Samedi 3 octobre 2009
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La femme en ville au Moyen âge.
Les femmes se passionnent rapidement pour le
jeu de cartes dont la grande vogue date du règne de Charles VII. La chose s'explique aisément.
Exclues dans une large mesure des jeux d'exercice, ne pouvant jouer aux dés sans être mal vues si elles occupent un certain rang, elles trouvent dans les cartes l'occasion de mêler hasard et
réflexion. Il s'agit, en outre, d'un jeu d'intérieur, ce qui leur convient parfaitement. Dans cet intérieur où elles se retrouvent pour bavarder, en particulier le soir à la veillée. Une habitude
que n'apprécient guère les autorités ecclésiastiques qui redoutent des indécences. Un mandement de 1493 relatif au diocèse de Saint-Brieuc rappelle l'interdiction de tenir de telles réunions «dans
notre cité et le diocèse entier».
Si les femmes n'ont pas le droit d'exercer la médecine, quelques-unes pourtant réussissent dans ce domaine, telle Jacqueline Félicie de Almania, connue par le procès que lui intentent les régents
de la Faculté de Paris. Elle agit en vrai médecin, mirant les urines et prenant le pouls. Plusieurs patients viennent témoigner en sa faveur, affirmant qu'elle les a guéris, alors que d'autres
médecins n'y parvenaient pas. L'un d'eux affirme qu'il a fréquemment entendu l'accusée dire qu'elle s'y connaît davantage en matière de médecine et de chirurgie que les praticiens parisiens les
plus renommés. Jacqueline elle-même déclare que l'ordonnance qui est à l'origine du procès a pour but d'empêcher les ignorants d'exercer la médecine; elle ne la concerne donc pas puisqu'elle
possède savoir et expérience. En outre, les doctoresses, ajoute-t-elle, sont nécessaires parce que de nombreuses femmes éprouvent de la honte à montrer à des hommes leurs organes intimes.Des femmes
travaillent le cuir, d'autres le métal. En 1415, à Toulouse, les balles des boursiers (fabricants de bourses) poursuivent le ceinturier Hélie Olivier et son épouse Agnès, accusés d'exercer le
métier de boursier de façon illégale. Agnès déclare qu'elle est demeurée plus de douze ans en ce métier et le connaît. Une transaction intervient. Moyennant le paiement des frais du procès, des
droits d'entrée et l'exécution d'un chef-d'œuvre, Agnès est autorisée à travailler comme boursière, avec un seul apprenti, sans que son mari puisse l'aider. La place des femmes dans l'artisanat est
donc loin d'être négligeable. A en juger par les sources, la condition de la femme est pourtant loin d'être toujours agréable. Au cours du Moyen Age, sa condition a d'ailleurs évolué, se
détériorant à la fin de cette période. Ainsi, la veuve de l'artisan suscite des réticences, car on voit en elle une concurrente, alors que l'épouse se borne à aider son mari. Pourtant, la situation
des femmes médiévales pourrait être enviée par leurs semblables du XIX' siècle. Il faudra d'ailleurs attendre ces dernières décennies pour qu'elles retrouvent dans certains domaines la situation
qu'elles occupaient alors.
Par Jehanne
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Publié dans : La Société
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dans un p^remier temps vous pouvez déjà trouver de plus amples informations sur ces pages là:
http://vivre-au-moyen-age.over-blog.com/30-categorie-10141013.html
http://vivre-au-moyen-age.over-blog.com/33-categorie-10141013.html
http://vivre-au-moyen-age.over-blog.com/34-categorie-10141013.html
Si toutefois vous souhaitiez plus de renseignements, je peux approfondir grâce aux livres que je possède mais il faudrait me laisser quelques jours afin que je puisse vous fournir quelque chose de complet.
Médiévalement.
Jehanne.
Je réalise un travail de création photos sur Cordes sur Ciel/ Je souhaite travailler pour une photo de création sur la rue chaude, rue des prostituées et autres estaminets glauques.
J'aimerai savoir si vous auriez eventuellement des infos sur ces femmes, comment étaient-elles habillées, étaient-elles dans la rue ou attendaient -elles le clients dans des alcoves prévues à cet effet..., qui étaient-elles ( pauvres filles arrivées de la campagne, veuves, maldes, etc...)
Enfin si vous avez ecrit quelque chose sur ce métier, le plus vieux du monde dit-on, je suis preneur. Je cherche à m'immerger dans cet univers afin de faire ressortir au mieux l'ambiance dans ma création.
Merci et félicitations pour la qualité de votre blog en général et la qualité de vos infos en particulier.
D'abord, sur cette représentation qu'on les gens de la "mysoginie médiévale"... Il ne faudrait pas porter un regard anachronique sur cette période... Le statut de la femme médiévale a beaucoup évolué autour du XIIème siècle, sous l'influence littéraire du modèle courtois. Disons simplement que les moeurs se sont policées et les relations hommes/femmes légèrement radoucies. (je vous invite à lire à ce sujet l'article sur la coutoisie médiévale qui se trouve sur mon site pour plus d'information. http://passionmedievale.sixieme-cercle.com/donjon/historia/les-influences-du-modele-courtois-sur-la-societe-medievale.html)
Ensuite, plus précisemment sur vos articles. Le statut de la femme au Moyen-âge est assez particulier en ville. Et particulièrement dans les grandes villes. Mais n'y voyons pas là un féménisme précosse. Le rôle de la femme au moyen-âge est avant tout de soutenir son époux. A ce titre, le cas de la boursière que vous décrivez est exceptionnel. A moins d'un veuvage, la femme reste le plus souvent subordonnée à son époux ou de son père.
J'aime également le moyen âge que j'ai découvert entre autre en visitant les chateaux cathares.
Ci-dessous un lien vers un bestiaire :
http://liberezlescaptifs.over-blog.net/pages/Bestiaire-182184.html
Cordialement
L'église n'a jamais été un contrepouvoir pour aider les femmes.
Grâce à nombre d'entre elles, les femmes ont les mêmes libertés que nous (heu...mais pas encore dans tous les pays).
Un beau résumé... Bravo