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9 septembre 2008 2 09 /09 /septembre /2008 02:34
Organisation des universités médiévales.




Constituées dans leurs traits essentiels pendant le courant du XIIIe siècle, les universités ont conservé leur organisation générale jusqu'à une époque avancée des temps modernes. Toutes les universités présentent les mêmes rouages fondamentaux, seulement avec des modifications locales : Recteur, Chancelier, Conseil de l'Université, Conservateurs des privilèges et Visiteurs, Nations, Collèges, Facultés, Enseignement, Examens, Grades.

 

 

Recteur.  


Le chef de l'Université portait généralement le nom de rector, qui se trouve, dès l'époque romaine, pour désigner le chef d'une corporation, le gouverneur d'une province, le podestat dans les villes italiennes du Moyen âge, etc. Le recteur représentait l'Université en tant que corporation (universitas). Il était, non seulement le chef de tous les membres de l'Université, au point de vue de l'organisation des études, mais aussi le juge de toutes les causes où les membres de l'Université étaient impliqués, ce qui amena de nombreux conflits avec les autorités civiles (Paris, Oxford). Le recteur était généralement nommé pour une période de très courte durée (six mois, à Paris). Il était élu par une assemblée composée d'abord de délégués des étudiants et des maîtres, puis des maîtres exclusivement. Les étudiants, comme aux temps primitifs de Bologne, ont conservé le droit de vote jusqu'au XIXe siècle, dans les universités d'Écosse, où celles de Glasgow et d'Aberdeen conserveront un recteur triennal élu par les étudiants. Le titre officiel des universités du Moyen âge était universitas magistrorum et scolarium.

 

 

Chancelier.  


Le titre de chancelier est un reste de l'organisation primitive dans laquelle l'écolâtre ecclésiastique était le chancelier de la cathédrale, comme celui de Notre-Dame de Paris. Le chancelier subsista dans quelques universités seulement, telles que Bologne, Montpellier, Vienne, etc., et surtout en Angleterre (Oxford). Il eut longtemps le caractère de délégué de l'évêque du diocèse : à Paris, il représentait, au Moyen âge, l'évêque de Paris ; à Montpellier, celui de Maguelone; à Oxford, celui de Lincoln; à Cambridge, celui d'Ely, etc. Il présidait aux examens, conférait les grades et exerçait la juridiction dans toutes les affaires du ressort des tribunaux ecclésiastiques. Dans les examens de la Faculté de théologie de Paris, il était représenté par le Paranymphus, qui était censé célébrer les fiançailles du candidat avec la science. Il fut toujours considéré comme un fonctionnaire en dehors de l'Université proprement dite, et il était souvent en conflit avec elle, notamment aux premiers temps de l'existence de l'Université de Paris. Le chancelier n'a conservé de l'importance que dans les universités anglaises.

 

 

 

Conseil de l'Université. 


Le recteur gouvernait avec le concours d'un conseil, lequel est lui-même plus ancien que l'institution du rectorat. Les premières associations de professeurs et d'étudiants eurent le caractère des corporations industrielles du XIIe siècle, empreint, en même temps, en Italie, du caractère de l'organisation municipale des villes lombardes. Les conseillers (consiliarii) de l'Université de Bologne apparaissent, dès 1224, comme un corps complètement organisé. Ils étaient élus par les « nations », divisées, au point de vue de l'exercice de leur droit électoral, en petites sections nommées consiliariae, qui élisaient chacune un ou deux conseillers. Dans les premières universités italiennes, le conseil général de l'Université était formé par la totalité des étudiants (congregatio), qui se réunissaient dans une église ou dans un couvent (Bologne). A Paris, ces assemblées eurent lieu d'abord dans l'église Saint-Julien-le-Pauvre, puis dans l'un des couvents des dominicains, bernardins, mathurins, etc. Le droit de prendre part aux conseils fut de bonne heure restreint à ceux des membres qui avaient le grade de «-maître-». 

Un reste des assemblées en masse des temps primitifs se retrouvera dans les mass-meetings des universités anglaises et américaines. Les universités italiennes avaient aussi une sorte de « conseil de perfectionnement » permanent, composé des reformatores studii, et qui prit une si grande importance, au XVe et au XVIe siècles, que toute la direction des affaires de l'Université passa entre ses mains. Les anciennes dénominations de congregatio et convocatio se sont conservées dans les universités anglaises.

Les conseils universitaires rédigeaient les statuts généraux, longtemps transmis par tradition orale et dont les plus anciennes rédactions remontent aux premières années du XIIIe siècle (Paris, Oxford, etc.). Ces statuts se composaient primitivement de quelques prescriptions fort simples relatives aux examens, aux costumes, etc. Tous les membres de l'Université prêtaient serment solennel d'obéissance aux statuts. Les statuts ne pouvaient être révisés que par une commission de statutarii (Bologne). Le sceau de l'Université était enfermé dans un coffret à quatre clefs et chaque doyen de faculté en gardait une (Paris).

 

 

Conservateurs des privilèges.  


Pour mieux défendre leurs droits contre les autorités laïques, les universités se mettaient sous la protection de hauts personnages, généralement ecclésiastiques. Philippe-Auguste nomma le prévôt de Paris conservateur royal des privilèges de l'Université de Paris, mais ce furent ensuite des évêques qui exercèrent cette prérogative. A l'Université de Paris, le conservateur des privilèges fut choisi parmi l'archevêque de Reims ou les évêques de Meaux, Senlis et Beauvais, avec le titre de « conservateur apostolique ». A Oxford, c'étaient les évêques de Londres et de Salisbury; à Salamanque, l'archevêque de Compostelle. Les conservateurs des privilèges avaient leur juridiction spéciale et frappaient les infracteurs au moyen de l'excommunication ou par la cessation des cours publics et la suspension des sermons dans les églises.

Les privilèges des universités consistaient dans le droit de posséder en mainmorte, le droit de ses membres d'être soumis exclusivement à la juridiction universitaire et l'exemption des impôts personnels.

 

 

 

Nations. 


La répartition des membres des universités en « nations » est un des principaux caractères des universités anciennes. Les nations étaient à la fois des associations amicales, des confréries religieuses et de petites corporations, s'administrant elles-mêmes, dans l'intérieur de la grande Université à laquelle elles appartenaient. A la tête de chaque nation se trouvait un procureur (procurator, devenu en anglais proctor) chargé des intérêts matériels et financiers de sa nation. Les nations qui avaient un très grand nombre de membres étaient subdivisées en sections. Bologne comprenait les citramontani (Lombards, Toscans, Romains) et les ultramontani (Français, Picards, Bourguignons, Poitevins, Tourangeaux, Normands, Catalans, Hongrois, Polonais, Allemands, Espagnols, Provençaux, Anglais, Gascons). Les seconds eurent deux nations de plus au XVe siècle (Portugal et Savoie).
Paris avait quatre grandes nations : France, Picardie, Normandie et Angleterre (Allemagne au XVe siècle), subdivisées en « provinces » ou « tribus », ayant chacune leur doyen. Montpellier était divisée en Provence, Bourgogne et Catalogne. Prague comprenait quatre nations (Bohème, Pologne, Bavière, Saxe). La petite Université d'Orléans avait ses dix nations (France, Allemagne, Lorraine, Bourgogne, Champagne, Picardie, Normandie, Touraine, Aquitaine, Écosse) et celle d'Angers en comptait six (Anjou, Bretagne, Maine, Normandie, Aquitaine, France). Les nations portaient les noms des provinces voisines de l'Université et ceux des pays étrangers qui lui envoyaient le plus grand nombre d'étudiants. Les autres pays étaient rattachés à la nation qui leur était le plus congénère : à l'Université de Paris, la Flandre et la Hollande étaient rattachées à la nation de Picardie. Dans les universités allemandes, les nations n'eurent jamais un caractère administratif et individuel aussi développé qu'en France. La division en nations cessa d'être adoptée dans les universités qui furent fondées à partir du XVe siècle, surtout en Allemagne. C'est dans les universités suédoises qu'elle s'est conservé le plus longtemps.

 

 

Collèges


Chaque Université avait comme annexes un certain nombre de collèges, plus ou moins nombreux, suivant les divers pays. Les collèges ne furent, à l'origine, que de simples hôtelleries d'étudiants, où ils se réunissaient par groupes de compatriotes et où les prix de location étaient fixés par l'Université d'accord avec les autorités municipales (statuts de l'Université de Paris de 1215 et 1231). Dans chaque hôtellerie (hospicium ou aula, en français hostels, en anglais hall), les étudiants mirent à leur tête un principal ou proviseur choisi parmi eux ou parmi les professeurs de l'Université. Le pensionnat privé existait aussi dès le XIIIe siècle (paedagogium), mais il ne prit que peu de développement au Moyen âge. 

Dès la fin du XIIe siècle, de riches particuliers fondèrent des collèges, dotés de revenus, dans l'île de la Cité, à Paris. Dès le siècle suivant, ces fondations prirent une très grande extension dans les universités de tous les pays. Les ordres monastiques eurent également leurs collèges pour ceux de leurs membres qui allaient étudier dans les grandes universités. Les collèges portaient les noms de leurs fondateurs (Sorbonne, Harcourt, Lemoine, Du Plessis, etc.), des pays des étudiants auxquels ils étaient destinés (Écossais, Lombards, etc.), plus rarement ceux d'une église ou d'un saint. 

A partir du milieu du XIIIe siècle, les collèges ne furent plus simplement des hôtelleries, mais commencèrent à prendre le caractère de maisons d'éducation, principalement avec la fondation des collèges de Sorbonne et de Navarre. L'enseignement qui y fut donné n'eut d'abord que le caractère de simples répétitions des cours de l'Université, données par des maîtres qui allaient assister avec leurs élèves aux cours qui se faisaient dans les locaux de la rue du Fouarre. Peu à peu ces maîtres firent dans les collèges, où ils réalité, une suite de digressions qui contenaient le véritable enseignement du maître.

 

 

 

Les études.

Pour la théologie, on expliquait les Sentences de Pierre Lombard, comme complément pour l'interprétation de la Bible; pour le droit, les textes de Justinien, le Décret de Gratien, les Décrétales, etc.; pour la médecine, outre Hippocrate, Galien et Théophile (médecin byzantin), on se passionna pour les auteurs arabes, traduits en latin par l'entremise des juifs (Avicenne, Ali, Isaac, etc.). La philosophie et les sciences étaient enseignées d'après les différents ouvrages d'Aristote et au moyen d'un certain nombre de petits manuels élémentaires. La rhétorique consistait tout entière dans la disputatio contradictoire, dont le debate anglais est un dernier vestige, et qui habituait les esprits à soutenir indifféremment le pour et le contre de toute chose. Les cours étaient de deux sortes : ordinaires (sur les textes les plus importants) et extraordinaires (sur les textes et matières secondaires). L'année scolaire s'étendait généralement de la Saint-Remi (1er octobre) jusqu'au mois de juin.

L'esprit de l'enseignement était plutôt de s'attacher aux formes et aux mots qu'aux idées. On affinait les intelligences sans leur donner une nourriture véritable. Un tel régime ne pouvait que préparer les redoutables excès de la casuistique des jésuites du XVIe siècle. Le latin était la seule langue dans laquelle se faisaient les cours (à l'exception de quelques cours de la Faculté de médecine).

Les locaux universitaires étaient originairement très défectueux. A Paris, les salles de cours de la rue du Fouarre (Vicus Stramineus) n'étaient que des appartements loués dans des maisons particulières par la corporation des professeurs. Les universités ne commencèrent à posséder des bâtiments spéciaux, en plus de ceux des collèges, qu'à la fin du XIVe siècle. Les salles de cours ne comportaient pas de bancs. Les étudiants écrivaient sur leurs genoux  ou sur des escabeaux qu'ils faisaient apporter par leurs domestiques. En hiver, le plancher était jonché de paille.

 

 

Examens. 

Les universités du Moyen âge ne connaissaient guère qu'un seul genre d'examen important, celui de la maîtrise, la « licence » n'étant généralement qu'une étape préparatoire pour obtenir ce grade.

L'examen de la maîtrise était assez compliqué. Il comportait deux parties distinctes. La première partie avait un caractère presque tout à fait privé (examinatio, temptamen). Une commission de docteurs désignait au candidat, quelques heures à l'avance, plusieurs passages de textes (puncta) à commenter (Bologne). Le candidat faisait aussi une leçon publique, dite collalio, et soutenait en public une petite thèse de son choix, dite quodlibetica (Paris). Dans la Faculté de théologie de Paris, cette soutenance s'appelait tentative. La seconde partie (inceptio, principium, conventus, aulatic, etc., en Angleterre commencement) était une dissertation publique et contradictoire sur un point de théologie, de droit ou de sciences. Elle avait, au fond, moins d'importance que la première partie, mais donnait lieu à une cérémonie solennelle, dans l'église cathédrale, en présence de toutes les autorités universitaires, municipales, etc. La thèse Sorbonica des examens de la Faculté de théologie de Paris était célèbre (depuis le commencement du XVe siècle). Le candidat était tenu de soutenir oralement sa thèse et de répondre à tous ses contradicteurs ou opposants (opponentes), depuis le lever du soleil jusqu'au soir, pendant une journée entière. Pendant cette séance, le candidat prenait le nom d'inceptor ou defendens. Le grade était conféré par le chancelier, qui remettait le bonnet (biretta) au candidat, qui avait désormais le droit de porter la robe (cappa) de maître.

L'examen du baccalauréat ne se constitua que tardivement et fut une imitation de celui de la maîtrise, comportant également deux degrés.

L'examen du doctorat (promotio) était beaucoup moins difficile que le précédent. Il se développa surtout à partir de la fin du Moyen âge. Une commission de docteurs de l'Université, au nombre de douze environ, faisait passer cet examen, au XVe siècle. Le candidat était investi du grade de docteur au moyen du bonnet doctoral et d'un livre, symbole de sa profession, qui lui était remis par le chancelier, qui lui donnait en même temps le baiser de paix (osculum pacis).

Un caractère distinctif des examens dans les universités médiévales était la liberté laissée aux candidats de choisir eux-mêmes, pour ainsi dire, le degré de difficulté de leurs examens. Quelques traces seulement de cette organisation seront conservées par la suite, notamment à Louvain et dans les universités anglaises. L'examen le plus difficile et le plus complet était qualifié de rigorosum. Les candidats qui le passaient avec succès obtenaient les honores (« honours » des universités anglaises). L'examen ordinaire (transibile) s'adressait aux élèves de force moyenne (« pass examination » en Angleterre). Les universités allemandes conserveront des diplômes avec une des trois mentions : summa cum laude, cum laude et rite. On ne peut nier que ce système n'ait favorisé le succès des candidats. Dans certaines universités dont les registres ont été conservés, il n'est pas rare, surtout en Allemagne, de voir des périodes de plus de vingt années sans qu'il y ait eu un seul candidat refusé.

Les droits à payer pour passer les examens étaient très élevés. On les connaît mal pour la période du Moyen âge. Au XVIe siècle, ils étaient évalués par Ramus à environ 60 livres pour le grade de maître ès arts, 880 livres pour celui de docteur en médecine et 1000 livres pour celui de docteur en théologie. Comme les candidats étaient tenus à faire toutes sortes de cadeaux et à donner des banquets et des fêtes à leurs camarades. et aux professeurs, la somme totale des dépenses pouvait déjà, deux siècles avant, s'élever à plus de 3000 livres tournois, au commencement du XIVe siècle.

 

 

Grades.  

Les grades universitaires du Moyen âge ont conservé leurs anciens noms presque partout : bachelier, licencié, maître (conservé en Angleterre et aux États-Unis) et docteur. Les dénominations de « maître » et de « docteur » furent longtemps synonymes, avec cette différence que la première était principalement réservée à la Faculté des arts, tandis que le titre de docteur, inauguré à Bologne, était généralement réservé aux Facultés de droit.

Le bachelier (baccalarius, baccalaureus) possédait le grade universitaire le plus inférieur. C'était le terme qui désignait, en ancien français, un jeune homme et, en quelque sorte, un apprenti dans le métier de professeur. Très souvent, en effet, les bacheliers faisaient des cours ou des « suppléances », avant d'avoir obtenu aucun grade. Leur position avait des points de rapport avec le moderne Kandidat des universités allemandes et russes. On pouvait devenir bachelier à quatorze ans (Paris). A Bologne et à Paris, le grade de bachelier s'acquérait de droit après cinq ou six années d'études. L'examen proprement dit du baccalauréat était, à partir du milieu du XIIIe siècle, la soutenance (determinatio) d'une thèse. A partir du XVIe siècle, le grade de bachelier ne subsista plus qu'en Angleterre, dans toutes les Facultés, et seulement pour la théologie et le droit dans les autres pays.

La licence est, en réalité, le grade universitaire le plus ancien. Elle remonte à l'époque où les écoles cathédrales étaient seules dépositaires de l'enseignement supérieur et ne donnaient pas de grades proprement dits, mais seulement des certificats d'aptitude (licentia docendi). On retrouve un reste de cette institution primitive dans la collation des grades. Au lieu de cette simple autorisation, d'un caractère presque privé, les universités conférèrent, à partir de la seconde moitié du XIIIe siècle, une licence qui comporta le droit exclusif, garanti par l'autorité pontificale ou impériale, d'enseigner ans les universités de tout pays (jus ubique docendi).

Jusqu'à l'époque de la Renaissance, le terme « licence » eut généralement une acception restreinte : il signifiait l'autorisation donnée au candidat par les professeurs pour procéder à l'examen (inceptio, etc.) qui devait lui conférer le grade de maître.

Le grade de maître (magister) indiquait un membre titulaire de l'Université en tant que corporation, qu'il appartint au personnel enseignant ou non. Le maître ès arts devait être âgé d'au moins vingt ans (Bologne, Paris, etc.). On ne pouvait recevoir le grade de maître qu'au moins six mois après avoir obtenu la licence. On ne devenait maître qu'après six années d'études (Paris), au XIIIe siècle, et après trois années seulement, depuis la fin du XIVe siècle. A Oxford, l'examen était remplacé par un serment du candidat sur la réalité de ses études et l'attestation de quatorze professeurs dans le même sens.

Le doctorat était le grade suprême. Les docteurs formaient le personnel dirigeant de l'Université. Le docteur recevait un anneau, usage qui s'est conservé dans l'Université de Bologne; en Espagne, il recevait quelquefois une épée, en signe d'investiture. A Bologne, il fallait dix ans pour devenir docteur en droit civil et en droit canonique (doctor utriusque juris). Pour la théologie, il fallait dix à douze ans. Les professeurs qui avaient le grade de docteur se dispensaient souvent de faire leurs cours personnellement et se faisaient suppléer par des bacheliers, usage qui a persisté après le Moyen âge dans les universités anglaises.

Les grades honorifiques (honoris causa) furent mis en usage par les papes : les personnes qui en étaient pourvues s'appelaient doctores bullati. Les nobles recevaient généralement leurs grades sans examens, coutume qui n'a disparu qu'à la fin du XIXe siècle à Cambridge.

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Jehanne - dans La Société

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