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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 12:56

La pêche en mer au Moyen âge.

 


 

 

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Au début du Moyen Âge, à la différence d'aujourd'hui, la plupart des poissons consommés en Angleterre étaient pêchés en eau douce. L'analyse conjuguée de plus de cent sites archéologiques révèle que l'essor de la pêche en mer a eu lieu vers l'an mil.


La pêche européenne est en crise. Conséquence de prises trop importantes, les stocks de poissons ont fortement diminué, et cette activité ancestrale est menacée. Mais lesquels, parmi nos ancêtres, ont-ils commencé à pêcher en mer de façon intensive ? Les prises de poissons ne font l'objet de statistiques systématiques que depuis une centaine d'années. On sait par ailleurs, grâce à des textes, que la pêche à la morue était pratiquée à grande échelle, en Europe, dès le XIVe siècle. Mais, jusqu'à présent, on ignorait l'ampleur de l'exploitation des ressources maritimes pour les périodes plus anciennes.


Pour le savoir, James Barrett, de l'université d'York, en Angleterre, et ses collègues, se sont intéressés aux ordures de leurs ancêtres. Ils ont rassemblé les résultats des études réalisées sur 127 sites anglais contenant des restes de poissons et datés du VIIe au XVIIe siècle. Conclusion : carpes, brochets, lottes et autres poissons d'eau douce, de même que saumons, anguilles ou truites, dont la vie se partage entre mer et fleuves, constituent l'essentiel des espèces de poissons consommées du VIIe au Xe siècle. Mais en un siècle, de 950 à 1050 environ, le changement est radical : les poissons de mer, tels que la morue et le hareng, supplantent toutes les autres espèces.


Cette date est une surprise. « Nous attendions plutôt une baisse du pourcentage des poissons d'eau douce au profit des poissons de mer à partir du XIVe siècle, lorsque débuta la pêche à la morue en Islande ou, un siècle plus tard, lorsqu'elle s'étendit au large de Terre-Neuve », explique J. Barrett. En outre, ce bouleversement dans le mode d'approvisionnement ne peut pas être imputé à une forte augmentation du stock de poissons de mer disponible. En effet, le réchauffement climatique dont jouit l'Europe au début du deuxième millénaire entraîne justement une baisse de la population de morues et de harengs en mer du Nord et en mer Baltique.


Comment expliquer, alors, ce recours à la mer ? Par un accroissement des besoins alimentaires d'abord. Le tournant du premier millénaire est en effet marqué en Europe par une forte croissance démographique, principalement dans les villes. La pratique du jeûne imposée par l'église catholique limite en outre la consommation de viande, en autorisant celle du poisson.


Toutefois, J. Barrett met en cause aussi le déclin du stock de poissons d'eau douce, dû à l'envasement des cours d'eau lié à la mise en culture des terres et à la prolifération des moulins à eau, dont les écluses bloquaient la migration des poissons. Une crise écologique, déjà ?

 

 

 


Source : Caroline Lécharny

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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 09:57

Les tâcherons.

 

 

 

 

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Une marque de tâcheron est un signe géométrique (voire une lettre ou un monogramme) gravé dans la pierre de taille par un tailleur de pierre.

Autrefois, chaque tailleur de pierre possédait sa marque qui lui servait de signature de manière à recevoir son salaire à la fin d'une semaine de travail, en fonction du nombre de pierres taillées, les tailleurs de pierre étant payés à la tâche.

Parfois, l'ouvrier inscrivait sa marque sur le manche de ses outils.

Les marques de tâcheron ne doivent pas être confondues avec les signes conventionnels de reconnaissance des faces de la pierre de taille qui permettent de placer une pierre dans un appareil.

 

On sait qu’elles se transmettaient de père en fils et qu’elles contribuaient à établir des sortes de filiations permettant sans doute à des ouvriers de se reconnaître par ces signes qui nous paraissent aujourd’hui naïfs ou mystérieux. 

 

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 08:33

Contributions frappant la boucherie.

 

 

 

Au Moyen Age, il n'y avait pas d'impôts direct sur le revenu du travail ou la fortune des individus. Il existait un certain nombre de redevances dues aux seigneurs. Mais ces redevances étaient adaptées à l'économie féodale, autarcique et fonctionnant sur les perceptions en nature ou en jours de travail.

Les échanges devenant de plus en plus actifs, les redevances en monnaie se mulitiplièrent et des impôts indirects apparurent, surtout pour mener la guerre contre l'Anglois et payer les mercenaires.... Les impôts indirects étaient tout particulièrement détestés du peuple. Ils furent à 1'origine d'émeutes, en particulier du mouvement des " Maillets" dont les participants réclamaient le retour aux bonnes anciennes coutumes, celles du règne de Saint-Louis.

Sous le règne de ce souverain, Etienne Boileau, prévôt de Paris, enregistra dans son "Etablissement des Métiers de Paris" les usages des communautés, à l'exception de ceux de la boucherie, puis établit la liste des droits frappant le commerce à Paris.

Hauban

Le hauban était un privilège concédé par le Roi qui simplifiait l'exercice d'un métier, puisqu'en échange du règlement d'un forfait annuel 1'artisan était exempt de diverses taxes.


Primitivement perçu en nature, un muid (environ 268 l de vin)à une époque où les espèces faisaient défaut, le hauban fut ensuite perçu en monnaie et fixé par Philippe Auguste à six sous "et puis mist li bons roy Philippes cel mui de vin a VI s. de parisis, pour le contens [contentieux] qui estoit entre les pauvres haubaniers et les échansons le Roy qui le mui de vin rachevoient de par le Roi ".

Tonlieu et halage

C'étaient deux droits perçus sur les échanges commerciaux de marchandises sur les marchés et en halles. "Autant devait de tonlieu le vendeur comme l'acheteeur si ne l'achete pour son user". "Prestres, clers, hons de religion, chevaliers, gentiuz hons" étaient exemptés. Il en allait de même pour les bouchers, ainsi que pour tout Parisien "demouranz dedans les murs de Paris" pour son usage personnel.

La frontière était difficile à établir entre le fraudeur patenté et le bourgeois, prévoyant et obligeant, qui revendait une partie de ses réserves à ses voisins et amis : en 1429 un procureur acheta, fit tuer et saler 80 pourceaux sans emprunter l'habituel circuit commercial. De même les privilèges des clercs et des écoliers donnaient lieu des abus, surtout en matière de vin.

A l'époque d'Etienne Boileau le montant du tonlieu était sensiblement identique à celui du péage du Petit Pont : une obole pour les chèvres, les animaux de plus d'un an ou les porcelets sevrés, les vaches et les taureaux. Les bœufs, en raison de leur forte valeur, étaient taxés deux oboles (un denier). Chevaux et juments étaient au nombre des espèces pour lesquelles les bouchers réglaient le tonlieu et le halage, ce qui confirme que ces animaux n'étaient pas d'un usage alimentaire fréquent. Sauf grave famine : en 1420 dans Meulan assiégé, les hommes d'armes en furent réduits à manger leurs chevaux.

En revanche les bouchers ne versaient pas de tonlieu et de halage pour la vente des graisses, des peaux et des chairs de leurs animaux. "Autant [devait] de tonlieu cil qui vent comme cil qui achate s'il n'[était] bouchier de Paris qui riens ne devait ne du vendre ne de l'aahater car ses aubanz l' [affranchissaient] ".

Péage du Petit Pont

Resté jusqu'en 1378 le seul pont reliant l'île de la Cité à la rive gauche, le Petit pont était verrouillé à son extrémité sud par le petit Châtelet : c'était l'endroit tout indiqué pour établir un octroi. " Paagiers est à Petit Pont pour sa que il doit demander son paage as marchans" : toute marchandise destinée à être vendue dans la capitale était frappée d'une taxe dont Boileau dressa l'inventaire des différents tarifs. Inventaire digne de Prévert où le raton laveur, absent est remplacé par le putois.


Le cuir de Cordouan était taxé à raison de 4 deniers par paquet si grand fut-il : les astucieux liaient tout le contenu de leur charrette à l'aide d'une unique longue corde. Le page s'élevait à quatre deniers pour un singe, mais il n'était pas perçu si l'animal était la propriété d'un jongleur, ce qui était démontré par l'exécution de quelques singeries :" se li singes est au joueur, jouer en doit devant le péagier et pour son jeu doit estre quites de toute la chose qu’il achète à son usage. Et aussitôt li jongleur sunt quite por un ver de chançon ". C'est ce que l'on appelle encore la "monnaie de singe ..."

Seuls les caprins traversaient librement le Petit Pont, mais le bouc était gratifié, au passage, d'un coup de bâton entre les deux cornes, peut-être en raison du caractère diabolique que lui prêtait la superstition populaire.

Les jeunes animaux de moins d'un an d'âge n'étaient pas taxés, à l'exception des porcelets dès lors qu'ils étaient sevrées. Le passage des chevaux et des juments donnait lieu à la perception d'un denier par tête; celui des porcs, vaches et taureaux à une obole soit un demi denier, moutons et brebis étaient taxés une "poitevine", une petite monnaie. Pour les bœufs une distinction était faite entre le bestiau déjà vendu à un boucher, et celui qui ne l'était pas : "li bues doit I d. s'il est vendus et s'il n'est vendus il ne doit noient". Cette différence s'explique par la perception d'un tonlieu lors de la vente sur les marchés parisiens. Les Maîtres de la Porte devaient par conséquent acquitter un denier par bœuf, tandis que les courtiers en étaient dispensés sans doute pour les inciter à amener leurs animaux à Paris.

Suifs, bacons, poissons...étaient taxés. Seule exemption, les viandes des repas confraternels ou destinées aux pauvres : "chars de confrerie ne d'asmone ne doivent noiant".

Rivage de Seine

Les animaux ne voyageaient pas par l'eau. Le péage au débarquement en place de Grève n'était pas prévu.


Péages et "coutumes" en banlieue

Dès 1182 les bouchers n'étaient plus taxés en banlieue : " les bouchiers de la Grant Boucherie de Paris peuvent prendre et achater bestes vives et mortes et quelconques autres choses appartenans à boucherie, franchement sanz paier coustume ne paage, dedans la banlieue de Paris, de quelconques lieu que denrées viengnent et en quelconque lieu que elles soient menées se aucun lieu les veulent mener; et semblablement peuvent vendre et achater tout poisson de mer et d'eau douce." (statuts de 1381).

Les seigneurs de province, sur qui le pouvoir central prêt à tout pour assurer le ravitaillement de Paris pesait moins lourdement, surent protéger leurs péages.

Péage en grève

L'acheminement des troupeaux se faisant uniquement par voie de terre; il n'était pas perçu de "rivage" pour le débarquement en place de Grève. Ce rivage s'appliquait sous le règne de Saint-Louis aux produits d'origine animale : "fliches" de bacon sans os, lards, saindoux ... Les bouchers de l'Apport n'étaient pas exemptés de la taxe. Cependant, ce rivage leur était favorable car il grevait les importations : " chascun bascon entiers [devait] obole de rivage", soit autant que la bête sur pied au Petit Pont. Bascon, du francique "bakko" jambon désigne ici un demi porc démembré. Une "Fliche" (flèche) est un "bascon" dont les os de la poitrine ont été retirés.


Ponction fiscale

Au terme de cette courte étude sur les impôts indirects sommes-nous en mesure d'apprécier l'importance de la ponction fiscale ? Il semble que les marchandises de première nécessité n'étaient pas trop onéreuses ou fortement taxées sous le règne de Saint-Louis.


Un article du livre des métiers indiquait que " pourcel, vel ou truit […] se chascun de ces III ne vaut que III deniers au plus, ils ne doivent point de tonlieu ". Douze deniers soit vingt quatre oboles semblent dont la plus faible valeur marchande prise en considération par les agents fiscaux. Le montant du tonlieu s'élevant à une obole, le taux d'imposition était de I'ordre de 4,4 % du prix de vente. Un taux que les argousins actuels de Bercy devraient prendre en considération. Ce chiffre était un maximum car les bovins avaient une bien plus grande valeur marchande ...

Plus tard, tandis que les impôts directs devenaient permanents pour financer l'effort de guerre, de nouvelles "maltotes" vinrent grever le commerce. Douze deniers par livre sur le bétail à pied fourchu étaient perçus au XVe siècle. Soit, douze deniers représentant un sou, et vingt sous une livre, une taxe de 5% sur les transactions.

Rien de très important, par conséquent, mais les petites gens se sentaient gravement lésées, considérant qu'une partie des sommes perçues servait à faire vivre les parasites de la Cour. Parasites bien incapables de bouter l'Anglois hors de la douce France.

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 08:26

La boucherie au Moyen âge.

 

 

 

 

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Monopolisant le commerce de la viande, fournissant une partie des matières premières indispensables à l'éclairage, à l'habillement et au harnachement, les bouchers ont joui d'une place de choix dans l'industrie parisienne.

Les profits commerciaux de la Grande Boucherie restent impossibles à déterminer. Légalement, à partir de 1351, depuis une ordonnance de Jean II prise au sortir de l'épidémie de peste, ceux-ci ne pouvaient excéder dix pour cent du prix d'achat sous peine d'interdiction d'exercer.

"Toutes menieres de bouchers[…] jureront […] que loyaument […] ils mettront en somme tout ce que les bestes qu'ilz tueront […] leur auront cousté et que de chascun 20s [.] ils prendront pour leur acquest tant seulement 2 s.p. pour livre ". Un sou parisi (abréviation s p ) valait un vingtième de livre.

Cette décision n'eut aucune efficacité : comment estimer le gain sur les viandes les abats et surtout les graisses et les peaux lorsque la transparence du marché était inexistante ? Aussi les artisans de la Porte purent-ils en toute tranquillité exercer leur négoce.

En premier lieu les bouchers vendaient les chairs ovines, bovines, caprines et porcines fraîches ou salées. Les clients qui s'approvisionnaient aux étaux du Châtelet discutaient du prix avec leurs fournisseurs. La balance présente sur certaines enluminures n'avait qu'un rôle décoratif : les chairs n'étaient pas vendues au poids mais au morceau. D'où la fraude consistant à gonfler les viandes avec une paille…

Les chalands de passage réglaient immédiatement leurs achats ; les clients fidèles pouvaient faire porter le montant de leur dette sur une "taille", un bâton de bois fendu longitudinalement profondément creusé d'encoches correspondant à chaque achat dont une moitié était détenue par le débiteur, l'autre par le créancier . Comme l'écrivait le rédacteur du Ménagier de Paris : "Sans espandre ou baillier vostre argent chascun jour vous pourrez envoer Me Jehan [l'intendant] au bouchier et prendre char sur taille".

Les bouchers parisiens ne vendaient pas au public des produits élaborés, comme aujourd'hui. Ils laissaient ce travail aux cuisiniers et aux charcutiers, qui il était défendu de tuer des animaux de boucherie ou de s'approvisionner auprès de forains. Une semblable interdiction frappait les aubergistes pour protéger la santé des Parisiens... et les intérêts des bouchers.

"que nuls […]ne achette ne tue, ne face acheter ne tuer […] que nul ne achete char pour cuire ne mettre en saulcisses sinon es boucheries jurées de cette ville de Paris". De même la commercialisation des abats étaient laissée à la corporation des boudiniers et à celle des tripiers que leurs activités n'enrichissaient guère, les rôles d'imposition en font foi.

Tripes et charcuteries diverses représentaient un apport vital en protéines pour les plus pauvres citadins. Ces produits étaient toutefois souvent suspects, avec quelque raison. La fabrication du boudin noir à des fins commerciales était interdite sous le règne de Saint-Louis car "c'est périlleuse viande" : le sang est favorable à la multiplication des bactéries et est encore utilisé pour cela dans les laboratoires comme milieu de culture.

Mais la législation non respectée connut quelques assouplissements.

En 1409 des "faiseurs de boudin" furent jugés pour"avoir esté trouvé exposans en vente boudins de sang, qui est contre les ordonnances". Le procureur les autorisa toutefois, pendant la durée du procès à "faire boudins de sang de porc pourvu que ilz [soient] tenus de prendre le sang à la Boucherie de Paris […] que prendre led. sang sera présente certaine personnes qui a ce sera commise par le Maistre des bouchers".

Nous ignorons ce qu'il advint après la fin de ce procès mais il est probable que le boudin noir se vendit, comme naguère, sur les étaux avec la complicité des bouchers du Châtelet.

A l'opposé de la situation actuelle les plus importants profits du métier provenaient de la vente du "cinquième quartier".

Les os, les cornes et les sabots n'avaient qu'une valeur très faible : ils étaient utilisés pour confectionner de petits objets d'usage domestique qui faisaient vivre les corporations des peigniers, des "pâtenotriers d'os et de corne" (fabricants de chapelets) et des déciers (tailleurs de dés).

Rien de bien important donc ; si ces matières premières n'étaient pas purement et simplement jetées à la décharge elles pouvaient à la rigueur être utilisées pour fumer les champs et les jardins.

Le commerce des peaux représentait une appréciable source de revenus. Nous avons déjà mentionné la médiocrité des métiers qui apprêtaient les cuirs du fait de leur sujétion à la Grande Boucherie. Rappelons ici que les bouchers bénéficiaient de privilèges fiscaux pour la vente des peaux et toisons.

Les cuirs étaient préparés le long des berges de la Seine en aval du Grand Pont à l'aide d'un mélange de tanin et de chaux. Les eaux du fleuve déjà rouge du sang coulant de l'Egorgerie n'en étaient que plus corrompues.

Les cuirs passaient ensuite entre les mains d'artisans de l'habillement : gantiers, boursiers, savetiers qui réalisaient des chaussures de peu de prix, à ne pas confondre avec les cordonniers qui utilisaient le fin cuir cordouan ...

Les peaux des moutons égorgés, les "pelades" ou "pelins", étaient quelquefois tannées et servaient à fourrer des habits.

Le plus souvent elles étaient tondues et la laine était alors filée, teinte, tissée et utilisée pour la confection d'étoffes chaudes. Ces laines d'animaux de boucherie étaient toutefois jugées inférieures aux toisons importées d'Espagne ou d'Angleterre, mais elles n'étaient pas sensibles comme les produits anglais la conjoncture politique. Une partie des peaux de petits ruminants subissait un traitement spécial : soigneusement épilées, elles étaient tirées sur un cadre, raclées et séchées à l'air. La matière obtenue, le parchemin était le support de l'écriture et de la culture.

A cette époque où les animaux étaient utilisés pour le trait et le portage le cuir était aussi utilisé par les bourreliers, les selliers, les corroyeurs et les lormiers qui réalisaient rênes, guides et courroies.

Enfin les bouchers réalisaient un notable bénéfice avec les suifs qu'ils récoltaient sur les carcasses des bovins, clarifiaient après fusion et revendaient aux chandeliers. En raison de leurs compétences, le Prévôt de Paris Hugues Aubriot adjoignit deux bouchers aux jurés chandeliers pour la visite des suifs.

Dans un tout autre domaine, on peut dire que le miel n'était qu'un sous produit de la cire des abeilles. L'apiculture était moins respectueuse des colonies qui étaient souvent sacrifiées pour la récolte de cire. D'ailleurs, la ruche avec hausse et cadre mobile, permettant de ne prélever qu'une partie des réserves de miel et de cire ne fut inventée que bien plus tard, au XVIIIème siècle.

Ruches en tortillons de paille. Noter que chaque vol de butineuse connaît sa ruche et ne rentre pas dans la voisine. Sous la conduite éclairée du Roi (sic) des abeilles, la ruche policée et disciplinée est un exemple pour les communautés du Moyen Âge.

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24 juillet 2010 6 24 /07 /juillet /2010 10:33

Le tissage de la laine.

 

 

 

 

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Depuis les premiers Gaulois et jusqu'au XIIe siècle, le tissage de la laine n'a cessé de progresser en France. L'industrie nationale s'est organisée en différents centres de fabrication dans les provinces de Picardie (Cambrai, Amiens, Beauvais), de Champagne, de Bourgogne, Ile-de-France, de Normandie (Caen, Rouen) et du Languedoc. En Flandre, les villes comme Arras, Bruges, Lille, Valenciennes et Douai ont déjà acquis leur renommée. La production de chaque région se reconnaît à la qualité de son tissage et à la couleur de sa teinture : le vert de Douai, le noir de Rouen ou l'écarlate du nord sont quelques-unes des teintes les plus estimées.

Au XIIIe siècle, les lainages en vogue proviennent des manufactures du nord. Le camelin oriental (fin et souple tissage de laine de chameau), également très prisé, est rapidement imité en Occident. Par ailleurs, on utilise des lainages légers, dont certains sont importés d'Italie : des tamines (étoffe non croisée et peu serrée, servant à la confection des chemises), des serges (fin tissage croisé), des tiretaines ( étoffe grossière ou de prix, tissée avec une chaîne de filou de coton), et des droguets (sorte de drap peu épais, tout laine ou demi-laine, demi-fil).

Les draps sont unis ou rayés de bandes horizontales aux couleurs bigarrées. Le perfectionnement des techniques de tissage permet la confection de nouveaux tissus. Ceux-ci sont "eschiquetés ", c'est-à-dire divisés en petits carreaux de différentes couleurs, ou marbrés ou bien chinés.

Jusqu'au XIIe siècle, l'usage de la soie dans le costume français est issu du commerce pratiqué avec l'Orient. Les Croisades font découvrir de nouvelles soieries, dont la richesse, l'éclat des coloris et l'ornementation, alliés à leur finesse, séduisent les Européens. Par leur intermédiaire, ces somptueux tissus sont introduits en Occident où ils connaissent un immense succès auprès des classes favorisées, avides de luxe. Dès lors, les rapports commerciaux avec l'Orient s'amplifient, diffusant le cendal, soie ressemblant à notre taffetas actuel, particulièrement répandue dans une teinte rouge ; la paile, soie brochée provenant d'Alexandrie, importée en grande quantité dès le XIIe siècle ; le siglaton, brocart d'or fabriqué dans tout l'Orient pour les vêtements de très grand luxe ; l'osterin, drap de soie teint en pourpre ; et le samit, étoffe d'origine byzantine, proche du cendal en plus épais et plus riche. A partir du XIIIe siècle, la soie commence à être fabriquée en Italie, à Gènes, Sienne, Lucques et Venise, villes produisant essentiellement des imitations orientales. La France possède aussi ses propres manufactures, où se travaille la soie grège importée par les marchands italiens. Ainsi, des motifs occidentaux, religieux ou profanes se substituent à l'ornementation des pays orientaux.

Un trafic commercial de fourrures en provenance d'Asie, s'est développé en parallèle avec celui de la soie, lorsque les Croisés découvrent les pelleteries asiatiques. Et malgré leur cherté, l'importation de fourrures précieuses augmente considérablement : fourrures d'ours, de zibeline et de martre, dont raffole la noblesse. On les apprécie tout particulièrement teintes en rouge ou en vermeil, ou bien mélangées et combinées entre elles. Cette vogue se prolonge aux XIIIe et XIVe siècles en dépit de prix très élevés, puis de l'instauration de lois somptuaires visant à réduire leur consommation. Tout au long du Moyen Age, les fourrures servent presqu'exclusivement de bordure aux manches et aux encolures ou comme doublure aux vêtements de dessus. Les pelleteries entrent aussi dans le costume des personnes moins fortunées qui se contentent de produits locaux tels que le lièvre, le renard, le chien, l'écureuil et le petit-gris, d'où vient le vair .

Depuis l'Antiquité, le lin se tisse en des étoffes plus ou moins fines, généralement blanches. On trouve le coutil, grosse toile à trame serrée, appliquée à la confection de vêtements de dessus ou comme doublure ; le cainsil, fine toile utilisée pour les chemises, les tuniques, les braies ; et le couvre-chef, tissu léger pouvant être très transparent, servant essentiellement à la fabrication de coiffes.

Employé depuis les premiers siècles de notre ère, le coton commence par être importé d'Egypte ou d'Inde avant d'être cultivé, puis travaillé en Italie à partir du XIIe siècle. Il est alors utilisé à l'état d'ouate, de filou de tissu. La production française de cotonnades semble remonter au XIIIe siècle. Du Xe au XIVe siècle sont utilisés l'auqueto simple toile de coton qui donnera son nom à un vêtement la futaine, étoffe mi-fil, mi-coton, et le mollequin, sorte de mousseline de coton servant aux voiles et couvre-chef féminins.

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 09:24

L'ivoire au Moyen âge.





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L’ivoire est une des plus belles matières mises par la nature à la disposition des artisans et des artistes. C’est sur l’ivoire que les graveurs de l’époque quaternaire firent leurs premières reproductions des animaux qui les entouraient. Depuis ces temps reculés, il n’a jamais cessé d’être employé chez tous les peuples, dans les arts et dans l’industrie.

C’est une substance presque exclusivement minérale, riche en phosphate et en carbonate de calcium, qui forme la plus grands partie de la dent chez tous les vertébrés, mais, seules, les dents des mammifères de grande taille sont utilisées. L’ivoire employé pour les arts provient uniquement des défenses de l’éléphant ; l’ivoire industriel a plusieurs autres provenances dont nous parlerons tout à l’heure.

L’ivoire n’est jamais semblable à lui-même ; autant d’éléphants, autant de qualités différentes dans leurs défenses. Les changements dans la nourriture et dans les habitudes, amènent des variations dans la couleur, le grain, la dureté et le plus ou moins de facilité à polir ou à travailler.

L’ivoire d’Afrique est le plus estimé ; au lieu de jaunir, il blanchit avec le temps ; ceux de Guinée et du Cap sont aussi de belle qualité, mais le plus fin et le plus tendre provient de Panguani, sur la côte orientale. L’ivoire vert, d’une belle transparence, est originaire du Gabon ; on le rencontre dans la défense des animaux abattus depuis peu de temps, mais il blanchit, lui aussi, en vieillissant.

Trouvera-t-on encore pendant longtemps, dans le commerce, ces belles défenses de l’éléphant africain qui pèsent parfois près de 100 kilogrammes ? Il est permis d’en douter, à voir l’ardeur avec laquelle sont massacrés ces grands et paisibles animaux. Près de 50 000 d’entre eux sont abattus chaque année pour satisfaire nos goûts luxueux et il n’est pas difficile de prévoir l’extinction prochaine de l’espèce.

On trouvera peut-être un remède efficace dans sa domestication.

Pour l’instant, les seules mesures prises en sa faveur consistent en l’établissement de territoires de réserve sur lesquels sa chasse est interdite.

Parmi les ivoires des Indes, celui de Ceylan est le plus estimé ; il est d’un blanc rosé et plus tendre que l’ivoire africain.

L’exportation de l’ivoire en Europe atteint chaque année, depuis 1895, près de 2500 tonnes, vendues sur les marchés de Londres, Liverpool et Anvers. Une belle défense de 50 kilogrammes vaut de 1500 à 1800 francs. La consommation de l’Asie est presque aussi considérables, les objets en ivoire y étant très recherchés.

En dehors de l’ivoire fourni par les animaux actuels, on rencontre souvent de l’ivoire fossile, non seulement en Asie, mais encore en Allemagne et en Russie. Ce sont de gigantesques défenses de mammouth dont il existe sur certains points des amas considérables.

En dehors des défenses d’éléphant, l’industrie tire partie des molaires du même animal et des dents de l’hippopotame. Elle utilise aussi l’ivoire végétal, qui n’est autre chose que l’albumen corné de la graine du Phytelephas macrocarpa. Cette matière, connue dans le commerce sous le nom de corozo, se travaille aisément au tour et reçoit les colorations les plus variées. On en fabrique une foule d’objets élégants que l’on vend souvent comme ivoire animal. Pasquier a indiqué un moyen simple de distinguer les deux produits : l’ivoire animal ne change pas dans l’acide sulfurique concentré ; l’ivoire végétal prend au bout de quelques minutes, une teinte rose qu’un simple lavage à l’eau fait disparaître.

Le celluloïd, et surtout la viscoïde, nouveau produit obtenu en traitant les fibres de bois ou de coton blanchi par une lessive de soude caustique, puis par le sulfure de carbone remplacent l’ivoire pour les usages communs. La viscoïde, en particulier, lorsqu’elle est changée en baryte de façon à acquérir la densité de l’ivoire, imite ce produit parfaitement. Comme lui, elle se laisse travailler à l’outil, est susceptible de recevoir un beau poli et possède, de plus, une grande élasticité, qui la rend précieuse pour la fabrication des billes de billard.

Un inventeur américain prétend avoir trouvé le moyen de fabriquer l’ivoire avec... les pommes de terre. Voilà un procédé qui va donner un peu de tranquillité au malheureux éléphant d’Afrique. Il consiste à tremper des pommes de terre, pelées au préalable et parfaitement saines, dans de l’eau, puis dans de l’acide sulfurique étendu. On les fait bouillir ensuite pendant longtemps dans de l’acide sulfurique étendu ; on lave ensuite à l’eau chaude, puis à l’eau froide, enfin on procède par un Séchage lent et graduel. Il y a, de plus, un tour de main spécial dont l’auteur garde le secret. Transformer des pommes de terre en ivoire, voilà une opération des plus avantageuses ; nous ne pouvons que la recommander à nos lecteurs.





L’ivoirerie au moyen-âge

L’art de la sculpture sur ivoire remonte aux premiers âges de l’humanité ; il se révèle à nous avec une perfection remarquable dès la fin de l’ère paléolithique ; l’homme des cavernes à sculpté dans l’ivoire du mammouth de petites statuettes, des animaux qui nous surprennent par la vérité du mouvement et des attitudes.

L’ivoirerie était pratiquée chez les peuples de l’antiquité. Le British Museum possède deux tablettes d’ivoire provenant de fouilles pratiquées en Assyrie ; elles représentent deux personnages assis, tenant le sceptre ; on y distingue des traces de vernis bleu et de dorure. En Égypte, chez les Hébreux, en Étrurie, en Grèce, à Rome, on a trouvé également de fort beaux ivoires. L’art byzantin a fourni de superbes pièces dont quelques-unes sont parvenues jusqu’à nous. Le cabinet des antiques de la Bibliothèque nationale possède une plaque d’ivoire datant du XIe siècle et qui est un véritable chef-d’œuvre. Longue de 24 centimètres, large de 15, elle servait de couverture à un évangéliaire. Elle représente un épisode de la vie du Christ ; les mouvements des personnages sont un peu raides, mais leurs visages ont une expression admirable et les draperies sont fort bien traitées.

Les Arabes des VIIe et VIIIe siècles ont sculpté de beaux coffrets d’ivoire. Les artistes de l’Occident ne leur étaient guère inférieurs, si l’on en juge par le coffret du musée de Cluny que nous reproduisons. Il date de l’époque carlovingienne ; il est en marquèterie de bois colorés et d’ivoire, avec des entrelacs et des cadres entourant des animaux fantastiques.



Mais l’ivoirerie du moyen âge a surtout consisté en diptyques et en triptyques.

Un diptyque est une sorte de tablette double dont les composantes sont réunies à charnière. Ce fut, à l’origine, une sorte de carnet dont les feuilles de bois, d’ivoire ou de métal, enduites de cire, servaient à prendre des notes. Puis apparurent les diptyques consulaires, sur lesquels les nouveaux fonctionnaires faisaient part de leur nomination à leurs parents et à leurs amis. Plus tard enfin, l’Église les adopta pour orner ses autels. Consacrés aux saints et aux martyrs, des épisodes religieux étaient sculptés sur les lames d’ivoire qui les formaient.

Les triptyques, avec une forme un peu différente, avaient des usages identiques. Ils se composaient de trois panneaux sculptés ou peints et réunis à charnière. Le panneau central, deux fois plus large que les deux autres formant volets, pouvait être recouvert exactement par eux. Très estimés à Byzance, ils ne pénétrèrent dans l’Europe occidentale qu’après les croisades. L’ivoire a servi à faire des retables de grandes dimensions, c’est-à-dire des sortes de triptyques posés à demeure sur l’autel et ouverts pendant les cérémonies du culte. La collection Sauvageot, au Louvre, en possède un, de deux mètres de côté, qui contient tout un monde de petits personnages sculptés d’un travail achevé.

Au musée de Cluny existent aussi de belles pièces du moyen âge, notamment un diptyque de 3,5 cm sur 4,5cm, sur lequel vingt-quatre sujets ont été travaillés à la loupe avec une minutie extraordinaire ; une châsse gothique a cinquante et un bas reliefs, la châsse de Saint-Yved, datant du XIIe siècle, et des crosses épiscopales en ivoire, dont une se termine en forme de T, en souvenir de la croix, ressemblance d’ailleurs indiquée par l’étymologie du mot (de l’italien croce, croix).

L’art de l’ivoirier s’applique alors aux objets les plus divers ; les hanaps, les vidercornes sont sculptés, fouillés avec une patience admirable. Les mains de justice, sceptres terminés par une main dont les trois premiers doigts sont ouverts, ont l’ivoire pour matière habituelle. Le Louvre en possède une montée en or, et datant du XIIe siècle, qui a figuré au sacre de Napoléon. Les échiquiers et leurs pièces sont à cette époque des œuvres d’art. En 1893, le Louvre a reçu un pion en ivoire provenant d’un jeu du moyen âge. Cette pièce n’a pas moins de 10 centimètres de haut sur 6 de large, et sur ses quatre faces sont sculptés des personnages allégoriques. On se demande quelle taille pouvait avoir le roi dans un pareil jeu.

Le moyen âge est aussi l’époque des olifants, cors employés par les chevaliers. Ils avaient la forme d’une corne d’animal et étaient presque toujours en ivoire avec des scènes de chasse sculptées. Les dimensions de ces instruments sont parfois si considérables - à Cluny il en est un de 95 centimètres de longueur - qu’on est autorisé à croire qu’ils ont été souvent un objet de parade et non d’usage.

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30 mai 2009 6 30 /05 /mai /2009 11:35

La Bonneterie.








Ouvrages que comprend la Bonneterie.

On appelle ouvrage de Bonneterie, les Bonnets, les Bas, les Gants, les Camisoles, les Chaussons, les Caleçons, et autres ouvrages semblables, faits au métier, au tricot ou à l'aiguille, soit avec de la soie, de la laine, du fil de chanvre et de lin, du poil de Chameau et de Castor, du coton, et d'autres matières semblables.



Bas d'autrefois.

Les Bas portoient autrefois le nom de Chausses, et n'étoient faits que de Drap, ou de quelque autre étofe de laine drapée, dont le trafic se faisoit à Paris par des Artisans qui se nommoient Drapiers-Chaussetiers. Mais depuis qu'on s'est attaché à faire des Bas au tricot, et qu'on a trouvé la manière d'en fabriquer sur le métier avec de le soie, la laine, le coton, etc. la mode des Bas d'étofes s'est presque entièrement perdue.

Ces deux sortes de Bas, qui sont aujourdhui en usage par toute l'Europe, sont des espèces de Tissus formés d'un nombre infini de petits nœuds, ou manières de bouclettes entrelacées les unes dans les autres, auxquelles on donne le nom de Mailles. La Maille est une très belle invention, et dont le travail est fort simple et fort commun, parce qu'on trouve partout des mains prêtes à en montrer l'assemblage.



Bas brochés ou au tricot.

Les Bas qu'on nomme au tricot, à l'aiguille, ou Bas brochés, se sont avec un jeu de longues aiguilles d'argent, de léton, ou de fer, bien polies, qui en se croisant les unes sur les autres, entrelacent les fils, et forment les Mailles dont les Bas sont composés. C'est ce qui s'appelle tricoter, brocher, ou travailler les Bas à l'aiguille. Quelques-unes prétendent que les François doivent l'invention du tricot aux Ecossois, parce que les prémiers ouvrages au tricot, qui se sont vus en France, venoient d'Ecosse. Mais ce qu'on avance pour le prouver n'est qu'une simple conjecture, un fait qui n'est pas averé.



Bas au métier.

Quand aux Bas au métier, il se manufacture à l'aide d'une Machine de fer poli, très ingénieuse, mais dont il n'est pas possible de bien décrire la construction, à cause du nombre et de la diversité de ses parties. On doit cette invention à un François, qui n'ayant pu obtenir un privilège exclusif, qu'il demandoit pour s'établir à Paris, passa en Angleterre, où il fut magnifiquement récompensé. La prémière Manufacture de Bas au Métier, qui se soit vue en France, fut établie en 1656, dans le Chateau de Madrid, au Bois de Boulogne, près de Paris. On prétend qu'en 1740 il se fabriquoit par jour dans la seule Ville de Nismes, environ 2000 paires de Bas de soie, et 5000 de laine. On compte qu'il y a dans Paris 2500 Métiers de Bas, dans Lyon 1300, et dans la Ville et Jurande de Nisme 4500.
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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 03:28
Le berger.









Le berger assurait la conduite et la surveillance d’un troupeau d’ovins et lui dispensait des soins si nécessaire,
pour le compte d’un ou plusieurs éleveurs. Il réalisait éventuellement la transformation fromagère.


Les bergers surveillaient et conduisaient les troupeaux :
•Ils observaient l’état général et les comportement du troupeaux.
•Ils organisaient, puis empruntaient et adaptait les parcours aux cours de l ’estive (période de présence en hautemontagne,
l’été).
•Ils dressaient et utilisaient le ou les chiens pour la conduite du troupeau.
•Exceptionnellement,ils pouvaient être amenaient à assurer l’agnelage (mise bas des brebis).
•Ils apportaient les soins aux bêtes (plaies,sutures,piqûres …).

Les bergers entretenaient les équipements de l’estive et organisaient sa vie quotidienne :
•Ils prévoyaient et commandaient l’outillage pour les travaux de maintenance.
•Il exécute les travaux de réparation.
•Il nettoie le matériel et les équipements.
•Il prévoit son équipement personnel et son alimentation.

Le berger produit le fromage :
•Il assure la traite des brebis.
•Il réalise la transformation fromagère.
•Il nettoie le matériel de traite et de transformation.
•Il affine et conserve le fromage.
•Il prépare le fromage pour le transport.


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8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 03:20
Les forgerons et les taillandiers.









Les forgerons étaient souvent dans les villages, alors que la plupart des autres métiers, comme les tisserands ou les meuniers, étaient plutôt à l'extérieur des villages.

Le métier de forgeron se décline en différentes spécialités : maréchal ferrant, serrurier, faiseur de cercles, faiseur de charrue, maréchal, chaudronnier, maréchal des forges...
Certaines personnes ont plusieurs de ces métiers, comme par exemple forgeron et serrurier. Il est difficile de dire, s'il n'est que serrurier, ou forgeron avec une spécialité reconnue de serrurier.

Le fer est la matière principal des forgerons. L'acier et la fonte sont semblables. Ils sont principalement le mélange de fer et de carbone à base de charbon.

Entre le XIe siècle et le XVe siècle, il était rare que la forge appartienne au forgeron ; elle appartenait au seigneur local, qui en possédait les droits, et en récupérait les bénéfices en y plaçant un forgeron salarié.

Les activités du forgeron:
• ferrage des chevaux, et donc fabrication des fers,
• fabrication des cerclage des roues des charrettes,
• fabrication des cercles pour le tonnelier,
• serrures et quincaillerie,
• fabrication des divers araire, ainsi que tous les outils des champs : faux, faucille, râteau, houes, ...
• fabrication des divers outils pour les jardins : pelle, pioche, fousou, bêche, fourches, ...
• crémaillères, broches, tisonniers, moines, ...

En fait dans la nature les chevaux n'ont pas besoin de fer, la corne du sabot poussant de manière constante à raison de près d'un centimètre par mois. Mais les chevaux utilisés dans les champs et plus encore ceux qui servent aux transports (des personnes et des biens) sur les routes, voit l'usure des sabots se faire plus rapidement que le remplacement naturel. Le ferrage des chevaux devient indispensable sinon celui-ci doit être inemployé le temps que la corne se refasse. Mais à l'inverse, comme la corne continu à pousser, il faut régulièrement remplacer les fers, les pointes le fixant, se trouvant dans les parties fragilisés et anciennes du sabots, c' est aussi pour cela que les fers étaient régulièrement perdu par les animaux.



Au Moyen Âge le taillandier est un forgeron qui travaille en finesse. Il est chargé de la production de tout ce qui a tranchant, de ce que l'on appelle les outils à taillants.

La matière première du taillandier est l'acier. Il était souvent fourni en barre de plusieurs mètres de long, que le taillandier coupait à la longueur voulue. Dans les temps de pénurie, ou pendant les guerres, le taillandier récupérait tout le métal qu'il pouvait afin de le « recycler ». Parfois le taillandier fournissait aussi les manches des outils qu'il fabriquait lui-même en châtaignier ou en frêne.

Les outils du taillandier sont les mêmes que ceux du forgeron. Il utilise bien sûr une forge pour chauffer le métal. Celui-ci est ensuite aplati au marteau par plusieurs ouvriers. Plus tard, ils seront remplacés par un marteau-pilon (ou martinet) qui fonctionnait au gaz ou à l'électricité. Le taillandier utilisait également, comme le forgeron, une gamme de marteaux et de pinces de forge.

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30 septembre 2008 2 30 /09 /septembre /2008 00:34
Les Alchimistes.







Comment devenait-on Alchimiste ?

N'importe quel couche social pouvait contenir de futurs alchimistes: des nobles, des bourgeois, des illettrés... Mais pour quitter les simples essais empiriques aidés de manuscrits souvent codés et devenir un véritable adepte, il fallait rencontrer un maître, qui apprendrait à l'adepte comment comprendre les manuscrits, quelles sont les bonnes matières premières, etc... Ce maître devait en principe avoir réussi lui-même le Grand Œuvre.

Pour se rencontrer et s'aider, les alchimistes devaient avoir des lieux de rencontres: les églises la plupart du temps, ou la demeure du plus riche d'entre eux. Il arrivait que les alchimistes se réunissaient en sociétés, afin de mieux partager leurs secrets (il y en avait une près de Naples, ou dans l'église de l'abbaye de Westminster). Mais certaine de ces sociétés codaient même leurs écrits, afin que seuls leur membres ne puissent les comprendre. L'autre solution était le voyage, en recherche d'un maître, de manuscrits... 



Du Haut en Bas de l'Echelle Sociale.

Les trois Etats: clergé, noblesse et tiers-état possédaient chacun leur part d'alchimistes. Par exemple le pape Sylvestre II (999-1003), né en 938 et connu avant son élection papale comme un moine d'Aurillac, il alla étudier en Espagne, chez les Arabes, pendant sa jeunesse. Il y eut également des grandes figures de la noblesse, des bourgeois et des roturiers. Mais il est important de distinguer les charlatans, les faiseurs d'or, des vrais alchimistes: les premiers ne pensant qu'à monter ostensiblement leurs subterfuges afin de se remplir la bourse, tandis que les seconds essayaient de garder leur travaux secrets, travaux qui avaient un but non pas mercantile, mais mystique, sacré. 



Couples d'Alchimistes.

Il arrivait aux alchimistes de se mettre en couple, mais il y avait 2 formes de couple alchimique: pour les uns, ce n'était qu'une banale union, où la femme aidait son mari dans les plus longs moments de veille, ou pour d'autres tâches; pour les autres, c'était une prise en charge commune de leurs travaux, ils formaient un véritable couple hermétique. Cette forme d'alchimie est rapprochable du tantrisme orientale dit "de la main gauche": une voie très spéciale qui préconise l'union concrète avec un partenaire prédestinée, pour la réussite du Grand Œuvre. Cette théorie est basé sur l'androgynat initial d'Adam, et sur la dualité des principes (Soufre et Mercure) qu'il faut rassembler pour obtenir la Pierre Philosophale. Le principe de cette voie serait de parvenir à retourner l'énergie sexuelle dans le corps de l'adepte pour réaliser les conséquences thaumaturgiques d'une remontée de l'homme et de la femme (redevenus uns) capables de retrouver la source perdue de l'immortalité. Cette deuxième catégorie n'avait que très rarement des enfants, contrairement à l'autre, qui était plus proche d'un couple traditionnel.

Figures d'Adeptes Médiévaux:
Albert le grand (1193-1280)De son vrai nom, Albert de Bollstädt (famille noble souabe), entre en 1222 dans l'ordre des dominicains. Il fut certainement le plus célèbre des docteurs scolastiques: il enseigna à l'université de Cologne, puis celle de Paris, mais ces cours étaient si populaires qu'il devait les faire en extérieur, sur une place, où l'on disposait de la paille pour permettre à ses auditeurs de s'asseoir.

La pratique de "Maître Albert" de l'alchimie et de l'astrologie lui a valu une réputation suspecte de magicien, avant mais surtout après sa mort.

Ainsi il aurait réussi à redonner vie à un petit environnement naturel, pour accueillir le comte Guillaume II d'Hollande et sa suite dans un jardin printanier, alors que le couvent dominicain de Cologne était plongé dans un hiver très rude.

Son disciple, le futur Saint Thomas d'Aquin (1226-1275) aurait brisé un androïde, que son maître aurait créé, androïde qui aurait ressemblé parfaitement à un humain, et qui aurait servi de serviteur au Maître.raymond lulle (1235-1315)

Né dans une famille de très haute noblesse (descendante en droite ligne des rois de Majorque, son île natale), il fut un coureur de jupons insatiable, dont l'adultère de ses compagnes ne le gênait outrement. Mais un jour, il tomba follement amoureux d'une femme mariée, qui résistait à ses avances. Après de multiples poursuites spectaculaires (jusque dans la cathédrale de Palma) et essais infructueux, il réussit à défoncer la porte du logis de la cause de son désir fou. Celle-ci, désirant totalement se débarrasser de son courtisan, déboutonna son corsage, afin de lui montrer sa poitrine rongée affreusement par un cancer. Le choc fut si dur pour lui que, non seulement il abandonna tout désir pour cette femme, mais fit vœu de chasteté, distribua tous ses biens aux pauvres et donna un grand dessein spirituelle à sa vie: convertir les musulman à la foi chrétienne.

Il devint le docteur illuminé, un érudit autant passionné par la théologie, que par la philosophie, la poésie, et l'alchimie. Cette dernière lui aurait été apprise par Arnauld de Villeneuve, qui lui aurait enseigné le secret de la Pierre Philosophale, lors des études à Montpellier de cet ancien coureur de jupons.

Il mourut lapidé par les habitants du port algérien de Bougie (aujourd'hui Annaba), après avoir trop intrépidement prêché la conversion au christianisme.nicolas flamel(1330-1418) et dame pernelle(1310-1415)

Né à Pontoise de parents appartenants à la petite bourgeoisie, qui lui donnèrent le privilège d'avoir une bonne instruction, il devint ainsi escrivain à Paris et gagna bien sa vie en recopiant des manuscrits, servants de secrétaire pour noter la correspondance de riches illettrés, etc...

A vingt ans, il épousa Dame Pernelle, une deux fois veuve qui en avait déjà 40. Malgré la différence d'âge, son mariage se révéla heureux. Son commerce lui rapportait de bons revenus, si bien qu'ils quittent son échoppe exiguë attenante à l'église Saint-Jacques-la-Boucherie pour se faire construire une maison, à l'angle de 2 étroites venelles: la rue Mariveaux et la rue des Escrivains, maison qui se trouve en face de sa nouvelle échoppe un peu plus spacieuse, à l'enseigne de la Fleur de Lys.

Sa vie est alors bouleversée, une nuit, par un rêve ou une vision: l'apparition d'un ange qui lui tient ce discours:

"Flamel, vois ce livre, tu n'y comprends rien, ni toi ni bien d'autres, mais tu y verras un jour ce que nul ne pourrait voir."

Nicolas étend les bras pour saisir le livre, mais ange et ouvrage disparaissent dans des flots d'or. Il se réveille alors brusquement, tout excité. Un peu plus tard, il trouve un exemplaire du livre vue en rêve dans une librairie: le Livre d'Abraham le Juif. Il se lance alors dans la quête du Grand Œuvre.

On rapproche cet Abraham le Juif d'un kabaliste d'Espagne, né à Tolède, Abraham ben Ezra (1089-1167), celui que les auteurs chrétiens connaissent sous le nom d'Avenare, Avenarius ou Abraham Judaeus. Ce livre décrivait les opérations du Grand Œuvre, mais sans en préciser la matière première.

Flamel raconta son aventure à son épouse, et ils se lancèrent tous deux dans cette quête. Pendant 21 ans, ils ne connurent que des échecs, malgré les conseils que des relations de l'escrivain lui fournirent. Nicolas décida donc d'aller faire un voyage en Espagne pour 2 raisons: un pélerinage sur la tombe de saint Jacques de Compostelle (saint patron des alchimistes chrétiens) à l'extrême Nord-Ouest du pays, et la rencontre avec un Juif, formé aux arcanes de la kabale, qui pourrait lui enseigner le sens caché des figures du livre d'Abraham ainsi que la lecture des caractères hébraïques.

En 1378, il partit accomplir ce pélerinage à pied, ne rencontrant son Juif kabaliste que sur le retour, dans une petite auberge de la cité de Léon, Maître Canches ou Sanchez. Celui-ci accepta de l'accompagner à Paris, mais il mourut en route au niveau d'Orléans, car déjà fort vieux. Heureusement, au cours de leur voyage commun, Nicolas en apprit suffisamment.

De retour à Paris, Flamel et Dame Pernelle se remirent au travail et accomplir successivement le petit puis le Grand Œuvre.

Certaines légendes prétendent que ces enterrements auraient été truqués, et que la couple serait parti vivre en Orient. Mais Nicolas serait revenu plusieurs fois dans son Paris natal (des preuves auraient été apportés pour une de ces venues en mai 1818)... 



Chez les Grands:


Heures et Malheurs d'Alchimistes.

Les alchimistes étaient très intéressés, comme de nombreux artistes, à l'idée de se débarrasser de la lourde tâche qu'est la sustentation des besoins matériels. Ils appréciaient donc fortement l'idée de se mettre au compte d'un mécène, qu'il soit grand seigneur, souverain ou pape.

Le sort des rares alchimistes arrivant à rentrer dans cette voie était très variable: ils pouvaient aussi bien terminer en prison à perpétuité ou être condamné à mort pour avoir essayer de tromper leur mécène tout-puissant, ou ne pas avoir voulu lui révéler son secret, après lui avoir montrer ses capacités, si enrichissantes pour un homme toujours à la recherche d'argent. Mais cela pouvait aussi leur rapporter des conditions de travail d'une qualité parfois sans égal possible.

Les mécènes acceptaient généralement un ou des alchimiste(s) afin que ceux-ci augmentent leur richesse en or. Le roi d'Angleterre Edouard III aurait ainsi réussi à faire fabriquer des pièces en or alchimique, grâce à un procédé enseigné par Raymond Lulle.

Michel Scot, alchimiste et magicien originaire d'Ecosse, après avoir longtemps séjourné dans l'Espagne musulmane (on signale sa présence à Tolède en 1217), fut au service du pape Honorius III (de 1220 à 1227), puis à celui de l'empereur d'Allemagne Frédéric II de Hohenstaufen, à sa somptueuse cour préférée de Palerme en Sicile, où sa carrière et sa vie s'acheva en 1236. Il s'était spécialement préoccupé du problème de la subjugation psychique des hommes, il écrivit en effet dans son traité Physionomia:

"le véritable pouvoir, c'est d'imposer sa volonté sur d'autres esprits. Ce n'est qu'ainsi qu'on peut dominer les hommes".



Devant l'Eglise:


 Les légendes et la réalité.

Contrairement à la pensée commune, l'Eglise n'exerçait pas une oppression inhumaine sur les alchimistes, malgré les excès qu'on lui connaît dans sa traque des hérétiques. Cette image est aussi fausse que celle de l'alchimiste qui serait un homme touchant à la sorcellerie la plus sinistre, une sort de sataniste, fou de haine et de révolte contre l'Eglise (ces cas étaient véritablement exceptionnels), ou encore une sorte de libre penseur militant. Un alchimiste était la plus part du temps un homme pieux et très dévot: il faut se rappeler les activités de l'oratoire: ces prières qui devaient accompagner le Grand Œuvre. Si bien qu'il n'eut aucune condamnation ecclésiastique ou papale, aucun mandement ne visant en particulier ces "fils d'Hermès", dont certains faisaient partie des membres du clergé, moines ou prêtres.

Alchimistes Persécutés: Arnauld de Villeneuve, Roger Bacon

Arnauld de Villeneuve n'eut de son vivant aucun véritable problème, grâce à la protection du pape avignonnais Clément V. Mais à la mort de celui-ci, 3 ans après celle de l'alchimiste, un tribunal inquisitorial, présidé par le moine jacobin Longer, se réunit à Tarascon et confirme à titre posthume le rejet des 15 propositions qui avaient été condamnées à Paris en 1309 par la faculté de Théologie (la Sorbonne)

Le moine franciscain Roger Bacon (1214-1294), doctor mirabilis, eut beaucoup moins de chance: il passa en effet 1' années en prison dans un monastère. Il fut accuser, à tort, d'utiliser des moyens touchant à la magie noire. De plus, le général des franciscains l'a condamné pour enseigner des "nouveautés suspectes": il avait en effet un esprit singulièrement prophétique, et bien avant Léonard de Vinci, enseigna la possibilité de construire des machines volantes, des véhicules automatiques et des sous-marins. 



Le Pélerinage à Compostelle.

Il s'agissait de rejoindre le tombeau de l'apôtre Saint Jacques le Majeur à Compostelle, en Galice, en partant (pour les parisiens) de l'église Saint-Jacques-la-la Boucherie. Cela correspondrait au dernier voyage de cet apôtre, que les alchimistes chrétiens ont pris comme patron à cause de la légende de la découverte du tombeau de celui-ci: au IXe s., l'évêque d'Irix reçoit la visite d'un cultivateur qui raconte des phénomènes insolites qui se passent dans son champ, que non seulement ses bœufs refusent de labourer mais où en plus se déroulent la nuit des choses étranges: des fleurs médicinales s'y épanouissent à foison mystérieusement et une étoile brille au-dessus du champ d'un éclat resplendissant. L'évêque ordonne de faire des fouilles et le sarcophage de marbre contenant le corps intact de l'apôtre saint Jacques le Majeur est découvert. On bâtit donc une église abritant les précieuses reliques sur ce lieu miraculeux, surnommé dès lors Campus stellae.

Hormis le caractère sacré de ce pèlerinage, comme celui que peuvent faire les compagnons du devoir à la Sainte-Baume (près de Marseille), les alchimistes lui accordait une valeur symbolique: son nom latin est Campus stellae, le champ de l'étoile, et dans Compostelle, il y a compost, qui correspond à l'une des phases du Grand Œuvre, qui est en rapport avec une étoile, stellae.

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