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28 octobre 2007 7 28 /10 /octobre /2007 17:00
Aliénor  d'Aquitaine.


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Née aux environs de 1122, morte le 1er avril 1204 à l’abbaye de Fontevraud, Aliénor d’Aquitaine (dite également Eléonore de Guyenne) est la fille aînée de Guillaume X, dernier duc d’Aquitaine et de Gascogne et d’Aliénor de Châtellerault.

L’année 1137 est riche en événements pour Aliénor d’Aquitaine. Alors qu’elle n’est âgée que de quinze ans, son père meurt et elle devient duchesse d’Aquitaine. Elle est mariée le 25 juillet 1137 à Bordeaux au futur Louis VII fils du roi de France Louis VI, puis, toujours la même année, Louis VI meurt à son tour, les deux très jeune époux deviennent ducs d’Aquitaine et souverains de France.

Il faut savoir que bien que duc d’Aquitaine par alliance, Louis VII n’aura jamais la main sur ce duché, Aliénor en assurant la gestion toute seule. Très vite elle va faire de la politique et briser l’ascendance de l’abbé Suger sur un Louis VII très influençable.

L’année 1145 voit la naissance de leur première fille, puis en 1147 se déclenche la deuxième croisade, le roi prend la croix à l’appel de Bernard et emmène Aliénor en Orient. Que c’est-il passé en Orient ? Le comte Raymond de Poitiers réserve à sa nièce un accueil qui provoque la jalousie du roi. Certains avancent l’hypothèse qu’Aliénor d’Aquitaine aurait eu une aventure avec son oncle. Une chose est sûre, les deux époux sont fâchés.

Au retour de croisade, une réconciliation semble se faire. Malgré la naissance de leur seconde fille, les choses s’enveniment à nouveau à la disparition de Suger. L’ombre de la séparation plane sur le couple royal, Aliénor d’Aquitaine rappelle au roi que leur proche parenté n’était pas convenable au point de vue religieux et que très certainement ils ne pourraient plus vivre ensemble.

En 1151, Aliénor rencontre Henri Plantagenêt, fils du comte d’Anjou : il a onze ans de moins qu’elle. Le 21 mars 1152, le synode de Beaugency annule le mariage de Louis VII et d’Aliénor : la France perd le duché d’Aquitaine qui, réuni aux possessions des Plantagenet (Anjou, Maine, Normandie) devient une terrible menace pour Louis VII. Le 18 mai, Aliénor épouse Henri Plantagenêt à Poitiers. Dès le début de 1154, Henri Plantagenet devient roi d’Angleterre et monte sur le trône sous le nom d’Henri II.

Pour un temps, Aliénor d’Aquitaine va perdre tout pouvoir politique. Henri II n’a pas l’intention de la laisser s’ingérer dans ses affaires, y compris dans le duché d’Aquitaine. Il la relègue au simple rang de mère de famille : elle aura de lui huit enfants (Guillaume, Henri, Mathilde, Richard, Geoffroy, Aliénor, Jeanne, Jean), ce qui fait dix en comptant ceux de son premier mariage.

Son éviction politique ne va pas durer. En 1170, son fils Richard est proclamé duc en Aquitaine et c’est elle qui en assure la régence. Ecoeurée par l’inconduite de son époux avec une certaine Rosamund Clifford, elle est l’instigatrice d’un complot qui va opposer Richard et Geoffroy à leur père Henri II et ce avec la bénédiction de Louis VII

Mais Henri II va très vite réagir, arrêter Aliénor et l’emprisonner pendant près de quinze ans. D’abord à Chinon, puis à Salisbury et dans divers autres châteaux d’Angleterre. Elle est libérée à la mort d’Henri II, le 6 juillet 1189, par son fils Richard Coeur de Lion qui monte sur le trône.

A soixante-sept ans, Aliénor entre à nouveau en politique. En compagnie du chancelier Guillaume Longchamp, elle assume le pouvoir pendant l’absence de Richard parti à la 3ème Croisade. Elle est obligée aussi de faire face au soulèvement de son fils cadet Jean sans Terre durant l’hiver 1192-1193.

Sur le chemin du retour, Richard est capturé par le duc Léopold d’Autriche qu’il avait humilié en Orient et livré à l’empereur Henri VI. Ce dernier demande une énorme rançon, très certainement pour plaire à Philippe II Auguste qui n’avait pas apprécié qu’Aliénor d’Aquitaine s’oppose à lui pendant l’absence de Richard. Il faut savoir que lors de la IIIème croisade, Philippe Auguste, rentré en France bien avant Richard, s’est allié à Jean sans Terre pour tenter de mettre ce dernier sur le trône d’Angleterre.

Réagissant très rapidement, aidée de l’ensemble du peuple d’Angleterre, elle réunit la fabuleuse rançon, et fait libérer Richard à Mayence, en février 1194. Le roi pouvant régner à nouveau, Aliénor d’Aquitaine se retire à l’abbaye de Fontevrault. Mais en 1199, son fils Richard est blessé grièvement au siège de Châlus en Limousin. Aliénor le rejoint juste avant sa mort et négocie avec lui la mise sur le trône d’Angleterre de son frère Jean sans Terre, malgré les droits éventuels d’Arthur de Bretagne, fils de Richard.

Par la suite elle se rend en Castille, et ramène sa petite fille Blanche. Cette dernière sera mariée au futur Louis VIII et sera donc la mère de Louis IX dit Saint Louis. Au cours d’un déplacement, désirant éviter les troupes de Philippe Auguste, elle se réfugie au château de Mirebeau : elle y est assiégée par son petit fils Arthur de Bretagne. C’est Jean sans Terre qui viendra la délivrer.

En mars 1204, Château-Gaillard capitule face aux troupes de Philippe Auguste et roi de France s’empare de la Normandie. Aliénor d’Aquitaine meurt le 31 mars 1204 : elle est âgée d’environ quatre vingt deux ans. Son corps repose à l’Abbaye de Fontevrault qui est le lieu de sépulture des Plantagenet.

Cette femme remuante pendant sa jeunesse a très certainement fait partie des grands chefs d’état. Intelligente et cultivée, on lui doit l’introduction de la courtoisie au Moyen Age.

 




Source Histoire en ligne.

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Jehanne - dans Personnages Historiques
27 octobre 2007 6 27 /10 /octobre /2007 19:45
Le traité de Troyes.




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Le 21 mai 1420, un traité est signé à Troyes. Il consacre le triomphe de la dynastie anglaise des Lancastre. La dynastie capétienne est au plus mal...



Querelles civiles

Ayant défait la chevalerie française à Azincourt, le jeune roi anglais Henri V a réoccupé la Normandie. Son armée menace Paris tandis que les seigneurs français s'épuisent dans les querelles entre Armagnacs et Bourguignons.

Le dauphin Charles, qui s'est proclamé régent en raison de la folie de son père, poursuit le combat contre les Anglais à la tête des Armagnacs. Il affiche l'intention de se réconcilier avec son rival, le duc de Bourgogne Jean sans Peur. Mais celui-ci est assassiné sous ses yeux à Montereau, le 10 septembre 1419.

Très affecté, Philippe le Bon, fils et héritier du duc assassiné, n'a plus qu'une envie : se venger. Et pour cela, il ne craint pas de faire alliance avec le vainqueur d'Azincourt, le roi anglais Henri V.

Le 19 janvier 1419, celui-ci, déjà bien établi en basse-Normandie, s'est emparé de Rouen, capitale de la Normandie, au terme d'un siège long et cruel. La route de Paris lui est désormais ouverte.


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Le traité infâme

Henri V et Philippe le Bon retrouvent à Troyes, en Champagne, la famille royale. Les deux alliés dénient tout droit à la couronne de France au dauphin Charles. Ils poussent Charles VI et Isabeau de Bavière à déshériter leur propre fils, Charles. Ils conviennent par ailleurs qu'Henri V épousera leur fille Catherine la Belle. Il sera à ce titre le seul héritier de la couronne capétienne.

Ces prescriptions sont consignées dans le traité de Troyes, dont le texte a été approuvé le 29 avril précédent par les représentants de la bourgeoisie parisienne :

«Comme accord final et paix perpétuelle soient aujourd'hui faits et jurés en cette noble ville de Troyes par nous et par notre très cher fils Henri roi d'Angleterre, héritier du royaume de France pour nous, et lui les royautés de France et d'Angleterre, tant par le moyen du mariage de lui, de notre chère fille et aimée Catherine,...

considéré les horribles et énormes crimes et délits perpétrés au dit royaume de France par Charles [le meurtre de Jean sans Peur], soi-disant dauphin de Viennois, il est accordé que nous, notre dit fils le roi, et aussi notre très cher fils Philippe, duc de Bourgogne, ne traiterons aucunement de paix ni de concorde avec ledit Charles, ni ferons traiter, sinon du consentement et assentiment de tous et de chacun de nous trois et des trois Etats des royaumes susdits.»

Le mariage de Catherine et Henri est célébré le 2 juin suivant en l'église Saint-Jean de Troyes. Et le 1er décembre 1420,Charles VI et son gendre font une entrée solennelle à Paris. La ville, épuisée par la guerre civile, leur fait bon accueil sans plus.

L'Université et les états généraux de langue d'oïl apportent aux deux rois un soutien sans réserve en enregistrant le traité de Troyes. L'empereur d'Allemagne, Sigismond, arbitre aussi en faveur de l'Anglais dans la rivalité dynastique qui partage la France.


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Un roi binational pour la France

Henri V puis Charles VI meurent deux ans plus tard. Le 21 octobre 1422, à la mort du pauvre roi fou (il aura régné pas moins de 42 ans !), le fils d'Henri et Catherine, à peine âgé de dix mois, est comme prévu proclamé roi de France et d'Angleterre sous le nom d'Henri VI.

Le duc de Bedford, frère cadet du roi Henri V, assure la régence en France au nom de son neveu. Son poids politique dans le pays est renforcé par son mariage avec la soeur du duc de Bourgogne.

Par conviction autant que par habileté, le régent se montre soucieux de bonne entente avec ses sujets français... Il est bien différent en cela des Anglais de l'armée d'occupation, volontiers arrogants et vindicatifs, que les Français surnomment avec mépris les «goddons».

Tandis que les nobles, en vertu du serment féodal, restent pour la plupart fidèles à l'ancien dauphin Charles, leur suzerain légitime, les clercs, parlementaires, officiers (hauts fonctionnaires), docteurs de l'Université et bourgeois de Paris se rallient en masse au roi franco-anglais et au régent Bedford. Les partisans de Charles les appelle dans le langage de l'époque : «Français reniés».

La France est désormais divisée entre les possessions anglaises (dont Paris), les possessions bourguignonnes et les provinces restées fidèles à l'héritier légitime, l'ancien dauphin.

Ce dernier, qui s'est auto-proclamé roi sous le nom de Charles VII, ne croit guère en ses chances de survie. Il se remet mal de l'accusation de lèse-majesté et de parricide dans le crime de Montereau ainsi que d'avoir été dépouillé de ses droits par ses parents. Triste, démuni et abandonné, il compte avec parcimonie ses sous et ses soutiens.

Ses possessions se limitent au coeur de la France et lui-même réside à Bourges d'où le surnom méprisant qui lui est donné : «petit roi de Bourges». Il ne dispose que d'un seul accès à la mer avec le port de La Rochelle. Le ralliement du gouverneur du Languedoc va toutefois lui apporter une bouffée d'oxygène salvatrice.

A la guerre dynastique s'ajoutent les exactions des bandes. On tue et on s'étripe un peu partout. Les paysans sont comme souvent les premières victimes de cette insécurité ambiante.


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Sous les coups de boutoir des Anglais et de leurs alliés bourguignons, les possessions du «petit roi de Bourges» se racornissent de mois en mois. Orléans, la dernière ville qui lui est encore fidèle au nord de la Loire, est sur le point de tomber aux mains du duc de Bedford.

On peut penser que la France et l'Angleterre n'auront bientôt plus qu'un seul roi... Mais le destin en décidera autrement par la grâce d'une bergère lorraine, Jeanne d'Arc.



André Larané

 

 

 

 

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Jehanne - dans Contexte historique
27 octobre 2007 6 27 /10 /octobre /2007 14:40
La bataille d'Azincourt.



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La bataille d'Azincourt se déroule le 25 octobre 1415 pendant la guerre de Cent Ans. Elle oppose les troupes françaises (entre 25 000 et 45 000 hommes) au contingent anglais fort d'approximativement 10 000 hommes

(entre 6 000 et 15 000, selon les sources). Cette bataille est une défaite importante pour le camp français ; la cavalerie lourde, rendue moins efficace par un terrain boueux et les retranchements anglais, est transpercée par les archers en majorité gallois, équipés de grands arcs (long bows) à très longue portée.

Cette bataille, où la chevalerie française est mise en déroute par des soldats anglais inférieurs en nombre, sera souvent considérée comme la fin de l'ère de la chevalerie et le début de la suprématie des armes à distance sur la mêlée, suprématie qui ne fera que se renforcer par la suite grâce à l'invention des armes à feu. Elle sera, en réaction, une cause majeure de l'épopée de Jeanne d'Arc, puis de l'investissement dans l'artillerie qui deviendra

une spécialité français.



Configuration du terrain et conditions météorologiques.


La bataille a lieu dans la clairière entre le bois d'Azincourt et celui de Tramecourt. Au nord, au pied de la colline et dans des champs fraîchement labourés, se trouve l'armée commandée par Charles Ier d'Albret, connétable de France, qui s'y est placé pour interdire le passage vers Calais aux forces anglaises qui ont mené une campagne sur la Somme. La nuit du 24 octobre se passe sur le terrain pour les deux camps. Une lourde pluie tombe toute la nuit sur les deux armées peu abritées. Le champ de bataille, tout en longueur, est fortement détrempé,
particulièrement côté français, placés dans le bas de la colline où coule un ruisseau et où l'eau a ruisselé toute la nuit.


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Disposition des armées.

Au point du jour, le 25 (la Saint-Crispin), Henri V dispose sa petite armée (environ 1000 chevaliers, 6 000 archers et quelques milliers de fantassins). Il est probable que les trois batailles habituelles aient été placées sur une ligne, chacune avec ses archers sur les flancs et les hommes d'armes démontés occupant le centre ; les archers étant placés en avant dans des avancées en forme de coin, presque exactement comme à la bataille de
Crécy.

Les Français, en revanche, sont groupés sur trois lignes et en masse. Ils sont nettement plus nombreux que les Anglais, mais à Azincourt, ils ne peuvent utiliser la puissance de leur charge. Le terrain boueux fait glisser les chevaux lourdement chargés. Les quatre vagues d'attaque successives s'empêtrent les unes dans les autres.

L'artillerie notamment ne peut être déployée dans la boue épaisse et les arbalétriers comme d'habitude sont derrière les chevaliers et les hommes d'armes. Tous sont à pied, sauf quelques chevaliers sur les flancs, pour éventuellement charger les archers de l'adversaire. Les commentateurs français estiment que les chevaliers ont peu à craindre car, s'ils sont capturés, une rançon sera versée pour les libérer. Ce n'est pas le cas de la piétaille, composée de simples soldats. Ceux-ci ont intérêt à défendre chèrement leur peau et à bien se battre.


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Déroulement de la bataille.


Pendant les trois premières heures après le lever du soleil, il n'y a aucun combat. Henri V d'Angleterre, estimant que les Français n'avanceraient pas, fait reculer son armée dans la clairière.

Les archers se réfugient derrière des pieux qu'ils ont apportés et plantés dans le sol pour parer les charges de cavalerie.

Voyant le recul anglais, les chevaliers de France, indisciplinés, ne tenant pas compte du rapport des éclaireurs,
oubliant les leçons des batailles de Crécy et de Poitiers, décident de charger.

Les archers anglais les accueillent par plusieurs volées de flèches, qui immobilisent les premiers rangs.
Les cavaliers, dont les chevaux glissent sur le sol boueux, mettent pied à terre. Leurs charges successives sont repoussées dans la confusion.


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Le connétable lui-même dirige la ligne principale d'hommes d'armes démontés. Sous le poids de leurs armures, ils s'enfoncent profondément dans la boue à chaque pas. Ils atteignent cependant les lignes anglaises et engagent le combat avec les hommes d'armes anglais. Pendant un court moment, le combat est intense. La mince ligne des défenseurs anglais recule. Henri V est presque mis à terre. À ce moment-là, les archers, prennent leurs haches, épées et autres armes, et pénètrent dans les rangs désordonnés des Français.
Embourbés, ceux-ci ne peuvent se mouvoir pour faire face à leurs assaillants. Leurs hommes sont tous tués ou capturés. La deuxième ligne du camp français s'avance, pour être engloutie dans la mêlée et subit le même sort, suivie de la troisième ligne, dont les commandants cherchent et trouvent la mort. Le seul succès du camp
français sera obtenu par Sally, Ysambart d'Azincourt seigneur du château d'Azincourt, situé derrière le camp français, qui parvient à capturer… les bagages du roi anglais.

Contrairement aux ordres d'Henri V, les hommes d'armes anglais profitent de la victoire et font de nombreux prisonniers espérant en tirer rançon comme c'est alors l'usage, estimant en outre qu'il serait peu chrétien de les tuer. Le roi ordonne alors à ses propres hommes d'armes de massacrer tous les prisonniers. Revenant même le lendemain matin sur le champ de bataille, il fait liquider les blessés français qui ont survécu.



Bilan.


Les pertes totales des Anglais sont de 13 chevaliers (dont le duc d'York, petit-fils d'Édouard III, tué par le duc d'Alençon) et une centaine de simples soldats. Les Français perdent 5 000 chevaliers dont le connétable, plusieurs ducs (Jean Ier d'Alençon ; Charles, duc d'Orléans, celui de la littérature ; Edouard III de Bar ; Antoine de Bourgogne ; duc de Brabant), 5 comtes (dont Philippe de Bourgogne et le comte Robert de Marle), 90 barons et un millier d'autres chevaliers furent faits prisonniers. Les seuls à survivre seront ceux qui auront préféré ne pas participer : « À ce combat, le duc de Bretagne, Jean, bien qu'il eût été appelé, n'assista pas. Étant venu à Amiens avec un grand nombre de ses Bretons, communément estimés à dix mille hommes, il aima mieux attendre là
l'issue de la guerre, plutôt que de s'exposer de trop près aux dangers. La bataille terminée, il reprit le chemin de son duché, sans même avoir vu les ennemis, mais non sans quelque dommage pour les localités où il passait".

Une paix désastreuse pour la France sera signée à Troyes, cinq ans plus tard.

La bataille d'Azincourt est remarquable non par l'inévitable débâcle française mais bien par l'issue inattendue de la bataille. Les Français deux fois supérieurs en nombre n'avaient aucun intérêt à négocier avec Edouard III, qui avait abandonné son rêve de revendiquer la couronne de France. Il est probable que sans l'intervention française, la guerre de Cent Ans aurait pris une toute autre tournure.

Cette bataille marqua également un tournant dans l'art de la guerre en Europe : des armées plus maniables et plus articulées, (telles celle d'Edouard III) mirent fin à l'époque de la chevalerie, utilisée jusqu'à alors pendant le Haut Moyen Âge et le Moyen Âge classique.


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Source wapedia.

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Jehanne - dans Les Batailles
27 octobre 2007 6 27 /10 /octobre /2007 01:14


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Un gros coup de coeur aujourd'hui pour le blog Château féodal et ruine médiévale où vous attendent visites de châteaux médiévaux, lecture de contes et légendes du Moyen âge, initiation au monde médiéval et à son vocabulaire, à ses énigmes, ses écrits, mais aussi une bibliothèque pour les plus curieux.
Un blog à consommer sans modération !!!

Bonne visite à toutes et à tous ! (pour y accéder, cliquez sur le titre).




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Jehanne - dans Divers
26 octobre 2007 5 26 /10 /octobre /2007 13:54
La dîme.



L'idée d'un impôt pour l'entretien du clergé se trouve dans la Bible (Genèse, XIV-20 et XXVIII-22). Chez les
Juifs, c'est la dixième partie de la récolte prélevée pour l'entretien des Lévites et sur tous les revenus pour
organiser un festin pour toute la maisonnée.

Dans le monde chrétien, la dîme est d'abord une pratique religieuse qui devient obligatoire au IVe siècle.
Les capitulaires de 779 et 794, la rendent exigible de toute la population, y compris sur les biens personnels des
membres du clergé, dans tout l'Empire franc.

Elle correspondait à une certaine part de la récolte (la part variant d'un évêché à l'autre et même d'une paroisse à
l'autre, voire parfois à l'intérieur d'une même paroisse. Le taux était élevé dans le Sud-Ouest de la France
(jusqu'au huitième), en Lorraine (jusqu'au septième). Il était du onzième en Normandie, du treizième dans le Berry, du cinquantième en Flandre maritime, presque aussi faible en Dauphiné et en Provence.

Afin de procéder à la collecte de cet impôt, le curé primitif passait par un fermier, soit pour la totalité de la dîme, soit pour une partie (moitié, tiers, quart, sixième, etc.) et en général pour une durée de six ou sept ans selon les régions.

La dîme était l'impôt perçu avant tous les autres. Le fermier, la conservait moyennant une redevance annuelle versée soit en nature, soit en monnaie, au décimateur, c'est-à-dire le curé primitif. Le curé desservant recevait alors du "curé primitif" la portion congrue. La dîme sur les céréales mécontentait les paysans privés de la paille nécessaire à la litière et à la fumure. L'accaparement de la dîme par les gros décimateurs qui en détournaient l'utilisation originelle (entretien des églises, du clergé desservant, assistance aux pauvres, création des écoles...) créait aussi un malaise. Loin d'en demander la disparition, les fidèles réclamaient une meilleure utilisation. La dîme fut supprimée avec les privilèges le 4 août 1789. La Constitution civile du clergé de 1790 créa un clergé salarié par l'État.

On pouvait distinguer, selon les régions et les périodes, différents types de dîmes :


    * dîme grosse : porte sur les gros grains, froment et seigle.

    * dîme inféodée : dîme sécularisée perçue par un laïc.

    * dîme menue : porte sur les bestiaux et la laine.

    * dîme mixte : porte sur les animaux.

    * dîme novale : porte sur des terres défrichées depuis moins de 40 ans.

    * dîme personnelle : porte sur le fruit du travail.

    * dîme solite : perçue depuis des temps immémoriaux (les dîmes insolites étant occasionnelles).

    * dîme réelle ou prédiale : porte sur les fruits de la terre.

    * dîme verte : porte sur le lin, le chanvre, les fruits et le légumes.


En 1789, les estimations de l'époque évaluent le montant de la dîme entre 70 et 130 millions de livres.
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Jehanne - dans La Société
26 octobre 2007 5 26 /10 /octobre /2007 13:45
La couleuvrine.






La couleuvrine, apparue en France au XVe siècle, est à l'origine du surnom des Cussétois, les "chiens verts" ; la légende veut que Charles VII ait désigné les canons à son fils, le futur Louis XI, en lui disant qu'ils étaient ses fidèles chiens verts... puisque le bronze verdit avec le temps.

La réforme de l’artillerie française de Jean d'Estrées sous Henri II définit trois types de couleuvrine :


    * grande couleuvrine ;

    * couleuvrine bâtarde ;

    * couleuvrine moyenne.


Les Anglais firent de la couleuvrine une arme embarquée sur les navires à la fin du XVIe siècle, pour bombarder les places assiégées. Ils distinguèrent eux aussi plusieurs gammes de couleuvrines :


    * la couleuvrine extraordinaire, d'un calibre de 5 pouces 1/2 (140 mm), d'une longueur de 32 calibres (soit 13 pieds, ou 3,96 m), et d'un poids de 4800 livres (2 175 kg). La charge était de 12 livres de poudre, ce qui permettait de tirer un boulet de 5 pouces 1/4 de diamètre (135 mm) et d'un poids de 20 livres (9 kg).

    * la couleuvrine ordinaire, d'un calibre de 5 pouces 1/ 2 également et longue de 12 pieds (3,70 m), pesait 4500 livres (2 tonnes) et tirait un boulet de 17 livres 5 onces (7,9 kg).

    * la petite couleuvrine avait un calibre plus réduit, de 5 pouces (127 mm). Longue de 12 pieds, elle pesait tout de même 4000 livres (1,8 t), et tirait des boulets de 3 pouces 1/4 de diamètre, pesant 6,700 kg .

    * La couleuvrine bâtarde d'un calibre de 102 mm, tirant des boulets de 7 livres (3,175 kg).

    * La couleuvrine moyenne, ou demi-couleuvrine, d'un calibre de 115 mm, tirant de boulets de 4,54 kg.


Comparée à la balliste, la couleuvrine, en tant que pièce d'artillerie de campagne, effectuait des tirs à trajectoire
plus stable, les boulets de fer étant plus lourds. En outre, la propulsion à poudre augmentait la portée de l'arme. On a mesuré, sur une reconstitution de couleuvrine extraordinaire, une vitesse initiale de 408 m/s, et, sous hausse minimum, une portée de 450 m.
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Jehanne - dans L'Artillerie
26 octobre 2007 5 26 /10 /octobre /2007 13:38
L'arquebuse.



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L’arquebuse est une arme à feu de portée effective limitée (moins de 50 mètres), assez lourde et encombrante mais dont on pouvait épauler les dernières versions.

"Arquebuse" vient du vieux français "haquebute", terme du XVe siècle environ et qui rappelle
"crochet", en raison de celui dont étaient munies les premières arquebuses afin de prendre appui sur une sorte de fourche ou un rebord de mur, de branche, pour améliorer la visée et
encaisser le recul.

L'arquebuse à mèche, apparue vers 1450, pèse de 5 à 9 kilogrammes et nécessite la prise d'appui sur une fourche (fourquin) pour tirer. La mèche est allumée et ramenée sur le bassinet où la poudre est tassée pour l'explosion. Elle succède à la couleuvrine à main dont elle diffère par l'ajout du bassinet (contenant la poudre d'amorçage) et du serpentin qui, tenant la mèche allumée, pivote pour la mise à feu de l'arme.

L'arquebuse à rouet vient plus tard (1550), mesure de 0,80 à 1,30 mètre, pèse de 4 à 7 kilogrammes et tire une balle d'à peine 25 g. Cette version peut s'épauler, dans les versions antérieures, la crosse était bloquée par la poitrine.

L'arquebuse a une faible cadence de tir (un tir par minute) et son canon s'échauffe vite. On distingue par la suite l'arquebuse à canon lisse, utilisée pour la chasse et destinée à tirer de la grenaille, très lourde et souvent fixée sur un chariot pour favoriser son transport le long des étangs pour la chasse au gibier d'eau et l'arquebuse à canon rayé, plus courte et plus maniable, destinée au tir à balle.

Elle est contemporaine des premiers mousquets, qui finissent par la remplacer; ces armes sont bien plus lourdes, et nécessitent toujours la fourche de support ("fourquine"), mais de plus gros calibre, lancent des projectiles capables de traverser toutes les armures.

Les arquebuses sont rapidement le support des plus belles ornementations des armuriers de l'époque: dorures, gravures, inserts en corne ou en ivoire sculptés, parfois même de pierres
précieuses. Elles servent comme objet de décoration dans les demeures des plus riches seigneurs pour montrer aux visiteurs l'habileté des artisans qu'ils emploient.
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Jehanne - dans L'Artillerie
26 octobre 2007 5 26 /10 /octobre /2007 13:26
La salade.


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Une salade est un casque de forme ronde, porté du XVe siècle au XVIe siècle. Le mot vient du bas-latin caelum, qui signifie « ciel », « coupole », et qui a donné le vieil italien celata, francisé en salade. Il s'agit d'une évolution du
« chapel de fer » qui eut lieu pendant la première moitié du XVe siècle (à ne pas confondre avec la barbute, parfois appelée « salade italienne », bien qu'elle soit essentiellement une variante du bassinet).

La coupole de la salade finit sur l'arrière en une queue qui s'allongeat au fil du siècle. Certaines salades étaient
équipées d'une visière, et d'autres une simple fente s'ouvrant sur l'avant du casque. Une autre variante laissait le visage entièrement sans protection. Il existait une protection pour le menton qui pouvait être portée avec la salade,
mais elle était d'usage rare parce qu'elle génait la respiration et les mouvements de la tête. La salade était
certainement le type de casque le plus répandu durant la dernière partie du XVe siècle, et était en usage chez les cavaliers comme chez les fantassins. Pendant le XVIe siècle, elle donna naissance à la bourguignotte.
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Jehanne - dans L'Artillerie
25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 15:44
Maladies et épidémies du Moyen âge.



la lèpre : c’est une des plus anciennes épidémies.


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Jusqu’au Vième siècle, la lèpre n’est que très peu reconnue, mais en 549 devant une forte épidémie, un traité rend obligatoire aux évêques l’assistance aux lépreux. Ceux-ci sont considérés comme déjà morts. Dès qu’un présumé lépreux se présente, le prêtre l’accueille chez lui. Peu après, une cérémonie mortuaire a lieu avec à la place du mort sous le drap noir, le lépreux. Après l’avoir béni et donné des offrandes, le peuple se rassemble sur le parvis, le prêtre donne au lépreux une cliquette, des gants, une écuelle et lui dicte la conduite à suivre. Puis le prêtre plante une croix et un tronc destiné aux offrandes devant sa hutte. Aucun remède n’étant connu, on se contente de soigner son âme et de l’isoler. Des épidémies surviennent du VI au VIIème siècle, puis du VIII au IXème siècle.



La variole : cette maladie est grave, infectieuse , contagieuse et épidémique ; elle se caractérise par des plaques rouges devenant des vésicules puis des pustules. Elle refait son apparition au Moyen-Age après une accalmie et revient en force en Europe. De nombreux malades sont soi-disant soignés grâce à des ventouses posées aux épaules et aux jambes qui font apparaître et crever les tumeurs.



La peste : qu’elle soit bubonique ou pulmonaire, c’est un grand fléau au Moyen-Age. Elle est transmise par le rat noir importé involontairement d’Orient par les Croisés. Il y a plus de vingt poussées épidémiques en deux siècles, de 541 à 767. Les épidémies sont très meurtrières : des millions de morts au bilan.


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La peste de 1348 fut le plus meurtrière de toutes. Entre la moitié et les deux tiers de la population sont décimés à ce moment. On meurt en deux jours et les condamnés sont libérés pour ramasser les cadavres par charrettes entières. Le mal est si grand qu’il y a des débordements hystériques et religieux ( flagellants…). Ceux qui ne sont pas morts de la peste meurent de la famine qui s’ensuit. Comme pour le reste, les saignées et les lavements sont les seuls remèdes prescrits. Quant à la cause de l’épidémie, elle est attribuée à la conjonction de trois planète au début de l’année.



l’ergotisme : il est aussi appelé « mal ardent », « feu sacré » ou encore « feu de St Antoine » ; c’est une maladie fréquente au Moyen-Age. Les symptômes sont très marquants : les membres postérieurs se nécrosent, ce qui donne l’impression que le sujet brûle de l’intérieur. _ L’épidémie débute en 857 sur la rive gauche du Rhin et envahit progressivement la France.



l’état de santé et donc des maladies dépendent des conditions de vie, de l’hygiène et de la nutrition. les troubles rhumatismaux, cardio-vasculaires et cancéreux ne sont que très peu mentionnés car on meurt, généralement, avant que ces dégénérescences ne se fassent sentir.   Les plaies sales et mal soignées sont par contre très courantes et conduisent fréquemment à la gangrène puis à la mort.  La mortalité infantile est extrêmement importante ( 50 % ). Elle n’est pas mentionnée car considérée comme un jugement divin. De plus, l’enfant doit être absolument baptisé pour rejoindre le « Royaule de Dieu ». La femme en couche est donc parfois sacrifiée au profit de son enfant.
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Jehanne - dans La Médecine
25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 12:47
L'imaginaire et les aliments.




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Au-delà des prohibitions religieuses, il est des aliments que le Moyen Âge ne consomme habituellement pas. Un dialogue composé par un maître d'école de Bruges pour apprendre le français à de petits Flamands en donne une fort longue liste, où voisinent loups, renards et putois, éléphants, chats, singes, ânes et chiens, sans compter les aigles, les éperviers, les faucons et autres oiseaux de proie, et même de bien hypothétiques griffons ! Tous les aliments consommables ne se valent cependant pas. Certains renvoient à des comportements jugés barbares. Beaucoup semblent trop rustiques pour la table des grands, qui leur préfèrent la saveur d'épices évoquant les mystères de l'Orient.



Le cru et le cuit.



Dans les peuples étranges et sauvages qui vivent à l'orient du monde chrétien, les encyclopédistes voient des mangeurs féroces, "qui se nourrissent de chair humaine ou de bêtes crues", écrit au XIIe siècle siècle Honorius Augustodunensis. En Inde, toujours selon lui, certains accommodent ainsi leurs parents âgés, tandis que d'autres "mangent les poissons vraiment crus et boivent la mer salée". Cru aussi est le régime des chevaliers devenus fous et livrés à eux-mêmes dans la forêt qui, tout comme l'Orient, est un réservoir de fantasmes et de peurs pour le Moyen Âge.


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La chair  et la bonne chère.


La viande est abondante sur les tables des XIVe et XVe siècles. On la considère comme la source de toute la force et aussi de tout le mal. C'est l'aliment de référence pour les seigneurs, qui se réservent de plus en plus le produit de la chasse et consomment surtout beaucoup d'animaux de boucherie ou de basse-cour. Mais, aux yeux des théologiens, la viande risque d'échauffer le mangeur et de le conduire ainsi à la luxure. "La chair est nourrie de chairs", déclarait déjà un évêque du haut Moyen Âge.


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La chaîne de l'être.



Dans un univers que les philosophes conçoivent comme ordonné verticalement, les aliments sont hiérarchisés selon leur plus ou moindre grande proximité à Dieu. Tout en haut de cette échelle de valeur figurent les oiseaux qui se meuvent dans l'air, le plus élevé des quatre éléments. Tout en bas, on trouve les plantes qui viennent de la terre. Encore faut-il bien distinguer entre les feuilles poussant sur une tige, tels choux ou pois, et celles qui partent de la racine (épinards, salades). Les racines elles-mêmes, comme carottes et raves, viennent seulement ensuite car elles poussent sous la terre, ainsi que les bulbes – oignon, poireau et ail – qui sont de loin les aliments les plus méprisés. Cette hiérarchie se vérifie dans les comptes alimentaires et est justifiée par les médecins. Les élites consomment ainsi beaucoup de volatiles et aussi des fruits, qui poussent sur des arbres en hauteur et conviennent donc parfaitement aux classes élevées de la société. En revanche, elles s'abstiennent à peu près complètement de légumes, laissés aux paysans. Pour les cas délicats, tels la fraise ou le melon, les médecins recommandent la plus grande prudence.


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Les épices paradisiaques.



Au Moyen Âge, on croit que toutes les épices sont originaires d'Orient ou d'Inde, régions elles-mêmes réputées proches du paradis terrestre. Avec les animaux exotiques, les monstres humanoïdes et les pierres précieuses, les épices font partie des "merveilles" de l'Inde. Ce sont les quatre fleuves nés dans le jardin d'Éden qui les acheminent vers les ports de commerce. Par exemple jusqu'à Alexandrie, comme l'explique Joinville, le compagnon de Saint Louis lors de la 7e croisade :
"Avant que le fleuve n'entre en Égypte, les gens qui ont l'habitude de le faire jettent leurs filets déployés dans le fleuve, au soir ; et quand vient le matin, ils y trouvent ces marchandises vendues au poids qu'on apporte ici, c'est-à-dire gingembre, rhubarbe, bois d'aloès et cannelle. Et l'on dit que ces choses viennent du paradis terrestre, où le vent les fait tomber des arbres, à la manière dont il fait tomber le bois sec dans les forêts de nos régions."


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La graine de paradis.



L'origine paradisiaque des épices est pour beaucoup dans le succès au XVe siècle d'une petite graine bien oubliée aujourd'hui : la maniguette, produite en réalité par un arbuste d'Afrique occidentale, mais que l'on appelle "graine de paradis" en France. Sa saveur brûlante en fait un substitut de luxe au poivre dont la consommation s'est largement répandue dans la population. Avides de se distinguer du bas peuple, les élites françaises adoptent avec ferveur un produit dont le coût est exorbitant. Cette mode retombe brusquement à la fin du XVe siècle, lorsque la première exploration des côtes africaines révèle que la graine de paradis ne mérite pas son nom.



Récoltes fantastiques.


Toutes les récoltes d'épices ne sont pas une pêche miraculeuse. Barthélemy l'Anglais imagine plutôt qu'il faut aller chercher la cannelle dans le nid du Phénix, cet oiseau extraordinaire qui renaît de ses cendres et symbolise l'immortalité. Quant aux poivriers, ils sont gardés par des serpents que l'on ne peut éloigner qu'en mettant le feu aux arbustes, ce qui donne au poivre "sa couleur foncée et noire, car il est blanc de nature". Voilà qui paraît justifier les prix élevés que pratiquent les marchands d'aromates. Ceux qui pouvaient se les payer devaient s'estimer heureux de bénéficier ainsi d'un avant-goût du paradis.


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Source Bibliothèque Nationale de France.
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