dès qu’un présumé lépreux se présente, le prêtre l’accueille chez lui. Peu après, une cérémonie mortuaire a lieu avec à la place du mort sous le drap noir, le lépreux. Après l’avoir béni et donné des offrandes, le peuple se rassemble sur le parvis, le prêtre donne au lépreux une cliquette, des gants, une écuelle et lui dicte la conduite à suivre. Puis le prêtre plante une croix et un tronc destiné aux offrandes devant sa hutte. Aucun remède n’étant connu, on se contente de soigner son âme et de l’isoler. Des épidémies surviennent du VI au VIIème siècle, puis du VIII au IXème siècle.



La variole : cette maladie est grave, infectieuse , contagieuse et épidémique ; elle se caractérise par des plaques rouges devenant des vésicules puis des pustules. Elle refait son apparition au Moyen-Age après une accalmie et revient en force en Europe. De nombreux malades sont soi-disant soignés grâce à des ventouses posées aux épaules et aux jambes qui font apparaître et crever les tumeurs.



La peste : qu’elle soit bubonique ou pulmonaire, c’est un grand fléau au Moyen-Age. Elle est transmise par le rat noir importé involontairement d’Orient par les Croisés. Il y a plus de vingt poussées épidémiques en deux siècles, de 541 à 767. Les épidémies sont très meurtrières : des millions de morts au bilan.


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La peste de 1348 fut le plus meurtrière de toutes. Entre la moitié et les deux tiers de la population sont décimés à ce moment. On meurt en deux jours et les condamnés sont libérés pour ramasser les cadavres par charrettes entières. Le mal est si grand qu’il y a des débordements hystériques et religieux ( flagellants…). Ceux qui ne sont pas morts de la peste meurent de la famine qui s’ensuit. Comme pour le reste, les saignées et les lavements sont les seuls remèdes prescrits. Quant à la cause de l’épidémie, elle est attribuée à la conjonction de trois planète au début de l’année.



l’ergotisme : il est aussi appelé « mal ardent », « feu sacré » ou encore « feu de St Antoine » ; c’est une maladie fréquente au Moyen-Age. Les symptômes sont très marquants : les membres postérieurs se nécrosent, ce qui donne l’impression que le sujet brûle de l’intérieur. _ L’épidémie débute en 857 sur la rive gauche du Rhin et envahit progressivement la France.



l’état de santé et donc des maladies dépendent des conditions de vie, de l’hygiène et de la nutrition. les troubles rhumatismaux, cardio-vasculaires et cancéreux ne sont que très peu mentionnés car on meurt, généralement, avant que ces dégénérescences ne se fassent sentir.   Les plaies sales et mal soignées sont par contre très courantes et conduisent fréquemment à la gangrène puis à la mort.  La mortalité infantile est extrêmement importante ( 50 % ). Elle n’est pas mentionnée car considérée comme un jugement divin. De plus, l’enfant doit être absolument baptisé pour rejoindre le « Royaule de Dieu ». La femme en couche est donc parfois sacrifiée au profit de son enfant.

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Jehanne - dans La Médecine

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