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4 septembre 2008 4 04 /09 /septembre /2008 00:10
L'histoire du conte Vladislav Basarab Tepes Dracul ou Dracula.








Les origines des vampires remontent à l'antiquité. Le personnage que je vais décortiquer n'est autre que celui qui a "permis" au mythe vampirique d'avoir une certaine couleur, une certaine odeur et un certain panache. Vlad IV basarab, dit Tepes (l'Empaleur) voire Dracul (faisant partie de l'ordre des dragons, créé par son père - Dracul signifie diable ou dragon) est LE personnage qui a véritablement fait naître le vampire comme une créature démoniaque. C'est lui qui inspira Bram Stoker, qui ,quatre siècles plus tard,donnait, lui, naissance à Dracula, prince des ténèbres en référence à cet immonde peronnage historique.
Fils de Vlad II Dracul, Vladislav IV, avec l'aide de Jean Hunyadi et appuyé par le parti de Bojare, réussit à prendre le pouvoir à son père en aout 1456 et ainsi à devenir voïvode (prince) de Valachie. Il s'autoproclame dès lors prince de Valachie en tant que Vlad IV (il met à mort son frère aîné qui aurait du être Vlad III, mais, par respect, devient lui-même donc Vlad IV).

Mais restituons le contexte. En cette époque, la Valachie et la Transylvanie (future Roumanie) étaient délimitées par les Carpates. Deux Etats étaient opposés : La Hongrie chrétienne et l'Empire Ottoman. La Valachie subit donc une forte pression guerrière de la part des turcs tout au long du XVe siècle. Etant issu de la dynastie régnante, les "Basarab" (qui viendraient de Transylvanie), Vladislav IV fut considéré comme un héros national, chassant de ses frontières les envahisseurs ottomans, grace à un grand sens stratégique et une armée d'une puissance implacable.

Mais si le prince était adoré comme tel, il fut aussi le voïvode le plus craint de toute l'histoire du royaume de Hongrie. Nombre de récits de l'époque (qui ont servi par la suite à Bram Stoker, en plus d'influences littéraires) ont parlé d'un prince sanguinaire, dénué de tout scrupule, implacable, terrible et démoniaque, qui n'hésitait pas à utiliser, dans tous les sens, les "pals", instruments de torture (empalement) qui revenaient de droit aux vainqueurs de guerre de l'époque. On dit qu'il conduisait un nombre de prisonniers hallucinants, voire même ses propres hommes, qu'il jetait du haut de son gibet afin qu'ils s'empalent dans sa cour sur des géants "pals" dressés vers le ciel. En résultait une cour mortuaire où le sang s'écoulait en permanence et que le prince regardait de sa chambre avec amusement. La légende veut que Vlad IV buvait le sang de ses victimes, les découpait en morceaux et les enterrait lui-même quelque part près de son château maudit. On parle même d'un lieu secret où il se retirait la nuit pour torturer jusqu'à la mort, puis se livrer à toutes sortes d'entreprises sadiques et répugnantes.






Les investigations prouvèrent les faits puisqu'en fouillant dans les décombres de la forteresse de Poenari, on trouva un passage secret souterrain venant du château de Vlad, Bran. Les récits de l'époque disent qu'il disparaissait de Bran et qu'il se rendait dans la plus haute tour de Poenari, Chindia, pour se livrer à ses rituels macabres et dégradants.

La légende veut que lorsqu'il fut mort, , le prince de sang revenait s'abreuver encore et toujours de victimes, les dépeçant par la même occasion.On retrouvait souvent, à l'époque, dans cette fameuse forteresse de Poenari des traces de sang, des foies et autres personnes démembrées dans la tour Chindia ou, pire encore, dans la cour. Plus que jamais, l'imagination populaire en a fait le parfait représentant des anciennes légendes vampiriques, le présentant comme un être immortel, le premier de tous les suceurs de sang, le prince de la nuit, le seigneur des ténèbres, le légendaire comte Vladislav Basarab Tepes Dracul... plus connu sous le nom de Dracula.







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27 août 2008 3 27 /08 /août /2008 04:20
La dame blanche du château de Puivert.







" Vers la fin du 13ème siècle, une belle princesse Aragonaise fut invitée par Jean de Bruyères, seigneur de Puivert à séjourner dans son magnifique château. Elle aimait contempler le paysage des collines avoisinantes et surtout méditer au bord du lac, assise sur un rocher en forme de fauteuil sculpté comme par magie.
Mais les soirs d'orages, les rivières gonflaient et les eaux du lac recouvraient son banc.
Notre seigneur, très prénenant (ha, les zommes d'avant l'étaient pensent mes lectrices) s'approcha doucement de la belle et lui dit :  
Mais................                   Mais....... 

  • * Je vous vois triste ma dame.
  • - Non, point Monseigneur. (pas si facile de faire avouer la tristesse d'une femme.......même au 21ème siècle hihihi). 
  • * Mais si princesse, je sais lire dans vos yeux d'habitude si bleus qu'ils en font palir le ciel. (wahou, il sait bien causer aux femmes ce seigneur !).
  • - Ho, une simple poussière dans l'oeil .
  • * Je vais ordonner de construire un mur arrêtant toute poussière fit le seigneur en hélant ces gens.
  • - N'en faite rien Monseigneur, la vérité est autre fit la princesse comprenant que ce seigneur  était prêt à tout pour elle. 
  • * Dites moi princesse, je veux revoir votre sourire.
  • - La pluie a recouvert mon banc, et je ne peux plus entendre les oiseaux, et le souffle léger du vent près de ce lieu.
Voyant la tristesse de la Belle, le seigneur décida d'engager des travaux pour réguler le niveau du lac et ainsi faire retrouver à ce blanc visage l'éclat d'un sourire et le soleil dans ses yeux si bleus.
Et durant de nombreuses semaines, tout rayonnait. La belle et le soleil............ Parfois, une petite pluie gonflait la rivière, mais le barrage régulait le niveau à merveille, et dès les gouttes disparues, la belle retournait dans son lieu de bonheur.
Mais "dame nature" est plus forte qu'un amour platonique. Un soir de juin 1289, la pluie se fit plus violente, le niveau de la nivière enflait et........... les eaux tumultueuses emportèrent les digues du lac, engloutissant toute la vallée et noyant les habitants du petit village en contre bas nommé Mirepoix.
La princesse, voulant voir la gravité des pluies s'approcha trop près et......... elle fut aussi emporter dans le torrent.......
Depuis ce triste soir, dans les veillées, à voix basse, on prétend que ..........les soirs de pluie, une dame blanche erre près du château pour prévenir les promeneurs d'un danger.

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8 août 2008 5 08 /08 /août /2008 20:35
La légende de la licorne.










D'où nous vient cet animal mythique et médiéval, est-ce une réminiscence de la Chimère grecque, monstre à la fois lion et serpent, à corps de chèvre et qui aurait été tué par le héros Bellerophon sur son cheval Pégase.

Est-ce une vue de l'esprit ayant pour origine le rhinocéros vivant dans le mythique royaume du Prêtre Jean (qui se serait trouvé quelque part entre l'Inde et l'Ethiopie...)

Toujours est-il qu'à cette époque médiévale, la croyance populaire affirmait que la Licorne était un superbe cheval blanc, possédant parfois une tête de cerf, tandis que ses pattes étaient celle d'une chèvre ou d'un bouc avec les sabots assortis (nombreux sont ceux affirmant l'avoir vue !). 

La particularité essentielle de cet animal était la corne unique et torsadée qui ornait son front. On disait d'elle : " C'est le plus bel animal, le plus fier, le plus terrible et le plus doux de la terre..." Des auteurs médiévaux assurent également qu'elle était cruelle et redoutable et que personne ne pouvait la tuer, ni la capturer vivante, hormis une vierge pure, car la bête venait se réfugier dans son giron (entre ses jambes !) et s'endormait... Alors le chasseur, le Chevalier pouvait la tuer.

Elle pouvait être féroce, on la représente combattant le lion, symbole de la force (aussi symbole alchimique).

Sa corne était très recherchée (cadeau royal à Charlemagne par exemple !) en effet elle servait d'antidote aux poisons, elle était censée purifier l'eau, et réduite en poudre elle guérissait toutes les blessures... De nombreux guerriers partaient au combat avec un bout de Licorne dans leurs fontes, fragment acheté fort cher chez un homme de l'art, sorcier, aphoticaire... (salut à toi Honorius !) 

Il faudra attendre le XVIII siècle pour qu'enfin on découvre que la fameuse corne n'était rien d'autre qu'une corne de Narval, aussi nommé Licorne de mer !

Reste une belle légende... Et qui sait peut être une réalité d'un autre monde, celui du petit peuple et des animaux légendaires, qui sont retournés de l'autre coté du miroir... Loin de notre monde incrédule...






Source Médiéval et Moyen âge.
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6 février 2008 3 06 /02 /février /2008 09:28
Le prisonnier de la tour d'Aquin.



Il était une fois, un seigneur ayant eu un fils.....
Comme tous les seigneurs du Moyen Age, avoir un héritier était important pour la lignée et pour la conquête de nouveaux territoires, mais notre héro n'était point un combattant. Il maniait l'épée bien sur, mais il préférait manier les mots........

..... Oui, notre héros avait comme amies, non pas de rudes gaillards costauds et bagarreurs, mais des muses inspiratrices. Ces heures à noircir d'encre des parchemins étaient plus nombreuses que ces moments d'entraìnement aux armes.
Son seigneur de père était désespéré......

Il ordonna à son fils de ne plus écrire. Mais il n'obéit pas.

De rage, le seigneur déchira tous les parchemins vierges du château; Mais son fils en trouva toujours.....

Ne voyant aucune solution, le seigneur enferma son fils dans l'imposant donjon sans fenêtre. Il pensa qu'un petit séjour de sevrage redonnera..... 

.... le goût des armes et des beuveries entre chevaliers.
Mais non loin de là, muses et fées n'étaient pas d'accord avec cette décision parentale. Elles se pâmaient, à lire au dessus de son épaule, les proses de notre héro littéraire. Elles se régalaient à déguster les poèmes de ce jeune damoiseau. Que faire ? ..... 

....Normalement, les fées n'avaient pas le droit d'intervenir directement avec leur magie dans les problèmes des hommes terrestres. Mais il était si mignon ce héro.
Une fée eut l'idée de se transformer en .... cygne géant. Par cet acte, elle n'enfreignait pas la règle puisque la magie était pour elle et non pour ce bellâtre.

La fée-cygne survola la tour et avec son puissant bec, troua la paroi et fit évader le jeune poète.
On ne sut jamais ce qu'il devint, mais certains prétendent que le vent inspire parfois les hommes de cette vallée....... Est ce le fantôme du Damoiseau ?

C'est depuis ce jour que les habitants de Saint Pierre d'Allevard voient cette curiosité, en regardant vers la pente de Brame-Farine.

 

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8 janvier 2008 2 08 /01 /janvier /2008 06:33
La légende de Mélusine.




melusine.jpg



L'origine de Mélusine est royale. En effet, sa mère, la fée Présine, avait charmé son père Elinas, le roi d'Ecosse, non sans lui avoir fait promettre, avant leur mariage, de ne jamais chercher à la voir pendant qu'elle accoucherait. Elinas, oubliant sa promesse, enfreint l'interdit. Présine dut alors se réfugier avec ses trois filles, Mélusine, Mélior, et Palestine, dans l'Ile perdue (Ile d'Avalon).

Lorsqu'elles devinrent grandes, celles-ci, usant de leurs pouvoirs de fées, décidèrent d'enfermer leur père dans la montagne magique de Northumberland. Cela parut trop sévère à Présine qui jeta un sort sur ses filles.

Elle dit à Mélusine : " Tous les samedis tu seras serpente du nombril au bas du corps. Mais si tu trouves un homme qui veuille bien te prendre pour épouse et promettre de ne jamais te voir le samedi, tu suivras le cours normal de la vie. Toutefois si ton mari vient à percer ton secret, tu seras condamnée à retourner au tourment jusqu'au jugement dernier".

Mélusine
rencontre Raymondin dans la Forêt de Cé près de Lusignan. Ce dernier, revenant d'une chasse au sanglier aucours de laquelle il a tué par accident son oncle Aimeri, comte de Poitiers tombe amoureux de Mélusine et la demande en mariage.

Grâce à ses pouvoirs, Mélusine réussit à faire innocenter Raymondin. La fée, accepte de l'épouser et lui fait promettre de n'avoir aucun doute sur son origine et de ne jamais chercher à la voir le samedi. En échange, elle offre à Raymondin sa fortune ainsi qu'une nombreuse et longue descendance.

Durant la première année de leur mariage, Mélusine entreprit la construction de Vouvant, de Mervent et de la tour de Saint-Maixent: autant de places fortes qui contribuèrent à l'immense puissance de la famille Lusignan. Une seule nuit lui suffisaient pour édifier les plus imposantes forteresses (Tiffauge, Talmont, Partenay), des églises comme Saint-Paul-en-Gâtine, surgi au milieu des champs, les tours de la Garde à La Rochelle et celles de Niort, et même la ville de Lusignan.

Un samedi poussé par la jalousie de son frère, le comte de Forez, Raymondin transgressa la règle de fit avec la pointe de son épée un trou dans la solide porte en fer qui gardait le chambre de sa femme. Et voici ce qu'il vit:

"Mélusine se baignait dans une moult grande cuve de marbre, en signe de femme jusqu'au nombril, et se peignait les cheveux; et, du nombril en bas, en signe de queue d'une serpente, grosse comme une quaque à hareng, et moult longuement débattait sa queue en l'eau tellement qu'elle en faisait jaillir jusqu'à la voûte de sa chambre"

Mélusine trahie s'enfuit dans un cri par le fenêtre et plus jamais son mari ne la revit sous forme humaine. Toutefois, la légende nous enseigne que Mélusine revint pendant trois jours, à chaque fois que l'une des forteresses qu'elle avait construites changea de maître, et qu'elle apparut toutes les fois que l'un de ses descendants fut sur le point de mourir.

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17 octobre 2007 3 17 /10 /octobre /2007 15:17
Robin des Bois.


robin1-copie-1.jpg



Robin des Bois est un archétype du héros folklorique du Moyen Âge. Son nom anglais Robin Hood, signifie littéralement « Robin la Capuche », et non pas « Robin des Bois », comme la similitude phonétique de « hood » avec « wood » l'a souvent laissé penser.

Selon la légende, telle qu'elle est perçue aujourd'hui, Robin des Bois était un hors-la-loi au grand cœur qui vivait caché dans la forêt de Sherwood et de Barnsdale. Habile braconnier, mais aussi défenseur des pauvres et des opprimés, il détroussait les privilégiés (nobles, fonctionnaires - par exemple, le Shérif de Nottingham et surtout le prince Jean Sans Terre qui utilisaient la force publique (de l'État) pour accaparer illégitimement les richesses produites par les citoyens. Avec ses nombreux compagnons, il redistribuait ensuite le butin aux victimes de la clique étatique.



Histoire et légende.

La première mention manuscrite de Robin des Bois se trouve dans Pierre le Laboureur (
Piers Plowman) de William Langland (1377), où Sloth, un prêtre paresseux, déclare : « Je connais des rimes de Robin des Bois. » Trois ans plus tard, le chroniqueur écossais John Fordun écrit que le personnage de Robin des Bois dans les ballades « plait mieux que tous les autres. »

De nombreuses versions imprimées de ces ballades apparaissent au début du XVIe siècle au moment où l'imprimerie en Angleterre connaît ses premiers essors. Robin y est qualifié de gentleman, ce qui à cette époque signifie un commerçant ou un fermier indépendant. Ce n'est qu'à la fin du siècle qu'il acquiert un titre de noblesse et prend le nom de « Robin de Loxley », ou encore de « Robert Fitz Ooth, comte de Huntington ».

Son association romantique avec Marianne (ou « Marion », parfois appelée « Mathilde ») date de cette période tardive. Le nom de « Marion » provient d'une pastourelle lyrique du poète français Adam de la Halle, le Jeu de Robin et Marion (vers 1283). À part les noms, rien cependant ne permet d'établir une correspondance entre les deux personnages.

À la fin du XVIe siècle, l'histoire de Robin des Bois recule dans le temps pour se situer vers les années 1190 au moment où le roi Richard Cœur de Lion part pour la troisième croisade. Au XVIIe siècle, Robin des Bois figure dans The Sad Shepherd (Le Triste Berger, 1641) de Ben Jonson. Puis, au XIXe siècle, Robin des Bois devient un des héros du roman Ivanhoe (1819) de Walter Scott. L'idée que Robin est un rebelle saxon combattant les seigneurs normands date de cette époque.

Autour du personnage de Robin, de nombreuses incohérences se sont introduites au fil du temps. Il est dit que Robin le Seigneur de Loxley (chef lieu du comté de Hallamshire) fut dépossédé de ses terres par le Shérif de Nottingham et déclaré hors-la-loi. Le shérif apparaît en effet dans les premières ballades, où Robin finit par le décapiter, mais il n'y est pas question de ses terres. Ses autres ennemis sont un chasseur de primes du nom de Guy de Gisbourne, ainsi que de riches abbés, lesquels sont également tués par Robin. Mais si les anciennes ballades font mention d'un prêt accordé par Robin à un chevalier malchanceux, elles ne disent rien d'une redistribution des rapines aux pauvres. Il est dit encore que Robin réside dans la verte forêt de Sherwood, dans le comté de Nottingham, alors que les ballades le font évoluer à Barnsdale, dans le comté de York, soit à près de 80 kilomètres au nord.

Du Moyen Âge à nos jours, chansons et ballades, pièces de théâtre et comédies musicales, films et séries de télévision ont façonné un mythe en résonance avec leur époque, soumis au passage à de nombreuses manipulations idéologiques, comme le montrent par exemple le personnage de Marianne, qui joue tantôt le rôle d'une guerrière, tantôt celui d'une jeune fille passive, ou celui de Robin des bois lui-même, présenté tantôt comme un vulgaire bandit, tantôt comme un résistant qui combat pour une juste cause.

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3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 16:39
Berthe au grand pied (le conte)


Lorsque Pépin le Bref décida de se marier, ses conseillers partirent en quête d'une fiancée de bonne noblesse dans divers pays. Mais le roi ne parvenait pas à faire son choix. Jusqu'à ce qu'un trouvère qui avait parcouru une bonne partie du monde vînt lui chanter la beauté de Berthe, fille du roi de Hongrie, aussi intelligente que fine et sage. Elle n'avait qu'un seul défaut : l'un de ses pieds était trop grand.

«Les pieds restent cachés sous les jupes», se dit le roi. «Qu'on amène donc Berthe à Paris! »




Pépin fit alors charger trente chevaux d'or et d'argent, équipa une douzaine de chevaliers le plus richement du monde, et la troupe prit le chemin de la Hongrie. La belle Berthe n'était pas joyeuse après avoir donné son consentement, quand il lui fallut quitter son pays natal et sa famille. Mais ses parents lui dirent pour la réconforter.

«C'est dans la douce France que tu t'en vas, ma chérie! Où trouverais-tu plus beau pays au monde? Nous ne t'oublierons pas, sois-en sûre! »


Et Berthe s'en alla donc vers la France. En route, son cortège fit une halte chez le duc de Mayence, qui s'étonna fort en voyant la princesse Berthe. Ce duc avait une fille, Alista, qui ressemblait à Berthe comme une soeur. Sauf les pieds, qu'elle avait justement très petits, comme des pieds de fillette. Il ne fut donc pas étonnant que les deux demoiselles se prissent vite d'amitié l'une pour l'autre. Berthe était si enchantée de sa nouvelle amie qu'elle proposa d'en faire sa suivante, et de l'emmener avec elle en France.

Lorsque tout le monde arriva à Paris, la princesse hongroise était si lasse de son long voyage qu'elle fit cette proposition à sa nouvelle amie


«Chère Alista, je t'en prie, remplace-moi ce soir. Que l'on te présente au roi à ma place. Cela ne durera pas longtemps, et de toute façon les gens n'y verront rien. Nous nous ressemblons tellement! »

Alista accepta très volontiers : elle se revêtit de l'une des plus belles robes de la princesse hongroise et se rendit à la salle de réception pour la cérémonie de la présentation. Seulement, cela lui plut très fort de se trouver ainsi auprès du roi! Alors elle décida de remplacer sa maîtresse pour toujours.


Alista paya - très cher - deux serviteurs, qui enlevèrent Berthe et l'emmenèrent en secret dans la forêt la plus profonde. Là, ils avaient ordre de la tuer. Mais ils n'en eurent pas le coeur, ils hésitèrent devant tant de beauté. Ils l'abandonnèrent donc à son sort, et s'en retournèrent à Paris. La pauvre Berthe erra longtemps dans la forêt obscure, elle se déchirait les jambes dans les fourrés épineux, dormait à même le sol nu et se nourrissait de fraises et de framboises. Jusqu'à ce qu'un jour, elle débouchât en une prairie où elle vit une petite chaumière. C'était là que vivait le charbonnier Simon, avec sa femme et ses deux filles. Berthe vécut neuf ans et demi dans la cabane du charbonnier, et jamais elle ne trahit sa véritable identité.

La reine de Hongrie Blanchefleur n'oubliait pas sa fille. Dès qu'elle en avait l'occasion, elle envoyait des messages en terre de France, et était fortement inquiète de ne recevoir de sa fille que de très brèves informations. On peut comprendre qu'Alista n'adressait à la cour de Hongrie que des mots très prudents. Aussi, quand la reine de Hongrie invita sa fille à venir la voir en son pays, Alista lui répondit qu'elle ne pouvait faire le voyage, étant malade. Cela décida la reine de Hongrie


«Je vais aller voir Berthe en France! »

Ce fut en vain que le roi son époux tenta de la dissuader d'entreprendre un si long et si pénible voyage.


«Si Berthe a supporté ce voyage, je le supporterai bien aussi, moi!»

déclara-t-elle. Et elle se mit en route.


En apprenant cela, Alista eut grand-peur. Elle se mit vite au lit, en se déclarant malade. Ce fut ainsi que la reine de Hongrie trouva celle qu'elle croyait être sa fille, au lit dans une chambre obscure, aux rideaux tirés.

La reine se jeta sur la fausse Berthe dans son lit, et se mit à caresser sa fille comme un bébé. Ce fut alors qu'elle remarqua que celle qui était dans le lit avait bien le même visage que Berthe, mais avait des petits pieds : tous deux semblables.


«Tu n'es pas ma fille!»

s'exclama la reine. Et elle se hâta d'aller raconter au roi cette nouvelle stupéfiante.


Le roi Pépin le Bref se fâcha très fort. Il fit venir Alista devant lui, et elle, tout en pleurs, avoua tout. Ensuite le roi entendit les deux serviteurs qui avaient été chargés de l'horrible besogne, et eux aussi confessèrent tout. Ils menèrent le roi jusqu'à l'endroit de la forêt où ils avaient abandonné la malheureuse princesse hongroise.

Le roi fit rechercher Berthe, et il chercha lui même, dans toutes les directions. Il commençait à se faire à l'idée qu'elle avait dû périr dans la forêt, quand il parvint lui aussi à la chaumière du charbonnier. Là, devant la maisonnette, il vit une très belle jeune femme qui rapportait une cruche d'eau de la fontaine. Et il remarqua aussi que l'un de ses pieds était chaussé d'un très grand sabot.




Pépin l'interpella

«Dites-moi qui vous êtes! Vous devez me suivre, je suis le roi de France!»

Berthe, effrayée, répondit


«Ah, Sire, ne me faites pas de mal! Je suis la reine de France, la fille du roi de Hongrie, l'épouse de Pépin!»

«Et Pépin, c'est moi!»


s'exclama le roi, tout heureux. Et il prit Berthe sur son cheval. Tout se termina très bien. Le roi fut miséricordieux, car Berthe au grand pied et aussi au grand coeur, plaida en faveur de tous. Sauf d'Alista, qui fut honteusement chassée de Paris. Les deux serviteurs reçurent une bonne volée de coups de bâton, mais ensuite le roi les récompensa richement parce qu'ils n'avaient pas tué Berthe, comme ils en avaient reçu l'ordre. Le charbonnier Simon, qui ne parvenait pas à croire qu'il avait hébergé chez lui durant dix ans la reine de France, fut élevé au rang de chevalier, et reçut comme armoiries une fleur d'or sur champ d'azur.
La reine de Hongrie pleurait, puis riait, et se réjouissait fort de n'avoir pas écouté les conseils de son époux, qui ne voulait pas la laisser aller en France. Qui sait comment tout cela aurait fini, si elle ne s'était pas décidée à ce voyage!

«Mais si vous n'aviez pas retrouvé Berthe»,


disait-elle au roi Pépin,

«je vous jure que de mes propres mains je vous aurais raccourci d'une tête!»


Peu de temps après les retrouvailles, on célébra de façon grandiose, pour la deuxième fois, le mariage de Pépin le Bref, mais cette fois avec la véritable Berthe, fille du roi de Hongrie. Et les époux royaux vécurent ensemble de longues années heureuses, et ils régnèrent avec une grande sagesse sur le doux pays de France.



Origine du conte
Berthe au grand pied (vers 1275) est la mise en roman d'une légende concernant la mère de Charlemagne. Le troubadour Adenet le Roi s'inspira de cette histoire pour écrire «Li Roumans de Berte aus grans piés», où l'héroïne, une princesse de Hongrie, se voit substituer une rivale lors de son mariage avec Pépin. La fausse reine ressemble étonnamment à Berthe, les pieds exceptés. La mystification sera découverte par Blanchefleur, mère de Berthe, lors d'une visite à Paris. Pépin retrouvera lors d'une partie de chasse la vraie Berthe qu'il épousera. Elle devint reine de France et mère de Charlemagne.



L'histoire (xx - 783)
Berthe ou Bertrade, dite au grand pied était la fille de Caribert II (Charibert), comte de Laon et de Gisèle d'Aquitaine, Son mariage avec Pépin est daté de 743-744. Reine de France, elle est la mère de l'empreur Charlemagne et de son frère Carloman. Elle mourut le 12 juin 783 à Choisy-au-Bac (près de Compiègne, Oise) et sa dépouille fut inhumée en l’église de l’abbaye royale de Saint-Denis.
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2 octobre 2007 2 02 /10 /octobre /2007 16:02

Histoire véritable de la Gargouille


gargouille.jpg

Complainte en 32 couplets, ornée du portrait de la bête et d'un fac simile de son écriture dédié aux rouennais


AVIS AU LECTEUR.

Pour remplir l'obligation contractée dans le titre de cet ouvrage, l'éditeur s'est successivement adressé à nos premiers artistes pour en obtenir le portrait de la GARGOUILLE, mais comme aucune physionomie n'est plus mobile et plus changeante que la sienne, il a fallu renoncer à ce projet, faute de pouvoir saisir la ressemblance de la bête. Les anciennes images que l'on en conserve dans les cabinets des curieux offrent la même diversité de physionomie.

Quant au fac simile de l'écriture, la même difficulté nous a arrêtés : tantôt fine et déliée comme l'italienne, tantôt gothique comme l'espagnole ou l'allemande, quelquefois anglaise, jamais nette et franche comme la française, elle n'offre aucun caractère constant et fixe : d'ailleurs par le temps qui court chacun en a vu ou en verra.


PRÉFACE
Pour donner une idée de l'intérêt de cet ouvrage, il nous suffira de transcrire ici le titre des principaux chapitres : Que la Gargouille n'est pas, comme on l'avait cru jusqu'à présent, née à Rouen, mais qu'elle y est venue de Rome. - Portrait de la bête, ses moeurs et comportements. - Comment elle se nourrit de chair humaine, friande surtout du sang des rois. - Digression très curieuse sur la manière dont étaient trempés les petits poignards que la bête portait toujours à sa ceinture. - Comme quoi les cent oreilles de la bête entendaient tout ; comme quoi ses cent yeux, quoique tournés vers le ciel, voyaient tout ici-bas, et comme quoi elle savait glisser ses mains dans les poches de tout le monde. - Gentillesses hypocrites de la bête ; ses tours de passe-passe sur les places publiques ; ses beaux semblants et beaux discours, images, cantiques et livrets qu'elle distribue afin de plaire à un chacun. - Réflexions sur la galanterie de la bête pour les riches veuves et sur son goût pour les petits garçons. - ... Que ce n'est pas un archevêque de Rouen qui l'a noyée dans la Seine, mais qu'elle est morte par la main du bourreau dans la cour du Palais de justice. - Examen anatomique du cadavre d'icelle, et les étranges phénomènes qu'il présente. - .... Comme quoi aucuns prétendent que la bête est ressuscitée de nos jours. - Chasse célèbre où l'on dit qu'elle a été profondément blessée par deux chiens d'arrêt. - Projet intéressant de faire un beau miracle à l'encontre d'icelle. - Conclusion finale, en forme de morale adressée aux habitants de Rouen.

P.S. Nous apprenons à l'instant que, pour se conformer au goût du jour, l'auteur a traité son sujet sous forme de complainte.




HISTOIRE VÉRITABLE DE LA GARGOUILLE


gargouille2.jpg


COMPLAINTE
Air de la complainte de Fualdès, et de celle du Droit d'aînesse.

I.
Invocation.

O Jean de l'Apocalypse,
Toi qui as vu de tes yeux
Tant de bêtes dans les cieux,
La Gargouille les éclipse :
C'est un méchant animal
Qui a fait beaucoup de mal.

II.
Narration.

Ce fut du temps de nos pères,
A qui long-temps il en cuit,
Que la GARGOUILLE sortit
Tout-à-coup de dessous terres,
Jetant l'effroi tous les jours
Dans Rouen et ses faubourgs. {Un grand nombre de villes en France ont été à diverses époques victimes de monstres du même genre.}

III.
Domicile de la Gargouille.

Joyeuse, elle eut pour tanière,
Non loin du mont des Sapins,
Un lieu qu'elle rendit mal saint,
Dominant la ville entière ;
Et c'est là qu'elle attirait
Les gens qu'elle approfitait.

IV.
Portrait de la Gargouille.

De cette bête horrifique
Un vieil auteur, trait pour trait,
Nous trace ainsi le portrait,
Tant au moral qu'au physique ;
Pour qu'on ne puisse douter,
Je vais le lui emprunter.

V.
Portrait du monstre au physique.

«On voit mille et mille têtes
»Qui sortent de ce grand corps,
»Et qui par un seul ressort
»Ou bien s'agitent ou s'arrêtent :
»Si ça n'était effrayant,
»Ça serait divertissant».

VI.
Suite du même portrait au physique.

Monstre horrible, immense, informe,
Il est tout parsemé d'yeux
Louches, tournés vers les cieux,
Et dans chaque gueule énorme
On voit triple rang de dents,
Avec du Rauze en dedans.

VII.
Suite du même, toujours au physique.

Ses langues sont de vipère,
De crocodile ses pleurs,
De tigre sont ses fureurs,
Ses caresses de panthère ;
Pour griffes de léopards,
Il a de petits poignards.

VIII.
Costume d'ordonnance de la bête.

Grand chapeau plat à trois cornes,
Rabat blanc et noir jupon :
On voit dans un médaillon,
Sur sa poitrine difforme,
Un grimoire en abrégé
Où l'on lit A. M. D. G.
{Les érudits pensent que ces initiales veulent dire ad majorem Dei gloriam ; ce qui, dans le langage de la bête, signifie : Pour le plus grand profit de la Gargouille.}

IX.
Portrait de la bête au moral.

Son caractère est perfide,
A la fois lâche et cruel,
On ne voit rien sous le ciel
Qui se montre aussi avide,
Mangeant hors de ses repas,
Prenant et ne rendant pas.

X.
Toujours sur sa moralité.

De chair fraîche elle est friande,
Et surtout de sang royal,
C'est pour elle un vrai régal,
Tant sa barbarie est grande ;
Dans le crime elle jouit,
Et lorsqu'elle tue Hen rit.

XI.
Comme quoi le monstre, par l'inspiration du démon, son père, composait de mauvais livres.

«Même, disent les chroniques,
»Ce monstre, enfant du malin,
»Griffonnait sur du vélin,
»En caractères gothiques,
»Des livres dignes du feu,
»Pour attraper le bon Dieu».

XII.
Comme quoi ces livres étaient mauvais, et comme quoi ils avaient une TENDANCE à attraper le bon Dieu.

«On y voyait comment faire
»Pour pouvoir, en tout honneur,
»Être menteur et voleur,
»Parricide et adultère,
»Sodomisé débauché,
»Et qui plus est sans péché».

XIII.
Exposition des fureurs de la bête.

Dans sa fureur inhumaine,
Pour recréer ses regards,
Partout de membres épars
Couvrant la ville et la plaine,
Homme, femme, enfant, barbon,
Pour elle tout semblait bon.

XIV.
Comme quoi elle faisait le diable pour avoir de l'or.

On voyait croître sa rage
A l'aspect brillant de l'or ;
Il semblait que d'un trésor
Elle convoitât l'usage,
Pour, au gré de ses désirs,
Payer ses menus plaisirs.

XV.
Réflexions sur la galanterie qui semblait régner dans les démarches de la bête.

On eût dit qu'à la tendresse
Le monstre avait du penchant,
Parfois d'un geste touchant
Leur prodiguant la caresse,
Il promettait des bonbons
Aux jolis petits garçons.

XVI.
La bête prend des libertés.

Croirait-on qu'un coeur farouche
Pour le sexe eût de l'amour ?
Faisant patte de velours
Et même petite bouche,
Le monstre avec la beauté
Lâchait l'impudicité.

XVII.
Réflexions morales sur les susdites galanteries du monstre.

Ainsi cumulant les vices,
Les honneurs et les forfaits,
A tous trouvant des attraits
Et même des bénéfices ;
Traître, galant, tour à tour,
Il semblait fait pour la cour.

XVIII.
Description des chasses où on l'a manqué.

Que de chasseurs intrépides
S'écriaient dans leur courroux :
«Sous mes redoutables coups
»Tombera ce monstre avide !»
Tous à l'envi l'ont chassé,
Pas un ne l'a terrassé.

XIX.
Comme quoi la bête se moquait des chiens, une seule espèce exceptée, qui lui donnait du tintouin.

En défaut mettant sans cesse
Des limiers jusqu'aux bassets,
Des briquets aux chiens barbets,
A force de tours d'adresse ;
Elle n'avait, il paraît,
De peur que des chiens d'arrêt.

XX.
Comme quoi elle a été poursuivi inutilement par des gens de tous les pays.

Un chasseur de l'Angleterre,
Un Portugais, un Français,
Un Bohême, un Hollandais,
Un Russe qu'on nommait Pierre,
Un Vénitien, un Romain,
La chassèrent tous en vain.

XXI.
Artifices du monstre.

De tant de coups redoutables
Il a su tromper l'effort :
Quelquefois faisant le mort,
Par une ruse coupable,
Et quelquefois d'un agneau
Prenant au besoin la peau.

XXII.
De plus fort en plus fort.

Même on vit ce monstre infâme
Sur la terre au long couché,
En mille morceaux haché,
Comme s'il eût rendu l'âme :
On n'eut pas le dos tourné
Qu'il était raccommodé.

XXIII.
Comment la ville de Rouen fut délivrée de la Gargouille par un miracle.

Enfin, ô bonheur extrême !
Par la céleste vertu
Le monstre fut abattu ;
Il fit son paquet quand même,
Et périt pour ses méfaits
Dans la grand'cour du Palais.

XXIV.
Comme quoi aucuns racontent que le monstre est ressuscité.

Or un bruit s'est fait entendre,
C'est qu'on l'a cru mort : mais nix !
Ni plus ni moins qu'un phénix,
On dit qu'il sort de sa cendre,
Ou, de même qu'un bouchon,
Qu'il n'a fait que le plongeon.

XXV.
Son prétendu changement de moralité.

Mais on veut nous faire accroire
Que le monstre est bon enfant
Un vrai mouton maintenant,
Et de petit avaloire :
On nous trompe assurément,
Je vous le dis Franchement.

XXVI.
La vérité sur son caractère et le crédit dont elle jouit.

La bête encor cherche à mordre.
Mais quoi, les plus grands chasseurs
Sont, dit-on, ses serviteurs :
Leur Bel art est à ses ordres,
A tel point qu'il voudrait bien
Pouvoir dérouter les chiens.

XXVII.
Comme quoi la bête aurait des commandes de livres.

Des traîtres et des gens ivres
Lui graissent la patte en vain,
Lui donnant un pot de vin
Pour en avoir de bons livres
A l'usage du Dauphin...
Mais ils perdront leur latin.

XVIII.
Opinions probables sur les causes de sa venue à Rouen.

Pour le sûr, c'est la vengeance
Du ciel armé contre nous ;
La bête vient en courroux,
Pour nous mettre en pénitence :
C'est sans doute un grand malheur
Que Molière fut auteur.
{Molière est l'auteur du Tartufe ; il eut de plu l'honneur d'être valet de chambre de S. M. Louis XIV, dit le Grand.}

XXIX.
Conclusion.

En attendant ce miracle,
O Rouennais, bonnes gens !
Femmes et petits enfants,
Fermez bien votre habitacle :
Du monstre craignez les coups,
Et restez chacun chez vous.

XXX.
Suite du précédent.

Il fera force gambades,
Sauts de carpe et du tonneau,
Sauts d'anguille et du cerceau,
Le tout avec pétarades :
Il faut vous en défier,
C'est pour vous allicier.

XXXI.
Autre suite des précédents.

Oui, si par ses tours infâmes
Il vient à vous attirer,
Vous le verrez dévorer
Et vos enfants et vos femmes :
Laissez ce monstre d'enfer
Exhaler sa rage en l'air.

XXXII.
Invocation finale.

O vous par qui tout s'embrouille !
De qui tant de maux sont nés,
Diables, démons incarnés,
O pères de la GARGOUILLE !
Rappelez le monstre à vous,
De ses griffes sauvez-nous.






ERRATA.
La rapidité de l'impression a donné lieu à quelques fautes qu'il importe de rectifier.
p. 6, 3e couplet, au lieu de mal saint lisez malsain.
p. 7, 6e couplet, au lieu de Rauze en lisez rose en
p. 8, 10e couplet, au lieu de Hen rit lisez en rit
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