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3 octobre 2009 6 03 /10 /octobre /2009 16:24
La symbolique des gisants.



gisant de Du Guesclin à Saint Denis.



Alors que les gisants du XIIIe siècle sont quelques peu hiératiques, les gisants de Philippe III le Hardi, de Philippe IV le Bel et surtout celui d'Isabelle d'Aragon, belle-fille de Philippe III le Hardi, développent une image plus réaliste qui, peu à peu s'imposera.

Aux pieds des gisants de femme, le plus souvent, on trouve fréquemment des chiens, signe de fidélité. Mais cette fidélité représente plutôt celle du chien-guide dans les royaumes souterrains de la mort. Le lion, souvent aux pieds des hommes, représente la puissance, la force, mais aussi la Résurrection, car une légende assurait que le lionceau n'ouvrait les yeux que trois jours après sa naissance.

Au Moyen Âge, on réalisait généralement trois gisants : un gisant d'entrailles, un gisant de cœur et un gisant de corps. Le roi était ainsi honoré par trois tombeaux.

Cette multiplication des sépultures résulte des difficultés de conservation des corps lors de leur transport. Après le décès, on ouvre le ventre du défunt et on en retire les viscères. Puis on procède à l'ablation du cœur.

On identifie un gisant de cœur par la présence d'un petit cœur sculpté dans la main gauche du personnage et un gisant d'entrailles par la présence d'un petit sac dans une main. A Saint-Denis, se trouvaient les gisants les plus nobles, les gisants de corps.

Les techniques de conservation des corps étaient rudimentaires au Moyen Âge. Pendant le transport, on le recouvrait de sel, d'aromates et de vin qui jouait alors un rôle d'antiseptique. Plus surprenante fut la coutume, notamment utilisée pour Saint Louis, qui consistait à faire bouillir le corps afin de séparer les chairs et les os. Lorsque le souverain mourut de la dysenterie à Carthage, les chairs du saint roi furent enterrées à la cathédrale de Monreale, en Sicile et les ossements transportés à Saint-Denis.

Du col de la Chapelle, située au Nord de Paris, jusqu'à l'abbaye royale, Philippe III le Hardi transporta sur ses épaules les cendres de son père ; un parcours qui sera plus tard jalonné de sept stations de pèlerinages identifiées par des croix et des sculptures royales, les Montjoies.

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Jehanne - dans La Société

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