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13 octobre 2007 6 13 /10 /octobre /2007 21:48
La vie urbaine au Moyen âge.





Les communes.

Avec le réveil économique et la croissance des villes, l'influence de ses habitants, les burgenses ou bourgeois était croissante. Dans les principales cités d'Europe s'étaient formées des associations appelées corporations, guildes ou hanses, et rassemblant les personnes exerçant le même métier. Au début leur rôle consistait en un soutien mutuel contre la concurrence et le besoin. Mais les corporations se heurtèrent très vite aux seigneurs qui voyaient d'un mauvais œil cette organisation étrangère à l'ordre féodal. La lutte entre seigneurs et bourgeois fut ainsi à l'origine du mouvement des communes libres. Peu à peu, la prospérité et l'unité de la bourgeoisie citadine réussissait à contrôler ou neutraliser le pouvoir effectif du seigneur. Les moyens utilisés étaient divers. Parfois, les citoyens trouvaient l'appui d'un allié précieux : l'évêque de la ville. L'évêque n'hésitait pas à défendre les bourgeois contre leur seigneur et même à prendre les armes pour s'opposer aux grands féodaux. Dans d'autres lieux, c'est le souverain lui-même qui soutenait les prétentions des bourgeois : le comte de Flandre et le roi de France encouragèrent le mouvement des communes. Pour le roi de France, il s'agissait d'affaiblir le pouvoir des grands feudataires du royaume. Ainsi, les citadins d'une ville « se gouverner en commun », d'où l'appellation de commune.



Les libertés communales.

Les libertés communales Dans la plupart des cas, les bourgeois conjurés achetaient leurs libertés au seigneur. Si le seigneur acceptait, on rédigeait des « chartes de franchise » (ou de liberté), énumérant les droits accordés aux communes libres. Mais bien souvent, irrités par les refus et réticences qu'ils rencontrèrent, les citadins n'hésitèrent pas à recourir à la violence. Bien sûr, la répression féodale était terriblement sanglante (1076 : Le Mans, 1114 : Amiens ...). Mais le mouvement s'étendit durant les XIIe et XIIIème siècle. Les libertés acquises par les villes étaient plus ou moins étendues. Au nord-est de la France, la commune jouit d'une réelle indépendance. Elle fait ses lois, bat sa monnaie, lève une milice... Mais c'est en Allemagne et Italie du Nord que les libertés sont les plus larges : les communes constituent de véritables petits états. Ayant obtenu leur autonomie, les communes s'organisèrent sous le gouvernement de leurs magistrats, contrôlés et aidés par le conseil communal, dont faisait partie les personnages les plus riches et les plus influents de la cité. Souvent, des conflits éclataient entre les corporations et les grands de la cité (marchands, banquiers...). Le roi proposait alors son arbitrage face à ces conflits permanents. Mais parfois, la cité faisait appel à un personnage étranger à la ville, le podestat (celui qui exerce l'autorité), auquel on confiait le gouvernement de la cité. Le mouvement d'émancipation de ces villes introduisit des manières de penser et des attitudes qui étaient étrangères au monde féodal. Enfin, il légua une institution qui se maintint jusqu'à nos jours : le régime municipal.


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Paris au Moyen Âge.

Protégé par l'épaisse muraille de ses remparts, qui discipline sa croissance et le met à l'abri des invasions, Paris, à la fin du XIIIe siècle, compte environ 200 000 habitants, ce qui est énorme pour l'époque. Située sur la montagne Sainte-Geneviève, l'université attire plus de deux mille étudiants et une centaine de professeurs venus de toute l'Europe. Dans ce quartier, marchands et artisans sont surtout spécialisés dans le livre (relieurs, parcheminiers, enlumineurs). Entre ce quartier intellectuel de la rive gauche et la ville marchande de la rive droite, l'île de la Cité concentre les fonctions politiques et religieuses. Robert le Pieux, au début du XIe siècle, a décidé d'y établir la résidence royale. A partir de 1160, sous l'impulsion de Sully, évêque de Paris a été ouvert le chantier d'un nouvelle cathédrale. L'évêque dirige lui-même les travaux, embauchant tailleurs, charpentiers... Grâce à l'application des principes de l'architecture ogivale (ou gothique), Notre-Dame peut élever sa voûte jusqu'à 35 mètres, et ses murs troués de vitraux multicolores, permettent à la lumière de pénétrer dans la nef pour éclairer les nombreuses statues. En 1245, Saint Louis fait construire la Sainte-Chapelle, un monument d'une audace architecturale exceptionnelle. 1130 panneaux de verre y résument l'histoire du monde telle qu'elle est racontée dans la Bible. Situé au croisement d'une voie fluviale, la Seine, et de la route terrestre allant d'Orléans à Senlis, Paris est aussi un carrefour commercial important et un grand centre économique et bancaire. La Seine est encombrée de bateaux et ses rives sont parsemées de moulins. Sur la rive droite, deux grandes bâtisses construites par Philippe Auguste permettent la protection des marchandises entreposées. Par suite du développement de la ville, ce premier marché permanent (les premières halles) déborde rapidement l'enceinte prévue. Les ateliers et les échoppes envahissent alors les rues. Les artisans se regroupent par rues auxquelles ils donnent le nom de leur corporation : rue de la Ferronnerie, rue de la Tissanderie... La corporation la plus importante est celle des « marchands d'eau », son chef, finira par s'imposer comme maire de Paris.


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Des rues très animées.

En 1131, le fils aîné de Louis VI qui se promenait à cheval dans Paris fut jeté à bas de sa monture qui avait été effrayée par un troupeau de cochons. Le dauphin se fractura le crâne et mourut peu après. Le roi avait donc interdit les cochons dans la ville. Mais les animaux ne disparurent pas pour autant. Les places et les rues étaient très sales, jusqu'au jour où Philippe Auguste, incommodé par l'odeur de purin qui monter jusqu'à ses fenêtres décida de les faire paver. Ces rues étaient le théâtre d'une immense animation. Dès le lever du jour, l'étuveur invitait les citoyens a prendre un bain chaud dans son établissement. Les boutiques s'ouvraient alors : drapiers, barbiers interpellaient les clients depuis le pas des portes, le pâtissier offrait ses gâteaux, ses saucissons et son pâté. Le pain était vendu par des marchands ambulants, qui le portaient dans de grands paniers en osier. Comme les gens ne savaient pas lire, les commerçants affichaient de lourdes enseignes sur leur boutique. Mais il n'y avait pas que les marchandises que l'on vantait dans la rue. Les actes officiels et les nouvelles étaient criés. Des attroupements de badauds se formaient autour de jongleurs, musiciens qui récitaient notamment des chansons de geste. Mêlés à la foule, les mendiants imploraient les passants. Les eaux usés et les détritus étaient jetés par les fenêtres, « Gare à l'eau ! » criait-on. Lorsque la nuit tombait, les rues étaient plongées dans l'obscurité, il n'y avait pas encore d'éclairage public. Aussi, la nuit, les rues étaient-elles abandonnées aux brigands.


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Source France Histoire.

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Jehanne - dans La Société
13 octobre 2007 6 13 /10 /octobre /2007 21:32
La vie rurale au Moyen âge.



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Campagne et ville.

Les paysans représentent près de 95% de la population médiévale, ils représentèrent la base matérielle, et le fondement de l'activité économique de la civilisation européenne. Le dynamisme des marchands et artisans fit la prospérité des cités, mais ce sont les paysans qui nourrissaient les citadins. Le travail de la terre était pénible et laborieux, mais il s'améliora, et permit à l'Europe de prospérer. Au Moyen Âge, la séparation entre ville et campagne était moins nette qu'aujourd'hui. Autour des remparts de la cité s'étendaient champs et prés. Mais le développement technique avec l'essor du commerce, de l'artisanat et des travaux intellectuels en ville, et de la culture et de l'élevage en campagne, entraîna une séparation plus marquée. La vie des paysans épousait le rythme des saisons, les mêmes travaux se répétaient d'une année à l'autre. Les transformations à la campagne étaient moins nombreuses et moins rapides qu'en ville. La vie citadine, au contraire, favorisait le contact entre les individus, la diffusion des connaissances techniques et intellectuelles. L'habitant des cités apparaissait moins soumis aux contraintes de la nature.


La représentation du temps.


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Au Moyen Âge, les paysans avaient une conception du temps très différente de la nôtre; ils se le représentaient comme quelque chose qui se répéter sans cesse et qui revenait toujours à son point de départ, à l'instar des aiguilles d'une horloge. Le temps était pour eux à l'image des saisons qui se succéder. Ainsi le calendrier des paysans épousait étroitement la succession des activités agricoles (labours, semailles, récoltes...). Les mois de l'année sont un motif fréquemment représenté au Moyen Âge, chaque mois est symbolisé par les activités agricoles de la saison.



Deux catégories de paysans.
  • Les serfs de la glèbe : Les paysans, ou serfs de la glèbe (c'est-à-dire de la terre, au sens de sol cultivé) faisaient partie du domaine. Lorsque le terrain était vendu, ils passaient d'un maître à l'autre, de la même manière que les animaux de la ferme. Les fils de paysans devenaient paysans comme leurs ancêtres, et comme leur futur descendance. Mais le servage n'était pas à proprement parler l'esclavage, même si la condition des serfs était proche des esclaves de l'Antiquité. Dès la fin de l'Empire romain, l'esclavage avait reculé sous l'influence de la nouvelle organisation économique et sociale, qui s'était formée autour du domaine, et qui suppléait l'État en pleine décomposition. De plus l'Église condamnait l'esclavage. Les serfs avaient beaucoup d'obligations mais aussi des droits. Ils étaient pleinement considérés comme des personnes, et théoriquement, ils pouvaient quitter le domaine à tout moment, aucune loi ne les obligeait à rester liés à la terre.
  • Manants et alleutiers : Le phénomène de servage se généralisa en Europe du Nord. En témoignent les nombreux vocables européens. Du latin manere (resider), dérivèrent les mots mansus ou manse, c'est-à-dire les champs et la maison des paysans. En français, le paysan fut appelé manant, celui qui reste sur la terre. L'habitation de la ferme fut appelée maison. En Angleterre, les seigneurs appelèrent manor, manoir, le petit château destiné à surveiller et protéger les champs. A côté des serfs subsistaient des paysans libres ou alleux. Les alleutiers (ou vilains), comme on les appelait en France, étaient fort nombreux dans l'Europe du Sud.

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La répartition du territoire.

Au début du Moyen Âge, l'Europe était une étendue inculte et sauvage, appauvrie par le passage des tribus barbares. La transformation de ce continent est le résultat du labeur ininterrompu commencé à l'époque médiévale, et en particulier des grands défrichements des forêts (par le feu ou la hache). La terre appartenant au seigneur était divisée en deux parties :
  • La réserve domaniale : Du latin dominus (maître). En plus du château ou de la résidence seigneuriale, elle comprenait les champs, les vignes, les pâturages, es forêts, terrain de chasse du seigneur. Elle comprenait également le village installé autour du château, avec le four, le moulin et des artisans tels que le sellier ou le forgeron.
  • Les manses : Le reste du domaine était divisé en manses (ou tenures) attribués selon leur étendue à une ou plusieurs familles paysannes. Le manse était la cellule fondamentale de l'économie agraire du Moyen Âge. Le serf disposait des produits du potager, ainsi que de la basse-cour et du porc, une des seules sources de protéine animale, le mouton était réservé à la laine et le bœuf pour le trait. Le serf avait également le droit de faire paître ses bêtes sur les champs en jachère (terrains non cultivés).

L'évolution du servage.

En échange de la terre et de la protection militaire, le serf avait quelques devoirs envers son seigneur. Il devait remettre une partie de la récolte à son suzerain et de payer des taxes. Il devait également participer gratuitement à des travaux appelés corvées. Ces tâches pouvaient être labours, récoltes ou sarclages sur les terres du seigneur. Mais ils étaient également appelés à la réparation d'un pont, creusement d'un puits ou réparation des murs du château. Mais au fil des ans, les besoins en argent des seigneurs s'accrurent, en partie à cause de l'enrichissement général. Le paysan quant à lui obtenait des revenus en vendant au marché les produits qu'il ne consommait pas. Cela modifia la condition du serf qui pouvait ainsi s'affranchir des corvées et réquisitions militaires en échange d'une somme d'argent au seigneur. On passa ainsi du servage au fermage, le propriétaire louait la terre au paysan qui l'exploitait à son compte. La production agricole augmenta considérablement car le paysan travaillait à son compte et se devait d'obtenir de quoi payer le loyer et de quoi nourrir sa famille.


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De nouvelles techniques agricoles.

Les paysans avaient constatés que certaines cultures comme les céréales, appauvrissaient le sol, alors que d'autres comme les légumes l'enrichissaient. Pour éviter l'épuisement du sol, les agriculteurs de l'Antiquité avaient institué le système de la rotation biennale : un champ semé en céréales était laissé en jachère l'année suivante, il était labouré, mais non semé, et servait de pâturage. Au Moyen Âge, la rotation devint triennale : le champ était cultivé en céréales la première année, puis en légumes la deuxième année, avant d'être laissé en jachère la troisième année. Le gain de ce système était double. En effet, désormais seul un champ sur trois restait improductif, et la culture des légumes enrichissait la terre. La production augmenta de 50%, le paysan pouvait vendre ses excédents et améliorer sa condition précaire. De plus, la technique permit l'amélioration des outils agricoles : araire, charrue, herse, houe, faucille...




Source France Histoire.

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Jehanne - dans La Société
13 octobre 2007 6 13 /10 /octobre /2007 21:14
Les divertissements populaires au Moyen âge.



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Foires et spectacles.
  • Les foires : C'est à partir du IXe siècle et sous l'essor des croisades qu'une ferveur religieuse redonne de la vigueur à la vie sociale. Les grandes foires européennes du Moyen Âge eurent à cette époque leur premier moment d'authentique splendeur. Les foires apparurent comme la conséquence de la nécessité pour les commerçants de s'approvisionner en marchandises de toutes sortes. La France fut un acteur de premier ordre dans le développement des grandes foires médiévales, parmi lesquelles se détachent celles de la Champagne et la foire parisienne du Lendit. Au XIIe siècle apparurent d'autres foires et d'autres produits, notamment la foire de Beaucaire en Languedoc. Mais avec le temps, les foires méridionales françaises furent éclipsées par celles organisés quatre fois l'an, deux semaines durant, dans la ville de Lyon, depuis 1420. La situation privilégiée de Lyon, à un croisement où confluent les courants du trafic international provenant des quatre points cardinaux, en fit une ville de foire par excellence.
  • Les spectacles : Le Bas Moyen Âge fut une époque où l'industrie et le commerce eurent un essor qui ne sera dépassé qu'à l'aube de la Révolution industrielle du XVIIIe siècle. Les gens se déplaçaient alors partout, sur mer comme sur terre. Des spectacles itinérants se produisaient de foire en foire et sur les plus modestes marchés régionaux. Saltimbanques, funambules, lanceurs de couteaux, ventriloques, conteurs, bouffons, pitres, mimes... passaient de palais en châteaux, sans négliger les plus petites cours royales. Parfois, d'authentiques œuvres théâtrales étaient montées. Les œuvres représentées par ces compagnies ambulantes étaient rudimentaires, car peu de gens pouvait lire et écrire. Les dialogues pouvaient ainsi être livrés à l'improvisation des interprètes, qui pouvaient être des étudiants en vacances ou des religieux.



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Les tournois.

Seuls les chevaliers pouvaient participer aux joutes et aux tournois. Ces compétitions étaient le spectacle le plus apprécié du public durant tout le Moyen Âge. Le tournoi était solennellement ouvert par un héraut (officier chargés de faire des proclamations solennelles), qui annonçait sur les places publiques l'intention du roi ou d'un grand seigneur de rassembler pour cette fête les chevaliers les plus réputés du pays. Autour d'une vaste esplanade, appelée lice, les participants avaient élevés leurs riches tentes ou pavillons. Au sommet de la lance plantée à l'entrée était suspendu le bouclier avec les armoiries du seigneur. Le tournoi durait habituellement plusieurs jours. Les épreuves étaient variées et dotées d'un riche prix. Les adversaires s'affrontaient avec des armes dites « courtoises », c'est-à-dire rendues inoffensives ou presque (les accidents étaient fréquents) : les lances étaient épointées et les épées privées de leur tranchant. Alors que la joute voyait s'affronter deux cavaliers séparés par une barrière ou une corde, la « mêlée » consistait en une véritable bataille rangée entre deux groupes de cavaliers égaux en nombre. La mêlée se déroulait en champ libre, et bien qu'il existât quelques règles comme celle de ne pas frapper d'estoc, elle était très violente ! Il n'était pas rare de sortir des morts du terrain d'affrontement. Au XVe siècle, se formèrent des compagnies de chevaliers dont l'unique but était de favoriser des tournois. Pour les jeunes fils cadets d'aristocrates, le tournoi devenait une véritable profession. A en croire les chroniqueurs, les combats devinrent de plus en plus spectaculaire. Il y avait parfois d'autres compétitions comme la lutte libre, le tir à l'arc, à l'arbalète ou à la fronde.


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La joute.

L'épreuve la plus spectaculaire était la joute, au cours de laquelle deux adversaires s'affrontaient directement, à pied et à cheval. Le chevalier défiait son rival en touchant de la pointe de l'épée le bouclier suspendu à son pavillon. Le défi devait alors être relevé. Descendu dans la lice, le chevalier parait son armure resplendissante, manifestant ses sentiments envers sa dame, à qui l'on dédiait le combat : le chevalier portait au bras, sur la lance, ou autour du cou, un voile ou un mouchoir aux couleurs de celle-ci. Puis la joute commençait. Au signal des juges, les concurrents s'élançaient au galop l'un contre l'autre; le choc des lances contre les boucliers ou l'armure était terrible. Si aucun des deux adversaires n'était désarçonné, un nouvel engagement succédait au premier. Au contraire, si l'un tombait, l'autre mettait pied à terre et le duel continuait à l'épée ou à la masse. Le perdant devait reconnaître loyalement sa défaite, sinon les juges le déclaraient « hors de combat ». Le vainqueur recevait non seulement le prix mis en compétition, mais aussi les armes, les chevaux et la personne même du vaincu : celui-ci était considéré comme prisonnier et recouvrait la liberté sous une rançon.


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Le dernier tournoi.

En 1559, c'est au cours d'un double mariage que se produisit un spectacle de bien funeste mémoire. Pour clôturer les festivités, un tournoi eu lieu à Paris. Le roi de France Henri II décida alors d'y participer pour affronter le comte de Montgomery, l'une des plus fines lames de l'époque. La fatalité fit qu'au cours de la troisième passe, la lance de Montgomery, déviée par l'écu d'Henri pénétra sous la visière du casque de celui-ci et lui traversa l'œil. Le roi agonisa dix jours, puis mourut. La reine Catherine de Médicis interdit alors les tournois et les joutes sur le sol français.


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Source France Histoire.

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Jehanne - dans Les Jeux
13 octobre 2007 6 13 /10 /octobre /2007 21:08
Les fêtes au Moyen âge.


Au Moyen Âge, près d'une journée sur trois est chômée, il y a beaucoup de vacances. La majorité des fêtes sont catholiques, mais la tradition a conservé quelques rites d'origine païenne :
  • Les fêtes catholiques
    • Epiphanie : Elle correspond à la présentation de Jésus aux Rois Mages. La traditionnelle galette des rois est alors partagée.
    • Carême : Quarante jours avant Pâques, le peuple est invité au partage, au jeun et à la prière.
    • Paques : Vers le début du printemps, on s'échange des œufs peints pour symboliser la fin des privations de l'hiver et du carême.
    • Toussaint : Fête d'origine celte, instituée par Louis le Pieux. Le 1er novembre, on fête Tous les Saints, c'est-à-dire de la Communauté des vivants et des morts.
    • Noël : Le 25 décembre, on fête l'avènement du Christ.
  • Les fêtes profanes
    • La fête des fous : Elle était célébrée le jour de Noël, ou le jour de l'An ou encore de l'Épiphanie. Les domestiques prenaient la place de leurs maîtres, les valeurs établies de la société étaient renversées et la religion était ridiculisée.
    • La fête de l'âne : Elle était célébrée dans certaines villes la veille de Noël. En souvenir de la fuite en Egypte, une jeune fille tenant un enfant dans ses bras pénétrait dans une église à dos d'âne. Pendant la messe, toutes les prières se terminaient alors par "hi-han". L'Église a rapidement interdit ces célébrations.
    • Les Mais : Le 1er mai ou au cours du mois de mai, les jeunes hommes déposaient des branches d'arbres devant la porte des jeunes filles à marier. La branche d'arbre symbolisait les qualités ou les défauts de la jeune fille.
    • La Saint-Jean : Le soir du 24 juin, au moment des moissons, on allume de grands feux. Les jeunes couples se tenaient par la main et sautaient par dessus le feu pour avoir des enfants ou une bonne récolte.
    • La Saint-Michel : Le 29 septembre, les paysans devaient payer aux seigneurs leurs redevances (taxes).
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Jehanne - dans La Religion
12 octobre 2007 5 12 /10 /octobre /2007 20:29
 Dénomination des monnaies



Dans son traité sur la numismatique , J. Adrien Blanchet(1) introduit ainsi sa nomenclature des monnaies anciennes :

« Les appellations ont été très diverses à toutes les époques. Tantôt les monnaies ont pris le nom des personnages qui les faisaient frapper, tantôt le nom de la localité ou elles étaient émises. Certains noms sont venus des types empreints sur les monnaies ou des titres portés par les seigneurs qui avaient émis le numéraire. Enfin il y a un grand nombre de dénominations particulières qui échappent à l'analyse ».

Que cela soit pour les reconstitutions historiques, ou pour l’écriture d’un ouvrage, se retrouver parmi la diversité des monnaies n’est pas simple. Surtout que pour une même époque, plusieurs pièces différentes circulaient sous des dénominations très différentes, ce qui obligeait souvent nos aïeux à extrapoler la valeur d’une pièce par son poids et son métal (or, argent, cuivre, billon).

Voici une liste non exhaustive du nom des monnaies ayant eu cours en France au Moyen Age et pendant les deux siècles qui suivirent (elles sont également dans cette liste, car elles font souvnt références à des monnaies qui circulaient au Moyen Age) :

AGNEL, AGNELET, AIGNEL
Nom donné à des monnaies d'or qui portent l'agneau comme type. « L'agnel est créé le 10 mai 1417. Dès le 21 octobre 1417, une seconde émission est ordonnée avec des agnels d'or au titre réduit d'un carat. Cette seconde émission fut notamment accompagnée par la création du heaume et du demi-heaume d'or, et par la seconde émission d'une florette et une 6e émission du guénar et du demi-guénar. Les monnaies royales françaises passèrent d'un pied 40e à un pied 60e. » (2)


ALBUS
Monnaie du XVIIe siècle. En français blanc, en allemand weisspfennig.

ANGELOT
L’Ange ou Angelot  tire son nom de l'archange saint Michel terrassant le démon (dragon) qui s y trouve figuré. L'angelot valait un écu d'or ; il fut émis en 1340.

ANGEVINS
C'est la monnaie d'Angers qui eut cours du Xe au XIVe siècle. Les pièces postérieures à 1266, représentant Charles Ier portent le titre de « Roi de Sicile ».

ARNAUDINS
On donnait ce nom à la monnaie d'Agen, parce que l'évêque Arnaud avait commencé à la frapper au XIIe siècle.

ASSIS
Nom latin du schilling, notamment sur des monnaies de Strasbourg.

ASPRE
Monnaie de compte de Turquie dont la valeur a beaucoup varié (En moyenne, 2 centimes). On donnait ce nom à diverses monnaies de l'Orient latin. XIIIe siècle.

AUGUSTALE
Monnaie d’or frappée en Italie par l'empereur Frédéric II, en imitation des anciennes monnaies romaines. Elle portait son buste et au revers un aigle.

BAUDEQUIN
Monnaie du XIIIe siècle, valant 6 deniers, qui représentait le roi assis sous un baldaquin.

BATZ
Monnaie de Berne, tire son nom de l'ours, bœtzen, armes de la cité. XVIIe siècle.

BERNARDINS
Monnaie de la seigneurie d'Anduze (Languedoc) portant un grand B dans le champ, émise sous Bernard II, seigneur d'Anduze, au XIIè siècle.

BESANT
Cette appellation venue de Byzance, paraît avoir servi à toute sorte de pièces d'or.

BLANC
Sous Philippe de Valois, le grand blanc valait 10 deniers et le petit blanc 6 deniers. Charles V, Charles VII, Louis XI et Louis XII rendirent au grand blanc sa valeur de 12 deniers.

CARLIN
Monnaie d'argent sur laquelle est figuré le prince assis sur un siège dont les bras sont des lions. Cette monnaie fut importée d'Italie par les comtes de Provence.

CAROLUS
Le Carolus, marqué d'un K, valait 10 deniers sous Charles VIII. Monnaie d'or d'Angleterre qui valait 13 livres 16 sous de France.

CHAISE
Monnaie d'or frappée depuis le règne de Philippe le Bel, sur laquelle est représenté le roi assis sur un trône.


COQUIBUS
Les évêques de Cambrai frappaient une monnaie qui portait un aigle. Le peuple considérant cet oiseau comme un coq, appela la monnaie Coquibus. Des Coquibus étaient également émis à Elincourt et à Wallincourt. Ceux de cette dernière localité, en 1306, devaient avoir cours pour une maille tournoye.

COURONNE
Monnaies d'or ou d'argent portant une couronne dans le champ, qui parurent sous Philippe de Valois.

CORONNAT
Sols et deniers de cuivre, monnaies frappées par les comtes de Provence et imitées par Charles le Mauvais.

DENIER
Monnaie de compte et monnaie réelle. Le denier valut approximativement 2 fr. 23 sous la première race, 2 fr. 52 et 3 fr. 49, sous Pépin et sous Charlemagne. Il y avait aussi le denier d'or à l'agnel, à l'écu, aux fleurs de lis, etc.

DOUBLE
Pièce valant deux deniers (double parisis, double tournois) qui parut en 1295.

DOUBLON
Monnaie d'or d'Espagne, frappée depuis 1497, qui valut environ 21 fr. 64, jusqu'en 1796. Il y a aujourd'hui plusieurs espèces de doublons.

DRIELANDERS
Jean IV, duc de Brabant, comte de Hainaut et de Hollande, créa le 17 février 1420, des espèces d'argent qui devaient avoir cours dans ces trois provinces. C'est de là que vint ce nom de Drielanders. Le Drielander valait 16 deniers tournois et avait des divisions de 12, 8, 6 et 4 deniers(3).

DUCAT
Monnaie étrangère à laquelle François Ier donna cours en France, en 1546, pour une valeur de 46 sous et quelques deniers. Le ducat d'Espagne ou double ducat valut, sous Henri III, 6 livres 4 sous de monnaie française. Sous Louis XIII, le double ducat d'Espagne et de Flandre, appelé aussi ducat à deux têtes, valait 10 livres.

ECU
Les écus d'or commencent en 1336, et valaient alors 25 sous. On les appelait ainsi parce que le roi y était représenté tenant un écu. Il y a eu des écus au soleil ou écus-sol, des écus à la couronne, des écus heaumés, des écus à la salamandre, au porc-épic, suivant les différents emblèmes qui accompagnèrent l'écusson. Depuis Louis XIII, on frappa des écus de 6 livres et de 3 livres (Demi-écus).

ENGROIGNE
Petite monnaie de Bourgogne (4).

ESTERLING
Monnaie d'origine anglaise, qui portait une tête couronnée et au revers une croix cantonnée généralement de douze besants. Ces pièces furent copiées presque dans toute l'Europe (5).

FLORIN
La monnaie d'or au type d'une fleur de lis très ornée tire son nom de Florence où elle fut frappée pour la première fois. Cette monnaie a eu une très grande vogue au XIVe siècle(6). Plus tard, le nom de florin a été donné à des monnaies d'argent.

FRANC
Les francs d'or qui remontent à 1360, représentaient le roi armé de toutes pièces et à cheval (franc à cheval). Charles V frappa des francs à pied sur lesquels le roi est représente debout sous une arcade gothique. On nomma aussi ces pièces francs de lis d'or, parce que le champ en était semé de lis. - Des francs d'argent portant la tête du roi et la légende Sit nomen Domini benedictum, parurent sous Henri III, Charles X, Henri IV et Louis XIII.

FLORETTES
De grands blancs valant 20 deniers tournois ou 16 deniers parisis, sous Charles VI, ils reçurent le nom de florettes à cause des lis qui en formaient le type principal.

GROS
Monnaie créée par saint Louis et valant 12 deniers ; appelée quelquefois gros blanc ou gros denier blanc. Henri II créa une pièce de monnaie appelée gros, qui valait 2 sous 6 deniers ou 6 blancs (les demi-gros valaient 3 blancs). On appelait aussi ces pièces gros et demi-gros de Nesle, parce qu’Henri II avait établi à l'hôtel de Nesle (dans les dépendances de l'hôtel actuel des monnaies) un atelier spécial pour la fabrication de ces nouvelles espèces de billon (1550).

HARDI
Ce mot vient de l'anglais farthing ; par changement de ing en in, de th eu d, en Angleterre ; de in en ii ou y et F en H en Gascogne, farthing devient fardin, puis hardy. Le farthing est précisément le quart du penny, comme le liard (li ardit) est le quart du sol(7)

HELIENS
Deniers du Périgord qui tiraient leur nom du comte Hélie II.

KOPEK
Monnaie russe, de cuivre, valant le centième du rouble (c'est-à-dire 4 centimes).

KREUZER
De l'allemand kreuz, croix. Monnaie qui est généralement la soixantième partie du gulden ou florin, C'est aussi une monnaie de compte.

LIARD
Monnaie du XVIe et XVIIe siècle. Ce mot vient de li ardit (v. Hardi). Le liard valait 3 deniers. Des lettres patentes du 4 juillet 1658, réduisirent la valeur de cette monnaie à 2 deniers, mais l'ancien cours fut repris en 1694.

LION
Monnaie d'or portant un lion, émise en 1338.

LIVRE
Le franc d'or de Jean et de Charles V valait 20 sous ou 1 livre, comme plus tard le franc d'argent de Henri III. C'est pour cela que les mots franc et livre ont été souvent synonymes. Comme monnaie de compte(8), la livre valait 20 sous, dans les systèmes tournois et parisis. La livre parisis valait un quart de plus que la livre tournois (c'est-à-dire 20 sous parisis ou 25 sous tournois).

LOUIS
Monnaie du XVIIe siècle. Le louis d'or et ses multiples ont été fabriqués en vertu de l’édit du 31 mars 1640. La valeur du louis, primitivement de 20 livres, a beaucoup varié depuis Louis XV jusqu'à la Révolution. Les louis d'argent, de 60, 30, 15 et 5 sous datent de la même époque ; on a donné aussi à ces pièces le nom d'écu, parce qu'elles portent l'écusson de France.

MAILLE
Ce mot (latin medalea, medalia) viendrait de media, avec le sens de demi(9). Cette étymologie s'accorde fort bien avec la valeur de la maille qui a généralement été considérée comme la moitié du denier.

MANCUSE
Monnaie d'or d'origine arabe ; on en frappa à Perpignan.

MARABOTIN
Nom donné aux dinars d'or des Almoravides d'Espagne, qui eurent cours dans le midi de la France au XIIe siècle (Almoravides, de l'arabe al morabeth). Alphonse VIII les imita et fit des marabolins alfonsins. Raimond-Bérenger, comte de Barcelone, copia également les dinars arabes(10).

MARAVEDI
Nom qui semble venir aussi des Almoravides. Maravédi de Vellon, trente-quatrième partie du réal ; maravédi de plata, double du précédent. Ce n'est plus qu'une monnaie de compte.

MARK
Monnaie allemande divisée en 16 schillings de 12 deniers (pfennige).

MELGORIENS
Les deniers de Melgueil.

MOUTONS
Monnaie d'or à la grande laine, à la petite laine (v. Agnel).

NOBLES
Les nobles à la rose étaient des monnaies d'or anglaises ainsi nommées parce que leurs types étaient gravés au milieu de lignes ondulées imitant les pétales d'une rose. Les nobles représentaient généralement le roi armé, dans une nef voguant sur la mer. Les nobles valaient d'abord 6 sous 8 deniers. Lorsque Rouen capitula le 13 janvier 1419, la ville dut payer 100.000 écus d'or, dont deux égaleraient un noble d'Angleterre. Les nobles Henris, autre monnaie anglaise, pesaient 14 grains de moins que les nobles à la rose.

PARISIS
De 1330 à 1336, on frappa des monnaies appelées parisis d'or, qui valaient une livre parisis, et des parisis d'argent, valant 12 deniers ou un sou parisis. Plus tard, les parisis redevinrent une monnaie de compte plus forte d'un quart que la monnaie tournois.

PATARD ou patar
Monnaie frappée sous Louis XII valant à peu près le liard. Les patards furent très répandus en Flandre.

PIASTRE
Monnaie espagnole valant environ 5 francs, en 1722 ; fut nommée piastre forte lorsque sa valeur eut un peu augmenté.

PISTOLE
Monnaie d'or d'Espagne de la même valeur que les louis d'or, qui devint au XVIIe siècle une monnaie de compte représentant 10 livres.

PITE ou Pougeoise
Monnaie qui valait la moitié de l'obole ou maille.

RAIMONDINS
Deniers frappés par les comtes de Toulouse du nom de Raimond.

REAL
Monnaie d'Espagne et de Portugal.

RIXDALE
Terme corrompu de Reichsthaler. Monnaie d'argent usitée en Allemagne, en Hollande, en Suède, en Danemark. Sa valeur a beaucoup varié.

ROUMOIS
En Normandie, roumois et angevins étaient pris les uns pour les autres. Les roumois étaient probablement les monnaies frappées à Rouen ou ayant cours dans cette ville (11).

ROYAL
Nom donné à des monnaies d'or présentant la figure du roi sous un dais gothique.

RYDER
Monnaie de Hollande, appelée ainsi du cavalier qui y était représenté. Le Ryder d'or valait 14 florins ; le Ryder d'argent est appelé aussi ducaton.

SAIGA
Nom donné à la monnaie mérovingienne d'argent qui s'est substituée au triens.

SALUT
Les saluts d'or qui paraissent sous Charles VI, Henri V et Henri VI, valaient 25 sous. Ces pièces représentaient la salutation angélique.

SEQUIN
En italien zecchino (de zecca, atelier monétaire). Monnaie d'or émise d'abord à Venise, a une valeur approximative de 12 francs. Ce nom est donné à une monnaie d'or turque.

SIX BLANCS
Autre nom des gros de Nesle ; ces pièces et celles de 3 blancs correspondaient au sou et au double sou parisis. Louis XIV frappa également des pièces de 6 blancs (édit d'août 1656).

SOU
A l'époque mérovingienne, le sou d'or valait 40 deniers et le sou d'argent 12 (12), Louis XIV fit fabriquer des sous et des doubles sous (19 novembre 1657) ; les émissions se succédèrent depuis cette époque. La refonte de ces espèces eut lieu en 1853. Comme monnaie de compte, le sou était le vingtième de la livre.

TESTONS
Les testons, portant la teste du prince, commencèrent à paraître en Italie, au XVe siècle. Louis XII en fit frapper en France en 1513. Sous le règne de Henri III, on remplaça les testons par les pièces de 20 sous.

THALER
Monnaie d'argent allemande, divisée en 20 gros (autrefois en 24), valant de 3 fr. 70 à 3 fr. 90.

TOURNOIS
Monnaie tirant leur nom de la ville de Tours. Monnaie de compte employée concurremment avec la monnaie parisis, jusqu'à Louis XIV. Ce prince ayant aboli l'usage de compter par parisis, les comptes en tournois furent seuls admis.

VIERLANDER
Monnaie qui se divisait en demis et en quarts, créée par Philippe le Bon (1430-1467) pour le Hainaut, le Brabant, la Flandre et la Hollande (13). En 1470, les virelans de Flandre avaient cours en France pour 12 deniers (14).




Abréviations courantes

Voici quelques abréviations courantes des inscrïptions sur les monnaies.

D. G. : Dei Gratia
F. R. : Francorum Rex
CAL ou KOL : Charles
XPC : Christ




Notes

(1) J. Adrien Blanchet, Nouveau manuel de numismatique du Moyen Age et Moderne, 1890, p. 29
(2) CGB – Compagnie Générale de Bourse : http://www.cgb.fr/
(3) Robert, Numismatique de Cambrai, Paris 1861, p. 138.
(4) In, Revue numismatique, 1843, 1845.
(5) V. J. Chautard, Imitations des monnaies au type esterlin, in-8, 1871-72
(6) Dannenberg, Numismatique Zeitschrift, Vienne, 1880, p. 146-185.
(7) Adrien de Longpérier, Revue numismatique, 1884, p. 108).
(8) In, Revue numismatique, 1888, p. 34
(9) L. Blancard, Ordonnance de 1315, 1883, p. 56
(10) In, Revue numismatique, 1844, p. 278 ; 1856, p. 64, etc.
(11) L. Delisle, Revenus publics en Normandie, Bibliothèque de l’Ecole des Chartes, 1848-49, p. 186
(12) Guérard, Prolégomènes du polyptique d'Irminon, p. 114
(13) Chalon, Recherche sur les monnaies des comtes de Hainaut, p. 116
(14) F. Le Blanc, Traité historique des monnoyes de France, Paris 1690 ; Amsterdam, 1692 (avec la dissertation historique sur les monnaies de Charlemagne). Page 309.
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Jehanne - dans Le Langage
12 octobre 2007 5 12 /10 /octobre /2007 19:54

Du voyage à Jérusalem aux croisades.


Les expéditions militaires vers la Terre sainte et Jérusalem ont débuté après un appel du pape Urbain II à Clermont (Auvergne), le 27 novembre 1095, en vue de secourir les chrétiens d'Orient et délivrer les Lieux Saints.

Les contemporains d'Urbain II employaient des expressions aussi variées que "voyage vers la Terre sainte», «voyage d'outre-mer» ou «passage» pour les désigner. Ils qualifiaient les pèlerins en armes de «croisés» eu égard à la croix qu'ils cousaient sur leur épaule gauche.

Le mot «croisade», qui dérive de croix, apparaît pour la première fois en langue d'oc "crozada" ainsi que l'indique l'historien Michel Roquebert, mais c'est pour désigner... l'Affaire de la Paix et de la Foi, autrement dit la croisade des Albigeois. On repère le mot à la laisse (vers) 130 de  la Chanson de la Croisade (Canso de la Crozada   ), un poème écrit par Guillaume de Tudèle vers 1213.

C'est seulement à la fin du XVe siècle que le mot est appliqué en français aux expéditions vers la Terre sainte,... alors que celles-ci relèvent déjà d'un lointain passé.

Le mot «croisade» s'est étendu ultérieurement à la  Reconquista espagnole et au  Drang nach Osten allemand.

Le mot est depuis lors employé sans contenu religieux pour désigner une opération civile à vocation humanitaire... ou une guerre prétendûment «juste». En 1885, le chef républicain Jules Ferry justifiait la colonisation en la présentant comme une «nouvelle croisade civilisatrice». Plus près de nous, le président américain George Bush parle de la guerre contre le terrorisme comme d'une «croisade» du Bien contre le Mal !
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Jehanne - dans Le Langage
12 octobre 2007 5 12 /10 /octobre /2007 19:38
Urbain II prêche la Croisade.



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Le 27 novembre 1095, le pape Urbain II, profite d'un concile à Clermont pour lancer un appel à repousser les infidèles, en particulier les Turcs qui menacent les chrétiens d'Orient et multiplient les obstacles aux pèlerinages des Occidentaux en Terre Sainte, sur le tombeau du Christ...

Cet appel est l'amorce de ce que l'on appellera beaucoup plus tard la première croisade.



Un appel à moins de violence.

De son vrai nom Odon de Lagery, le pape Urbain II, né en Champagne 53 ans plus tôt, a été à Reims l'élève de Saint Bruno avant de devenir moine à Cluny.

Il succède en 1088 à Victor III sur le trône de Saint-Pierre. Il s'inscrit dans la lignée des grands papes réformateurs d'après l'An Mil comme Grégoire VII.

Il veut en particulier moraliser la chevalerie, éradiquer la violence et mettre fin aux guerres privées entre seigneurs féodaux, brutales, incessantes et cruelles.

Au concile de Clermont (aujourd'hui Clermont-Ferrand, en Auvergne), le pape tente d'abord de régler les problèmes matrimoniaux du roi capétien Philippe 1er.

Cela fait, il prononce un sermon retentissant à l'adresse des 310 évêques et abbés français. Il rappelle les menaces très graves qui pèsent sur les chrétiens byzantins, du fait de la défaite de leur empereur face aux Turcs à Malazgerd (1071). Il invite les guerriers d'Occident à prendre la croix et à mettre leur énergie au service de la foi.

Il s'inquiète aussi des violences faites aux pèlerins depuis que le Saint-Sépulcre (le tombeau du Christ à Jérusalem) a été détruit sur ordre du sultan fatimide d'Égypte El-Hakim, dans un accès de fanatisme (c'était en 1009).

Il encourage en conséquence les «Francs» de toutes conditions à secourir leurs frères chrétiens. Et il accorde l'indulgence plénière, c'est-à-dire la rémission de tous leurs péchés, à tous ceux qui perdraient la vie au cours de leur combat contre les infidèles.

Après cela, il prononce un sermon à l'adresse des 310 évêques et abbés français dans lequel il invite les guerriers d'Occident à prendre la croix et à mettre leur énergie au service de la foi.

Il accorde l'indulgence plénière, c'est-à-dire la rémission de tous leurs péchés, à tous ceux qui perdraient la vie au cours de leur combat contre les infidèles (il s'agit essentiellement des Turcs).






L'appel de Clermont est dans le droit fil des «trêves de Dieu» par lesquelles le clergé, tout au long du Xe siècle, appelle les chevaliers à interrompre leurs combats et à respecter les non-combattants (femmes, enfants, ecclésiastiques, marchands,...).

Un enthousiasme immédiat.

Après le concile, le pape Urbain II développe ses objectifs dans plusieurs lettres aux clergés des différentes régions d'Europe.

Les ecclésiastiques, tel le prédicateur Pierre l'Ermite, répercutent son message auprès des fidèles qui lui réservent un accueil enthousiaste. Paysans et chevaliers se font coudre une croix sur leurs vêtements et se préparent à partir au cri de «Dieu le veut !»... Les uns et les autres s'apprêtent au «voyage», chacun de leur côté.




Source Hérodote.net

 


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Jehanne - dans Contexte historique
12 octobre 2007 5 12 /10 /octobre /2007 18:57
Les armes au Moyen âge.


l'arc:

cette arme de jet est très simple ,il est muni d'un simple bâton courbé  et d'une corde attaché au deux extrémités  et avait pour projectiles des flèches très pointu et tranchantes.



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le fléau:

Arme composée d'un manche de bois muni d'une chaîne métallique à laquelle est accrochée une masse de fer. Le fléau était surtout employé en Allemagne et en Suisse à partir du XI siècle mais beaucoup moins en France.
Cette arme était terriblement destructive pour les hauberts mais pouvait également blesser celui qui la maniait. Les fléaux des fantassins avaient un manche plus long afin de pouvoir atteindre les cavaliers.
La masse suspendue à la chaîne était généralement sphérique et munie de pointes plus ou moins longues, mais elle pouvait aussi n'être qu'un lingot de fer rectangulaire.


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la masse:

C'est une arme offensive composée d'un manche et d'une partie contondante à une extrémité. La simple massue est certainement l'arme la plus anciennement connue. A l'origine, ce n'était qu'un bâton de bois sur lequel était resté la souche.
Au moyen âge, la masse est admise dans les combats vers la fin du XI siècle. La partie contondante est faite de métal (Bronze, plomb ou fer) et de forme cylindrique ou sphérique. Les Anglais utilisaient beaucoup la "morning star", terminée par une boule munie de pointes.
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l'arbalète:

Arme de jet dérivée de l'arc utilisée dès le X siècle. Elle est composée d'un arc de corne ou de métal, d'une pièce en bois permettant de fixer l'arc (arbrier) et d'un mécanisme permettant de maintenir la corde tendue (noix), de lâcher la flèche (détente) et de bander l'arc. Les flèches courtes tirées par l'arbalète s'appellent des carreaux. Très puissante et précise, c'était une arme très meurtrière, elle fut interdite par le concile de Latran en 1139 (entre chrétiens mais permise contre les infidèles). Sa portée pouvait aller jusqu'à 150 mètres. Ses défauts étaient son poids et sa cadence de tir (2 carreaux par minute contre 12 flèches pour un bon archer). Mais l'arbalète était plus facile à manier que l'arc et nécessitait moins de temps pour la formation des tireurs.
Les différents types d'arbalètes se caractérisent par le mécanisme utilisé pour bander l'arc : à la main, à pied de biche, à tour ou à cry. Des mécanismes plus sophistiqués permettaient une plus grande puissance mais alourdissaient l'arme. Les premières arbalètes se bandaient à la main à l'aide d'un étrier et d'un crochet attaché à la ceinture. Les arbalètes à pied de biche étaient plutôt utilisées par des cavaliers. Elles étaient plus légères et plus facile à bander.


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L'épée.

C'est l'arme par excellence du chevalier et de l'homme d'arme du Moyen Age. L'origine de l'épée remonte à la plus haute l'antiquité et même sans doute à l'âge du bronze. Les Grecs et les Romains utilisaient des épées plutôt courtes (60 centimètres environ) d'abord en bronze puis en fer. Toutefois, leur qualité n'était pas excellente. L'usage de l'épée longue semble débuter à l'époque Franque et plus spécialement Carolingienne. A partir de cette période, l'épée devint l'arme la plus noble et portait même souvent un nom (la plus célèbre est Durandal, l'épée de Roland) et son pommeau renfermait parfois des reliques. Elle mesurait environ 90 centimètres.
Jusqu'au XIIe siècle, l'épée, qui possédait deux tranchants se terminait par un bout plutôt arrondi. Cela indique certainement que c'était une arme utilisée pour la taille et non pour les coups d'estoc. A la fin du XIIe siècle, la poignée devient assez longue pour permettre de se servir de l'arme à deux mains. Ensuite, la forme de l'épée ne se modifie guère jusque vers le milieu du XIIIe siècle. A cette époque, on distingue deux types d'épées: les épées à lame légères, utilisées de taille et d'autres à larmes lourdes, plus courtes et destinées à des coups d'estoc. Les chevaliers en possédaient souvent une de chaque, la première utilisée à cheval et la seconde pour le combat à pied. Au XVe siècle, les armées donnant un rôle important à l'infanterie, comme les Suisses par exemple, équipèrent leur fantassins de grandes épées à deux mains pouvant atteindre jusqu'à 1m65. Elles étaient utilisées pour faire des ravages contre les escadrons de cavalerie. L'épée perdit de son importance lors du combat avec l'avènement des armes à feu portatives et cessa d'être une arme de guerre dès le XVIe siècle. Elle fut remplacée par le sabre dans la cavalerie.



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la hache:

La hache en tant qu'outil est connue depuis la préhistoire. Les soldats Romains en utilisaient mais uniquement pour couper le bois. Les peuplades germaniques semblent être les premières a avoir utiliser la hache au combat.
Les Francs se servaient d'une hache courte au fer lourd, appelée Francisque. Elle pouvait être lancée à 3 ou 4 mètres de distance. A l'époque carolingienne, la hache dite "Danoise" est utilisée au combat. Elle est assez longue (environ 1m50) et tenue à deux mains. Elle sera utilisée jusqu'au XIIe siècle (Les Anglais en possédaient à la bataille d'Hastings en 1066). La chevalerie française adopta la hache vers la fin du XIIe siècle à la suite des premières croisades. Au XIIIe siècle, les fantassins portaient également des haches plus ou moins longues. A partir du XIVe siècle, des haches nouvelles apparurent: elles étaient forgées de façon a pouvoir frapper de taille et d'estoc. Une pointe aigue était ajoutée derrière la partie tranchante. Les haches des fantassins avaient aussi une pointe au bout du manche, genre baïonnette. Le manche s'allongea également et cette hache prends le nom de hallebarde au XVe siècle.


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la lance:

La lance sous sa forme la plus simple (long bâton de bois pointu et durci au feu) fut employée depuis la préhistoire alors même qu'on ne faisait pas la distinction entre armes de chasse et de guerre. Des pointes en pierre, en bronze et enfin en fer furent peu a peu ajoutées. Les premières lances de l'antiquité étaient plutôt courtes (1m60 environ) et maniées d'une seule main. Des armes beaucoup plus longues furent ensuite utilisées par les Hoplites (soldats Grecs) et surtout les Macédoniens (jusqu'à 6 mètres de long).
La lance comme arme de cavalier apparut au XIe siècle. Elle ne dépassait guère 3 mètres et était utilisée comme une arme d'hast pour charger. Elle était souvent ornée d'une bannière. Vers la fin du XIIIe siècle, une garde d'acier fut ajoutée pour protéger la main du chevalier. La façon de tenir la lance à changé au XIVe siècle grâce à l'emploi d'un crochet fixé sur l'armure et destiné à maintenir la lance sous l'aisselle du cavalier. Avant cela, la cette arme était tenue horizontalement au niveau de la hanche. Cette nouvelle technique permit l'utilisation de lances de plus en plus lourdes et longues (jusqu'à 5 mètres). Les lanciers formaient alors un corps d'élite car l'apprentissage n'était pas facile et les chevaliers Français étaient certainement les meilleurs à cet exercice ce qui n'a pas empêcher la défaite a la bataille d'Azincourt. La lance fut abandonnée au combat au XVIe siècle remplacée par les armes à feu.




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Jehanne - dans L'Artillerie
12 octobre 2007 5 12 /10 /octobre /2007 02:56
La sexualité au Moyen âge.


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PRÉSENTATION

Au Moyen Âge, plus précisément dans l'Europe occidental, l'influence religieuse était omniprésente dans la vie quotidienne des gens à partir de la deuxième partie de cette époque. Dès le XIIe siècle, la sexualité a été un des thèmes les plus abordé par l'Église.
Spécifions qu'avant le XIIe siècle, les prêtres avaient le droit de se marier et par ce fait, les gens n'étaient pas brimés dans leur sexualité. Ce n'est qu'après la deuxième partie du Moyen Âge que l'Église a interdit au prêtre d'avoir une sexualité et par conséquent, ceux-ci on imposé des restrictions et une pudeur du corps humain.

Par des documents tel que les livres de références, livre historiques, monographie ainsi par Internet, nous avons constaté que les sujets qui prédominent sont les moeurs religieuse, le mariage, la condition de la femme, la vie seigneurial, l'éducation et la culture. Nous avons trouvé une monographie particulièrement intéressante. Il s'agit de l'érotisme au Moyen Âge écrit par Arnaud de Lacroix. Ce livre traite de la façon dont la femme vivait sa sexualité, du mystère de l'érotisme ainsi que la sexualité populaire.

Dans ce contexte d'érotisme, est-il juste d'affirmer que la sexualité dans la deuxième partie du Moyen Âge n'avait d'autre but que la procréation et que le plaisir de la chaire était perçu comme étant un acte pervers?.Nous entendons par sexualité le plaisir de la femme l'érotisme.Nous proposons que la sexualité n'avait d'autre but que la procréation,car la religion interdisait les relations sexuelles hors mariage parce que la sexualité ne devait servir uniquement pour la procréation. De plus, une pudeur c'est installé vis-à-vis du corps nu rendant ainsi l'acte sexuel discret.

La variable indépendante est la sexualité au Moyen Âge et les variables dépendante est la procréation, le plaisir de la chaire et l'acte pervers. Par influence, nous voulons dire une emprise que les religieux avaient sur le peuple. Ils exerçaient un pouvoir ou une persuasion envers plusieurs domaines mais en particulier envers la sexualité.

Par brimer nous voulons dire se soumettre à des contraintes, ne pas avoir pleine liberté. Aussi, la condition de la femme nous voulons dire son état, son rang social, sa place dans la société et son rôle. Par le fait même, les actes perverssont des actes immoraux ou antisociaux, des actes honteux qui viol les principes de la morale établie.Par discret nous voulons dire se manifeste peu dans les relations sociales et qui n'attire pas l'attention. Lapudeur est un sentiment de honte ou de gène qu'une personne éprouve vis-à-vis de la sexualité et les moeurs sont une habitude de vie, coutumes d'un peuple ou d'une société.




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La régime politique et moeurs

Dans le féodalisme, il y a une certaine extension de terre, les grandes propriétés rurales, c'est-à-dire, c'est la propriété privée d'un seigneur, qui exerce dans cette propriété ce qui techniquement s'appelle les droits réalistes, du roi. Il y convoque l'armée, demande des impôts, juge les gens la  . Les difficultés de la vie quotidienne et l'angoisse du lendemain entraînent les hommes et les femmes du Moyen Age à profiter de toutes les occasions de rire, de faire la fête et d'oublier ces temps difficiles. Dans les villes, la rue est envahie par les musiciens ambulants, les jongleurs, les "monstreurs de bestes étranges" et les diseuses de bonne aventure.

En dépit des moeurs régionales, Il ya des dénominateurs communs : les mêmes genres littéraires, les styles artistiques. On ne peut pas parler précisément d'un Moyen Age français, mais d'une France médiévale, par exemple. Il y a des rois différents, mais dont la manière de penser, dont la coutume, l'alimentation sont presque les mêmes. Ce n'est pas possible d'isoler une entité. Il faut, pour étudier le Moyen Age, avoir l'esprit ouvert comme l'étaient les frontières à l'époque. la .Cette façon d'être de l'homme médiéval est en fait la manière d'être d'une civilisation encore très proche de la nature la . En effet, on procédait à la toilette qu'une fois les vêtements mis, et on se bornait à nettoyer les parties du corps qui restaient visibles. Ceci était avant tout dû à la promiscuité : plusieurs personnes partageaient la même pièce, et il n'y avait aucun moyen de s'isoler pour la toilette. la Les pauvres citadains se contentaient des bains publics.
On sait par exemle que Paris en comptait 26 en 1292. Ces bains étaient ouverts tous les jours sauf les dimanches et jours de fêtes.




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Les conditions de la femme

Les femmes portent la même chemise, mais tombant jusqu'à la cheville.
Par-dessous, celles qui tiennent à leur silhouette se serrent la poitrine dans un voile de mousseline que l'on épingle par derrière (l'ancêtre de notre soutien-gorge). La mode étant aux poitrines hautes, certaines n'hésitent pas à fixer des pelotes "en forme de pommes d'orange" pour améliorer leurs formes.la . Pour ce qui est du rôle des seins dans les rapports sexuels, il est clair que les caresser faisait partie au Moyen Age des attouchements préliminaires.

Les traités médicaux qui évoquent ces caresses le font à propos de la guérison de la stérilité. Au 15e siècle, la Practica major de Michel Savonarole apporte quelques détails " L'homme doit toucher légèrement la femme autour des seins et baiser spécialement les mamelons. " La C'est essentiellement à partir du 13e siècle que la poitrine se dévoile, lorsque la séduction du corps féminin s'affirme. Cette mode du décolleté a beau déclencher la colère des prédicateurs, leurs reproches n'empêcheront point le sein de continuer de se découvrir.




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L'amour courtois

Une fois la relation sexuelle consumée, on cherchait des formules nouvelles qui puissent maintenir le désir éveillé. Dans un texte qui s'appelle Traité de l'amour courtois, on dit que l'amour ne peut pas exister dans le mariage, parce que le mariage est envisagé comme une relation formelle destinée à la procréation. En dehors du mariage, il y a l'attrait par du fait d'échapper aux normes. La transgression a possédé une puissance érotique en soi. la .La lyrique des troubadours qui antecède l'acte sexuel est complètement érotique.
Toute forme de cour dans l'amour courtois, l'approche, l'efficace de ce code était plus ou moins excitant ou érotique. Par ailleurs, la maîtresse du roi de France Charles VII (1422-1461), Agnès Sorel (morte en 1450), lança, dit-on, la mode d'un sein dedans, un sein dehors : le peintre Jean Fouquet la représentera ainsi, sous les traits.., de la Sainte Vierge.


SE VOUS N'ESTES POUR MON GUERRE DONNEE

Se vous n'estes pour mon guerre donnee
Jamais ne mieux joie guerre donnee
Car par vous m'iert la grief guerre donnee
Dame mar vi vo dous regart riant
Qui me fera morir en guerriant



Les croyances

Dans le monde ancien, c'est plutôt la femme qui se place sur l'homme pendant la relation sexuelle. Parce que cette position permet un massagegénital et favorise le plaisir féminin. L'Eglise pense que cela est anti-naturel. Cela concerne la reproduction des gestes des positions socialespendant l'acte sexuel : l'homme étant supérieur devrait être dans la position supérieur, c'est-à-dire, sur la femme. Et on argumente surtout qu'avant Eve, Adam a eu une autre épouse, Lilith, qui, pour avoir changé cet état de choses, a perdu sa condition. L'érotisme, en tant que donnée culturelle, est donc traversé d'éléments idéologiques, religieux.


Les mariages

Autour de 1180, ces pratiques semblent changer : le rang du mari serait désormais supérieur à celui de la femme (auparavant, c'était le contraire, et le mari apportait un douaire à sa fiancée et sa famille).

Ces nouvelles pratiques matrimoniales sont sans doute explicables par l'attrait exercé par la fortune sur les familles aristocratiques : la dot versée par la famille de la femme s'est substituée au douaire constitué par le fiancé. Ce sont désormais les femmes qui apportent des biens au ménage. La renaissance du droit romain à la fin du XIIeme siècle est en partie responsable de ce bouleversement juridique; de plus, la dot constituée par un lot de terres est de plus en plus souvent remplacée par une somme d'argent. Mais cette mutation radicale n'a rien changé à la règle essentielle, qui prévaut dans tous les mariages aristocratiques : les richesses circulent du bas vers le haut, tandis que l'honneur, le prestige et le pouvoir circulent du haut vers le bas.

Comme les laïcs et les ecclésiastiques sont séparés sur le plan de la sexualité, la réforme entraîne une redéfinition du statut du mariage : il faut attendre la fin du XIeme siècle pour que, dans une noblesse française coutumière des adultères et des répudiations, l'Église impose son modèle de mariage5 . Jusque là, le mariage est une institution éphémère qui se fait et se défait au gré des alliances. La stérilité est également un motif de répudiation. D'autre part, l'aristocrate marié entretient fréquemment une ou plusieurs concubines.

Outre l'instabilité, la consanguinité est une caractéristique du mariage aristocratique, afin d'éviter la dispersion du patrimoine et l'immixtion de lignages étrangers dans la vie politique de la maison. la  Les théologiens affirment avec force que le consentement des deux contractants est nécessaire pour établir la légitimité du mariage. Les canonistes s'en prennent également aux mariages incestueux, auxquels ils donnent une définition très large : à partir du VIIIeme siècle, l'interdiction du mariage entre consanguins s'étend jusqu'au septième degré de la computation germanique. Le concile de Latran IV (1215) ramène l'interdiction du mariage au quatrième degré, pour éviter les trop nombreuses répudiations faites jadis par les nobles sous prétexte de consanguinité. Ce concile impose également la publication des bans, c'est-à-dire la proclamation solennelle du mariage quelques jours avant sa célébration, afin d'éviter les mariages clandestins. Les coupables de polygamie ou de divorce sont excommuniés. Le mariage, à l'image du Christ et de l'Église, doit être unique et indissoluble. la Mais c'est dans le rituel du mariage que ce conflit entre le pouvoir spirituel et l'autorité politique se manifeste le plus clairement.
Traditionnellement, c'est le père de la marié qui cédait la tutelle de sa fille au futur mari en échange des arrhes que celui-ci lui versaitla








Les interdits

Au Moyen Age, le Christianisme ne voit dans le sexe qu'un acte de procréation au cours duquel on ne doit pas sentir de plaisir. On ne doit pas y prendre plaisir. Puisque l'amour homosexuel ne peut pas être procréateur, il ne peut être que pour le plaisir, par conséquent il est défendu. Si l'Eglise Médiévale, en dépit de condamner, acceptait ou même pardonnait la prostitution, le viol et d'autres pêchés sexuels, à l'égard de l'homosexualité elle était par contre tout à fait intransigeante, du fait de le trouver contre nature la .Aussi, l'Église s'oppose à tous les procédés qui tentent de contrarier la nature, divine par essence. Les méthodes contraceptives antiques ne disparaissent pas pour autant de la société du haut Moyen Âge, en particulier dans les milieux aristocratiques où les femmes, sans doute vivement encouragées par leurs époux, tentent de limiter leur descendance pour éviter que l'héritage ne s'émiette.



ENQUETE


Professeurs Luc Lefebvre     Lyse Roy      Pietro Boglioni .


Certain, mais difficile à documenter.Pas plus et pas moins que aujourd'hui. Mon idée est que la grande majorité des gens prenaient les doctrines des moralistes comme un conseil, à suivre si possible, mais que la grande majorité des gens faisaient, pour la plupart du temps, ce qui leur plaisait. Tout nous laisse croire qu'il y avait un abîme entre la théorie et la pratique.Peu de documentation. On lui accorde une certaine attention, notamment dans la culture médicale, car on pense qu'il favorise la procréation.

En d'autres termes, selon Luc Lefebvre la sexualité n'était pas réservée uniquement pour la procréation comme nous le pensions au départ.La religion avait des idées bien structurées de l'acte sexuelle, mais du a son manque d'influence pour l'époque.Souvenons nous que le roi n'avais pas beaucoup de pouvoir durant cette période à cause de son manque de revenu et donc, incapable de se payer une armée.De cet effet, résulte que l'Église devait sa puissance au roi et par conséquent, il ne pouvait pas exercer son autoritée.

Bien que nous n'ayons pas de preuves précise des coutumes sexuelles, il semble que le plaisir était une chose très importante dans la vie des gens.
De plus, il faut préciser que le roi ayant perdu de sa puissance, les nobles en ont profité pour acroitre la leur.Il était donc fréquent que le seigneur se donnait le droit d'accepter ou de refuser un mariage parmis ses serfs.
Aussi, nul position autre que la position du "missionnaire" c'est-à-dire l'homme couché sur la femme était permise. Cela avait pour objectif de confirmer la supériorité de l'homme sur la femme.Aussi, selon Lyse Roy, ses dires confirme Luc Lefebvre sur l'autorité religieuse.C'était l'Église qui avait la gestion des moeurs sexuelles et que celle-ci servait uniquement à la procréation.De cet ordre, l'homosexualité ainsi que la masturbation étaient condamné par l'Église parce que cela sortaient du cardre de la procréation.Il faut bien comprendre que l'Église était contre le plaisir sexuelle, mais que les gens ne s'occupaient pas des dires de l'Église.
L'entretien de Pietro Boglioni se résume en disant qu'il est clair que la procréation était le but premier, mais non le seul et que même les théologiens étaient de cette avis.Toujours selon l'Église, tout ce qui était en dehors du mariage et de la procréation était interdit.L'influence religieuse n'avait pas plus d'influence qu'aujourd'hui.Bien que les gens essayaient de suivre les conseils des moralistes, il n'en demeure pas moins que les gens faisaient ce qu'Ils leur plaisait. Il semble qu'il y avait un grand écart entre ce qui ce disait et ce qui ce faisait.Il semble certain que
l'éducation sexuelle avait lieu à cette époque. Elle était fait surtout par la famille, les amis et la culture ambiante ou par observation.On constate qu'il y avait bien une éducation sexuelle, mais qu'il est difficile de se documenter.Il y a peu de livre sur ce sujet.Il y a aussi peu de documentation sur le plaisir de la femme, mais on dénote cependant qu'une certaine attention lui était accordé.Déjà à cette époque on commence a penser que la femme a un certain rôle a jouer dans la procréation et pour cette raison elle sucite l'attention de la culture médicale.En somme, ces trois historiens ont la même idée sur ce qui ce faisait comme sexualité au Moyen Age.



Confirmation de l'hypothèse :

Pour la plus grande partie de notre hypothèse, nous sommes dans l'erreur.La partie qui est vraie est celle concernant l'idée de la sexualité vue par l'Église.Et celle qui est fausse est celle vue par les gens.Autrement dit, il est faux de dire que la sexualité était uniquement pour la procréation.
Bien que la procréation était primordiale, la sexualité n'était pas considéré comme répugniante et impure. En conclusion, la sexualité de cette époque n'était pas bien différente de celle d'aujourd'hui.


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Jehanne - dans La Société
11 octobre 2007 4 11 /10 /octobre /2007 20:01
Animaux exotiques et fantastiques.


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Jusqu’aux explorateurs Jean Du Plan Carpin, Guillaume de Rubrouck, Odéric de Pordenone et surtout Marco Polo (1254-1325), le Moyen Âge se représente le monde animal à travers l’autorité du Physiologus. Dans une société où les déplacements restent limités, on comprend donc pourquoi, jusqu’au XIVe siècle au moins, les hommes du Moyen Âge ne font pas la distinction entre animaux mythiques et exotiques : qui pourrait prétendre que le rhinocéros ou l’éléphant existent, et que la licorne, le griffon ou le phénix sont des animaux imaginaires, alors que personne n’a vu ni les uns, ni les autres (sauf rarissime exception, par exemple lorsque Charlemagne reçoit un éléphant en cadeau du calife Haroun al-Rachid) ?


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C’est le souvenir des textes et des œuvres antiques qui pèse sans doute le plus sur les représentations médiévales : les griffons, les sirènes, les centaures, les dragons sont connus depuis la mythologie grecque ; le basilic, à tête de coq et queue de dragon, apparaît dans le psaume 50 de la Bible : image de la débauche et de l’esprit du mal, il tue par son regard tous ceux qui l’approchent.


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Parmi les animaux fantastiques que citent la plupart des Bestiaires, on trouve la sirène (Et de la femme elle a les traits jusqu’à la ceinture, et des pieds de faucon, et une queue de poisson – Philippe de Thaon), la serre (un monstre marin qui attaque les navires en étendant ses ailes pour leur couper le vent, avant de se laisser engloutir par les flots), l’hydre (un animal qui, selon le Physiologus, pénètre dans le crocodile pour lui dévorer les entrailles), le dragon, ou encore le phénix, qui renaît de ses cendres.


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Source Bibliothèque Nationale de France.

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Jehanne - dans Les livres au Moyen âge

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