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7 juillet 2008 1 07 /07 /juillet /2008 10:36

Le Chevalier.






L'époque des chevaliers a débuté vers l'an 900 et s'est terminée à la fin de la période que les historiens appellent le Moyen Age, vers l'an 1500. A l'époque de Charlemagne, les guerriers montés étaient devenus l'unité militaire d'élite des Francs. Cette innovation gagna l'ensemble de l'Europe. Le combat à cheval était considéré comme un fait d'armes particulièrement digne de gloire. En effet, le cavalier pouvait pénétrer au coeur de la bataille, se mouvoir rapidement et piétiner les ennemis relégués au rang inférieur de fantassins. Lorsque les deux cavaleries se faisaient face, la vitesse d'attaque et la violence de la confrontation procuraient un sentiment d'intense jubilation. Le combat à cheval était très prestigieux du fait du coût élevé des chevaux de bataille, des armes et de l'armure. Seuls les guerriers les plus riches ou les serviteurs de familles fortunées étaient en mesure de combattre à cheval.  

Les rois de la fin du Moyen Âge disposaient de peu d'argent pour pourvoir aux frais élevés nécessaires à l'entretien d'importants contingents de cavalerie. Les guerriers étaient vassalisés et tenaient des fiefs de leur suzerain. Les revenus qu'ils tiraient de ces terres devaient leur servir à payer les chevaux et l'équipement. Souvent, les vassaux entretenaient également des formations de soldats de métier. A une époque où l'autorité centrale était faible et les possibilités de communication réduites, le vassal, aidé de ses serviteurs, était responsable de la législation et de l'ordre à l'intérieur du fief. En échange de ce domaine féodal, le vassal acceptait de prêter main-forte à son seigneur en cas de conflit armé. Les grands seigneurs et les rois pouvaient ainsi lever des armées lorsqu'ils le désiraient. Le corps d'élite de ces armées était constitué des vassaux montés.

A mesure que le Moyen Âge avançait, l'élite de guerriers montés d'Europe occidentale devint connue sous le nom de chevaliers. Un code de conduite, appelé chevalerie, fut mis en place régissant les droits et les devoirs des chevaliers. Avec le temps, les chevaliers accomplirent des tâches d'ordre gouvernemental et légal, et le roi s'assurait que ses chevaliers retiraient un profit suffisant de leurs terres. Les gens désiraient devenir chevaliers pour obtenir pouvoir et respectabilité. Plus tard, tous les nobles étaient faits chevaliers. Même les fils de rois devenaient chevaliers. En France et en Espagne, tous les chevaliers, riches ou pauvres, étaient des nobles. Mais en Angleterre, le terme chevalier a évolué pour désigner aussi les membres de la classe sociale qui suit celle de la royauté et la noblesse. Aujourd'hui, c'est toujours un titre honorifique dans ce pays.  

L'honneur, en temps de guerre comme en temps de paix, était l'une des principales préoccupations des chevaliers. Toutefois, ce sentiment intervenait dans les relations avec leurs pairs, rarement avec les manants et les paysans qui constituaient la majorité de la population. Les chevaliers devinrent la classe dirigeante, gérant les terres d'où l'on puisait toute la richesse. Les aristocrates étaient des nobles principalement en raison de leur rang et de leur prestige en tant que guerriers suprêmes dans un monde perpétuellement en proie aux conflits. Plus tard, leur rang et leur prestige devinrent héréditaires et l'importance d'être un guerrier déclina.



La Chevalerie.

Le terme chevalerie fut utilisé la première fois pour désigner les spécialistes de l'équitation et du combat cavalier. Les membres de cette élite guerrière du Moyen Âge formaient une classe distincte de celle des paysans et du clergé. Ils se distinguaient également entre eux par leurs talents de cavalier et combattant. Des chevaux rapides et puissants, des armes splendides et redoutables, des armures fiables constituaient les signes extérieurs de richesse de cette époque.

A partir du XIIème siècle, la chevalerie définissait désormais tout un mode de vie. Un chevalier devait se montrer généreux, courtois, brave, délicat et audacieux. Le parfait chevalier, sur son cheval blanc, défendait les pauvres et volait à la rescousse des demoiselles en détresse. Cette façon d'être répondait à l'idéal chevaleresque: la courtoisie.

Les règles fondamentales du code chevaleresque étaient les suivantes:

* Protéger les femmes et les faibles.
* Défendre la justice contre l'injustice et le mal.
* Aimer et honorer sa patrie.
* Défendre l'Eglise à ses risques et périls.

Mais de nombreux chevaliers ne faisaient pas honneur aux nobles idéaux de leur condition. Au début, ils étaient souvent ignorants et barbares. Lorsqu'ils envahissaient un pays ennemi, les soldats lançaient des bébés en l'air et les rattrapaient avec la pointe de leur lance. Bernard de Cahuzac, un chevalier français, fit couper les mains et les pieds de 150 moines et religieuses à la suite d'une querelle avec un abbé.  

Dans la pratique, les chevaliers et les aristocrates ignoraient le code chevaleresque lorsque cela les arrangeait. Les querelles entre familles nobles et les conflits autour du partage des terres l'emportaient sur toute règle de conduite. La coutume tribale des peuples teutoniques qui consistait à diviser le domaine d'un chef de clan entre ses fils plutôt que de le céder à l'aîné fut souvent la cause des guerres entre frères d'un même clan. Le conflit qui eut lieu entre les petits-fils de Charlemagne en est un exemple éloquent. Le Moyen Âge était infesté de guerres civiles de ce genre dont les premières victimes étaient généralement les paysans.

Vers la fin du Moyen Âge, les chevaliers créèrent les ordres de chevalerie, des confréries exclusives de chevaliers de hauts rangs qui prêtaient serment d'allégeance à leur roi et aux autres chevaliers. Devenir membre d'une telle institution était une promotion extrêmement gratifiante et prestigieuse et conférait au chevalier la plus haute distinction dans le royaume. En 1347, pendant la Guerre de Cent ans, le roi d'Angleterre Edouard III fonda l'Ordre de la Jarretière qui subsiste encore aujourd'hui. Cet ordre de chevalerie se composait de 25 chevaliers des plus hauts rangs d'Angleterre. Ses membres devaient faire preuve de loyauté envers le roi et de dévouement à la victoire dans les combats.

L'ordre de la Toison d'Or fut fondé par Philippe le Bon, duc de Bourgogne, en 1430 et devint l'un des ordres les plus puissants et les plus riches d'Europe. Le roi Louis XI de France créa l'Ordre de Saint Michel afin de surveiller les activités de ses nobles les plus importants. Les Ordres de Calatrava, Santiago et Alcantara furent fondés afin de chasser les Maures d'Espagne. Ces derniers étaient réunis autour de Ferdinand d'Aragon, dont le mariage avec Isabelle de Castille fut à l'origine de la fondation d'un Royaume d'Espagne unique. Finalement, il devint maître des trois ordres bien que ceux-ci demeurèrent séparés.



 



 
L'Esprit Chevaleresque.

En 1265, Raymond Lulle, un chevalier espagnol, écrivit que tout chevalier devait, même en cas de guerre, faire preuve de sentiments chevaleresques: il devait être honnête, bon envers les pauvres, loyal et courtois.  

La Loi des armes prescrivait la façon d'agir lors des batailles. Il était interdit de maltraiter un prisonnier ou de laisser un chevalier ennemi mourir de ses blessures. Lors de la bataille de Poitiers (1356), Jean le Bon, roi de France, remit son attaque au lendemain pour éviter de se battre un dimanche. Les Anglais eurent alors le temps de se préparer et gagnèrent la bataille.  

Au XIIe siècle, certains chevaliers devinrent jongleurs (ménestrels). Inspirés par leurs chansons d'amour, plusieurs chevaliers firent vœu de galanterie auprès des dames. Peu importe qu'elles soient mariées car au Moyen-Âge, le mariage était plus une question d'affaires que de sentiments. Le véritable amour consistait à désirer quelqu'un qu'on ne pouvait jamais épouser.  

Cet amour courtois est un des aspects les plus étranges de la chevalerie. Les chevaliers accomplissaient de grands exploits juste pour le sourire d'une dame. Une noble dame nouait son foulard au bras de son chevalier qui faisait vœu de se battre pour elle lors d'un tournoi. Un chevalier participa à un tournoi vêtu de la robe de sa dame au lieu de son armure. Il fut gravement blessé. L'époux de la dame donna un banquet en l'honneur du chevalier et la dame porta la robe tachée de sang. Avant la bataille de Poitiers, des mots peu aimables furent échangés lorsque Messires John Chandos et Jean de Clermont découvrirent qu'ils affichaient tous deux l'emblème de la même femme. 





 
Devenir un Chevalier.

A l'âge de 7 ou 8 ans, les jeunes garçons de la noblesse étaient envoyés comme page auprès d'un grand seigneur. Les pages apprenaient les règles sociales essentielles auprès des femmes de la domesticité ainsi que les principes de base du maniement des armes et de l'équitation. Vers l'âge de 14 ans, l'adolescent devenait un écuyer, un jeune chevalier en apprentissage. Les écuyers étaient placés sous la responsabilité d'un chevalier qui poursuivait leur éducation. L'écuyer était à la fois un compagnon et un serviteur du chevalier. Les devoirs de l'écuyer consistaient à cirer l'armure et les armes (sujettes à la rouille), aider le chevalier à se vêtir et à se dévêtir, veiller sur ses biens et même le protéger en dormant devant la porte tel un garde.

Au cours de tournois et des batailles, l'écuyer assistait le chevalier en cas de nécessité. Il lui apportait des armes et des chevaux de rechange, pansait ses blessures, éloignait du danger un chevalier blessé ou s'assurait, en cas de décès, qu'il reçût des funérailles dignes de son nom. Il arrivait souvent que l'écuyer accompagne son maître dans la bataille et combatte à ses côtés. Un chevalier évitait, dans la mesure du possible, de se battre avec un écuyer du camp opposé et cherchait plutôt à affronter un chevalier d'un rang similaire ou supérieur au sien. Les écuyers, par contre, cherchaient à affronter des chevaliers ennemis, car la mort ou la capture d'un chevalier de haut rang leur apportait la gloire et la considération.

En plus d'un entraînement guerrier, les écuyers consolidaient leur formation et leurs capacités par la pratique des jeux. S'ils n'écrivaient pas, Ils apprenaient au moins à lire. Ils étudiaient également la musique, la danse et le chant.  

A l'âge de 21 ans, un écuyer était éligible au titre de chevalier. Les candidats étaient adoubés chevaliers par un seigneur ou un autre chevalier de haut rang. Au début du Moyen Âge, la cérémonie de l'adoubement était assez simple. Le futur chevalier recevait un coup sur la nuque à l'aide d'une épée puis revêtait un baudrier pour soutenir son épée. Avec le temps, la cérémonie devint plus élaborée et prit, sous influence de l'Eglise, l'allure d'un sacrement. Les candidats se baignaient, coupaient leurs cheveux à ras et veillaient la nuit entière dans la prière. Au matin, le candidat recevait l'épée et les éperons de chevalier.

Généralement, seuls ceux qui possédaient des terres ou les revenus nécessaires pour assumer les responsabilités liées à leur rang pouvaient accéder au titre de chevalier. Toutefois, des seigneurs et des évêques puissants pouvaient entretenir un contingent important de chevaliers, offrant ainsi au moins fortunés la possibilité d'intégrer cette fonction. Les écuyers qui se montraient particulièrement brillants dans les batailles pouvaient également obtenir la reconnaissance d'un seigneur puissant et être adoubés chevaliers sur-le-champ.





 
L'Epée du Chevalier.

L'épée, remise au chevalier lors de son adoubement, était le symbole de son rang, son bien le plus précieux, celui dont il ne se séparait jamais, même dans le tombeau. Les gisants des chevaliers les représentent tenant leurs épées comme des crucifix. Instrument de force et de mort, l'épée était aussi objet de piété... Lors des cérémonies d'adoubement, n'était-elle pas, en même temps que celui qui la porterait, solennellement bénie et baptisée, après avoir été offerte par des rois, des papes, des évêques, ou des pairs, compagnons d'armes ? Les armes, notamment, constituaient un patrimoine de prix et marquaient la condition d'homme libre. En ces débuts de l'âge féodal, la lance, l'épée et l'utilisation du cheval restent les symboles de l'appartenance à la catégorie sociale privilégiée de ceux qui font la guerre, les chevaliers.  

Outre Excalibur, emblème de la légende arthurienne, il y a d'autres épées célèbres, notamment dans la Chanson de Roland et la Geste de Charlemagne.  

Ainsi Joyeuse, l'épée de l'Empereur à la Barbe fleurie (qui était rasé, en vrai guerrier franc), dont l'éclat était tel qu'elle aveuglait ses ennemis, et dont le possesseur ne pouvait être empoisonné... Elle aurait contenu, dans son pommeau, un morceau de la sainte lance, celle qui avait percé le flanc du Christ agonisant sur la croix.  

Ainsi Durandal, l'arme du fougueux Roland qui, lorsqu'il sentit la mort venir, voulut, afin qu'elle ne tombe pas aux mains des Sarrasins, la briser contre un rocher ; mais ce fut le rocher qui se fracassa. Dans les Pyrénées, on montre encore une trouée dans la montagne, au-dessus de Roncevaux : la Brèche de Roland ! Charlemagne l'avait offert à son neveu après des combats en Calabre, au cours desquels il lui avait sauvé la vie.  

Ainsi Hauteclaire, l'épée d'Olivier, compagnon du précédent (et personnage imaginaire, sans réalité
historique), qui aurait appartenu à un empereur romain...  



Les Tournois.

Les combats simulés entre plusieurs chevaliers, appelés tournois, apparurent au Xème siècle. Le second concile de Latran, sous le pape Innocent II, et les rois d'Europe condamnèrent aussitôt ces joutes, déplorant les morts inutiles de chevaliers au cours de ces tournois qu'ils considéraient comme une activité frivole. Cela n'empêcha pas toutefois les tournois de se multiplier et de devenir partie intégrante de la vie des chevaliers.

Les tournois étaient au départ de simples concours entre chevaliers avant de devenir de véritables parades de luxe et d'élégance au cours de siècles. Ils devinrent des événements sociaux de première importance qui faisaient venir les patrons et les adversaires de régions les plus éloignées. Des listes spéciales (champs clos de tournois) étaient dressées ainsi que des tribunes pour les spectateurs et des pavillons pour les combattants. Les chevaliers pouvaient combattre individuellement ou en équipes. Ils s'affrontaient en duel en utilisant un large éventail d'armes et constituaient des mêlées simulées avec plusieurs chevaliers d'un côté. Les joutes, ou coups de lances, opposant deux chevaliers armés de lances devinrent l'événement primordial. Les chevaliers concourraient, comme les athlètes de notre époque, pour les prix, le prestige et l'attention de dames qui remplissaient les tribunes.  

Le nombre de chevaliers tués lors de ces tournois avait atteint une telle importance au XIIIème siècle que la classe dirigeante, y compris le pape commença à s'alarmer. Soixante chevaliers périrent dans un tournoi qui eut lieu à Cologne en 1240. Le pape voulait garder un maximum de chevaliers disponibles pour combattre dans les Croisades en Terre Sainte, plutôt que de les perdre lors de ces tournois. Les armes furent émoussées et les règles des tournois modifiées afin de réduire les risques de blessures. Toutefois, il arrivait encore que des chevaliers soient grièvement blessés ou tués. Henry II de France fut mortellement blessé dans une joute lors d'un tournoi tenu en l'honneur du mariage de sa fille.

Les défis étaient souvent provoqués par des combats amicaux, mais la moindre animosité ou rancune entre deux combattants pouvait se terminer en lutte sans merci jusqu'à la mort. Les perdants des tournois étaient capturés et devaient payer une rançon en nature (chevaux, armes et armure) aux vainqueurs afin d'obtenir leur libération. Des hérauts suivaient les résultats des tournois, comme c'est le cas aujourd'hui avec les panneaux affichant les scores au base-ball. Les prix remportés permettaient aux chevaliers de bas rang d'amasser des sommes considérables et d'attirer les faveurs d'une future et riche épouse.




Les Ordres Militaires.

A l'époque des Croisades, des ordres militaires de chevaliers furent créés pour soutenir les motivations chrétiennes de ce mouvement. Ces hommes étaient les plus féroces et les plus puissants des croisés et les ennemis haïs des Arabes. Ces ordres militaires subsistèrent après l'échec des Croisades en Palestine.  

Le premier ordre militaire créé fut celui des Chevaliers du Temple ou les Templiers, fondé en 1108 afin de protéger le Saint Sépulcre à Jérusalem. Les Templiers portaient des manteaux blancs marqués de la croix rouge de l'Ordre. Ils prononçaient les même vœux que les moines Bénédictins : pauvreté, chasteté et obédience. Les Templiers étaient les plus fervents défenseurs de la Terre Sainte. Ils furent les derniers Croisés à quitter la Terre Sainte. Au cours des années qui suivirent, l'ordre des Templiers s'enrichit considérablement grâce aux diverses donations et aux intérêts qu'ils récupéraient sur des prêts d'argent, éveillant ainsi la convoitise et la méfiance des rois. En 1307, le roi Philippe IV de France les accusèrent de nombreux crimes, dont celui d'hérésie, les fit arrêter et confisqua leurs terres. D'autres chefs européens suivirent ce mouvement et les Templiers furent anéantis.

L'Ordre des Chevaliers de Saint Jean de Jérusalem, appelés aussi les Hospitaliers, fut fondé initialement pour assister les pèlerins pauvres et malades qui se rendaient au Saint Sépulcre. Ils se convertirent pour une courte période en ordre militaire. Les Hospitaliers portaient un manteau rouge marqué d'une croix blanche et prononçaient les vœux de St Benoît. Les Hospitaliers établirent des règles très strictes visant à se protéger des dérives de la richesse et de l'indolence. Lorsqu'ils furent chassés de la Terre Sainte après avoir livré leur château aux ennemis, le Krak des chevaliers, ils se retirèrent dans l'île de Rhodes qu'ils défendirent plusieurs années durant. Chassés de Rodes par les Turcs, ils établirent résidence sur l'île de Malte.  

Le troisième ordre militaire puissant était celui des Chevaliers Teutoniques, fondé en 1190 pour protéger les pèlerins germains au cours de leur voyage en Terre Sainte. Avant la fin des croisades, ils dirigèrent leurs efforts vers la conversion des païens de Prusse et des pays Baltes.  



L'Héraldique.

Afin de reconnaître les chevaliers dans un champ de bataille, un système d'emblèmes appelé l'héraldique fut développé. Des emblèmes spécifiques furent dessinés pour chaque famille noble. Ceux-ci étaient représentés sur le bouclier, le surcot (chemise de toile portée sur la cotte de mailles), les bannières et le sceau. Un surcot orné des emblèmes d'un chevalier devint connu sous le nom de cotte d'armes. Ce terme fut ensuite utilisé pour désigner le blason d'armoiries. Une organisation indépendante appelée Le Collège des Hérauts dessinait les armoiries et s'assurait que chacune était unique. Les armoiries étaient répertoriées par les hérauts dans des recueils particuliers qu'ils conservaient précieusement.

Les armoiries se transmettaient de génération en génération et étaient modifiées lors d'un mariage. Certains dessins étaient réservés à la royauté dans différents pays. Vers la fin du Moyen Âge, les villes, les guildes et même les personnages importants non issus de la noblesse possédaient des armoiries.

Sur le champ de bataille, les combattants portaient des cottes d'armes. Cela permettait de distinguer les ennemis des alliés et de choisir un adversaire de taille dans une mêlée. Les hérauts dressaient les listes des chevaliers qui devaient se battre à partir de leurs blasons d'armoiries. Ils ne prenaient pas position dans le combat et agissaient comme intermédiaires entre les deux armées. De cette façon, ils pouvaient transmettre des messages entre les défenseurs d'un château ou d'une ville et les assiégeants. Après une bataille, les hérauts identifiaient les morts à leurs armoiries.

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Jehanne - dans La Société

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