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27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 00:47
La psychologie au Moyen âge.










Le haut Moyen Age.

Au Moyen Age, les thérapies des maladies de l'âme étaient menées par le prêtre, le seul qualifié pour cette tache. En effet, la confession était l'unique moyen employé à l'époque pour le traîtement des troubles psychiques.

De ces "thérapies religieuses" il découlera un "savoir psychologique" qu'acquièreront les prêtres. Ils avaient la conviction que ce qui perturbe et entraîne la pathologie provient de ce que le malade cache, mais aussi, que le fait de se "debarasser" de son secret auprès de quelqu'un, pouvait entraîner la guerison.

Pour St Augustin comme pour St Thomas, qui constitaient les deux grandes sources de pensées au Moyen Age, le monde sensible est une illusion. La perception ne nous mène qu'à une connaissance fallacieuse tant qu'elle n'est pas "éclairée" par la foi. Le divin, latent, est lui bien réel.

Les liens entre le Vrai, religieux, et le monde sensible se font tout d'abord par l'existence du Christ. L'Eglise avec les prêtres se chargera par la suite de maintenir et de perpetuer ce lien.

On peut voir ici émerger une idée qui sera fondamentale pour la psychologie moderne, celle des structures qui font lien entre la sensation et la connaissance.



Le Moyen Age et l'évolution dans le savoir.

Jusqu'au 12 ème siècle, l'élite savante est formée sous la doctrine de Saint Augustin, mais elle verra son influence diminuer suite à des changements dans la vision du monde et de la culture européenne.

Le 12 ème siècle voit l'émergence de mutations économiques et d'un développement du commerce. En parallèle, on observe des mutations dans les études dans lesquelles apparaissent la logique, la grammaire, arithmétique ... Nous sommes alors en période scolastique.

Au 13 ème siècle, des écoles apparaîssent qui echappants au contrôle des évèques, en particulier dans les pays influencés par la culture arabe (sicile, byzance ... ). Des traductions d'Aristote circuleront pour finalement parvenir jusqu'à l'université de Paris ou de Chartres. Des oppostions y feront face, nottament des franciscains, aboutissant à un banissement des textes d'Aristote.



Le recours à la Raison.

Conscient des agitations présentes dans l'Eglise, causées par le renouveau des pensées antiques, le pape Urbain IV fait à appel à Thomas d'Aquin, afin de faire une synthèse de textes sacrés et d'Aristote. Il est reconnu comme un connaisseur de la dialectique aristotélicienne, et concluera que la Raison est d'origine divine, elle ne peut contredire les dogmes de la Révélation.

Dans le Thomisme, il n'y a de connaissance veritable que du general, de l'universel. Les objets ne sont que des formes dans lesquelles s'organisent le réel, et le monde n'est pas un amas d'êtres individualisés. La Nature comprend des classes, de l'ordre, des formes dans lesquelles la matière se moule et qui existent objectivement. L'accès à cette connaissance de la Nature se fait par l'intellect.

Mais au 13 ème siècle, on voit apparaître des opposants à cette conception (les franciscains notament). Ils voient en cette conception thomiste une offense à la puissance de Dieu qui serait soumise à un ordre de la Nature.

Fondé en 1210 par François d'Assise, les moines de l'ordre des franciscains doivent, selon leur conception, lire l'Evangile et non le commenter. Mais la plus part de ces membres ayant une éducation dont ils ne pourront se detacher, finiront par manier parfaitement l'art de la dialectique aristotélicienne.



Les thèses de Roger Bacon.

Moine franciscain d'Oxford, Roger Bacon prend position contre le recours permanent à la Raison comme moyen d'accès à la connaissance. A celle-ci, il oppose la méthode experimentale, qui seule est source de certitude.

Avec Bacon, la méthode experimentale est prise en consideration par les théologiens et philosophes comme moyen d'accès la connaissance. Même si le mot experience n'a pas encore la même signification qu'aujourd'hui, il renvoie avec Bacon à la constatation de faits comme moyen primordial pour connaître la nature, et ce à partir d'observations positives (au sens du positivisme).

Roger Bacon peut donc être consideré, un peu contre sa volonté car ne se doutant sûrement pas de l'impact de ses idées, comme le père fondateur de la méthode experimentale. Cependant il faudra attendre trois siècles et les textes de son homologue Francis Bacon, en plus des principes de la science moderne, pour qu'un recours à cette méthode soit remise en avant.

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Jehanne - dans La Médecine

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