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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 20:59

Dún Aengus (Irlande).

 

 

 

 

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Dún Aengus a été appelé « le monument barbare le plus magnifique d'Europe ».

 

Ce ...nom signifie « le fort d'Aengus », dieu éponyme pré-chrétien décrit dans la mythologie celtique irlandaise.

 

Le fort se compose d'une quadruple enceinte en pierres sèches, le mur le plus interne enserrant un espace de quatre hectares. Certaines parties de la maçonnerie subsistante font quatre mètres de hauteur. Comme une partie de la falaise et du fort s'est depuis effondrée dans la mer, on ne sait pas si la forme originelle était ovale ou en forme de D.

 

À l'extérieur du troisième mur d'enceinte, de très nombreuses pierres dressées, bien conservées, forment des chevaux de Frise, dont le rôle défensif était d’empêcher les attaques d’assaillants, principalement de cavaliers.

 

Il y a aussi à l'intérieur des ruines une énorme dalle rectangulaire, dont la fonction nous demeure inconnue. Étonnamment vaste pour une ruine préhistorique, le mur le plus externe enferme une surface d'environ 6 hectares.

 

Bien que d'apparence nettement défensive, l'emplacement particulier de Dún Aengus suggère que son usage premier était religieux et cérémoniel plutôt que militaire.

 

Il peut avoir été utilisé par les druides pour des rites saisonniers, comportant des feux cérémoniels, visibles depuis la côte irlandaise.

 

L'emplacement procure aussi une vue sur pas moins de 120 km de côtes, ce qui pouvait permettre de contrôler une importante voie commerciale côtière.

 

Selon la mythologie celtique, cette forteresse aurait été édifiée par le peuple légendaire des Fir Bolg réfugiés dans l'île après leur défaite, dans la guerre qui les opposa aux Tuatha Dé Danann (voir Lebor Gabála Érenn).

 

Le nom viendrait de leur chef qui se nommait Aengus ou Aonghus (à ne pas confondre avec le dieu Oengus) et le mot dun signifie « forteresse » en gaélique.

 

Les murs de Dún Aengus ont été reconstruits à une hauteur de 6 m, avec des chemins de ronde, des salles et des escaliers.

 

L'usage du mortier permet de distinguer aisément la restauration de la construction originelle.

 

Explorer Dún Aengus demande un peu d'escalade, et il n'y a pas de garde-fou au bord de la falaise, aussi ce n'est pas l'endroit à visiter avec de jeunes enfants ou avec des personnes à mobilité réduite.

 

Il existe un petit musée illustrant l'histoire du fort et ses fonctions possibles.

 

Il y a également à proximité une tombe néolithique et un centre du patrimoine exposant une chaumière et une distillerie illégale de Poitín.

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Jehanne - dans Patrimoine
26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 10:17

Château de Sailhant.

 

 

 

 

 

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La vision que l’on a du château de Sailhant reste presque irréelle. Accroché au sommet d’un piton volcanique triangulaire, il domine de plus de trente mètres le petit village de Sailhant. Il surplombe une cascade de vingt mètres de haut qui se jette dans un lac rond situé dans un cratère volcanique. Accessible que d’un côté, le château de Sailhant a toutes les apparences d’une forteresse imprenable et pourtant.

Le Sailhant se compose d’un corps de logis rectangulaire flanqué de sept tours et d’une enceinte. L’enceinte est appuyée sur des contreforts et des arceaux. Au Sud on remarque une tour carrée. Dans le prolongement de la muraille, on voit une tour carrée au Nord-Est. Il possède un belvédère avec créneaux. A l’angle Nord -Ouest du corps de logis se trouve une tour ronde avec chemin de Ronde en encorbellement sur mâchicoulis. Au centre de la façade principale, deux grosses tours rondes encadrent une porte dépourvue de son pont-levis. Au Nord-Ouest une tour ronde flanque le château sur son angle extérieur. Elle possède aussi un chemin de Ronde en encorbellement sur mâchicoulis. Enfin une échauguette à l’Ouest flanque l’angle intérieur de l’édifice.

On accède au château par une immense porte. Elle ouvre sur une cour intérieure plantée de tilleuls.

La famille du Sailhans, la première mentionnée dans les documents, a remplacé les abris en bois par une tour carrée en pierres, indépendante et à plusieurs niveaux. Elle était séparée de la partie principale de l’éperon par un fossé à sec. A la fin du X siècle, de retour de Terre Sainte, le croisé Etienne Sailhans consigna avec d’autres seigneurs, un acte pour la fondation d’un monastère à Indiciac, qui fut ensuite nommé Saint-Flour.

En 1285, par le mariage d’une fille de la famille du Sailhans avec Bertrand I de Rochefort d’Aurouze, le Sailhant passa à cette famille. La même année, le seigneur de Sailhans souscrit un traité entre le vicomte de Murat et le comte de Rodez à St Flour. Au début du XIV siècle, le Sailhant était constitué de hauts murs entourant une cour intérieure. Le vieux donjon à plusieurs niveaux renfermait une oubliette creusée dans le roc. Elle ne recevait le jour que par une ouverture de cinquante centimètres carrés faite à la clé de voûte. La chapelle du château était à l’invocation de St-Fréval dont le corps y est déposé.

A l’avènement de la guerre de Cent Ans, on construisit deux tours du côté Nord. La construction de ces tours peut-être datée grâce au type de meurtrières. Ces meurtrières étaient pour les arcs, plus tard on a ajouté les meurtrières pour les canons. Bien qu’il semble tout à fait imprenable, le Sailhant fut pris plusieurs fois au cours de la guerre de Cent Ans.

En 1359, les Anglais ayant envahi l=Auvergne, ils s=emparèrent du château de Sailhant et le conservèrent plusieurs années. Ils en furent chassés avant 1380, mais ils le prirent de nouveau après la mort du connétable Du Guesclin, alors que les pillards pouvaient exercer impunément leurs rapines et destructions. Les Anglais y résidèrent encore pendant cinq ans. On l=évacua seulement après le paiement du patis.


En 1398, Béraud Dauphin I de Saint-Ilpize, devint sire de Sailhant. Béraud fut nommé seigneur de St-Ilpize, Combronde, Auroze, et de Sailhant. Il alla avec ses deux fils, Béraud II et Robert, à la bataille d=Azincourt en 1415 où tous moururent. Passé d=un Dauphin à un autre, le Sailhant fut pris en 1436 par un brigand espagnol nommé Rodrigue de Villandrando. On le racheta en 1438.

La fenêtre Est du premier étage de la façade fut installée par les Dauphin, elle y est toujours. La porte principale du château, construite en pierres de lave grise foncée, date aussi de cette époque. Au milieu du XIV siècle, un des Dauphin reconstruisit le donjon en remplaçant la structure antérieure. On peut la dater grâce aux « archères-canonnières », qui étaient les ouvertures de tir les plus courantes au XV siècle. Le donjon, reconstruit, avait quelques niveaux de plus que la structure actuelle. On trouve encore des cheminées aux deux étages et il y a encore les restes d’une latrine au quatrième étage.

La terre de Sailhant passa ensuite à Jacques d’Amboise en 1503. Antoinette d’Amboise la vendit à Anne Hénard, veuve d’Antoine Dubourg, chancelier de France et tutrice de ses enfants. Le montant de la vente fut de 200 écus d’or et de 30 000 livres tournois, payés en vaisselle d’argent au prix de 14 livres et 6 deniers le marc. Son fils Charles-Antoine Dubourg lui succéda dans la baronnie de Sailhant, il épousa Nicole d’Endredieu. Les Dubourg, qui étaient protestants, ont maintenu une garnison dans le château, ce qui provoqua la colère des autorités catholiques.

François de Montmorin, seigneur de St-Hérem, gouverneur de l’Auvergne pour le roi, chercha à s’emparer de Sailhant que tenait Charles-Antoine et l’assiégea. Charles-Antoine était malade et alité. Sa femme Nicole soutint le siège avec énergie. Elle réussit même à blesser le gouverneur à la main. Irrité, le gouverneur redoubla d’efforts puis fini par pénétrer dans la place. On se vit réduit à cacher Charles-Antoine dans un des fours. Malheureusement le four se trouvait être encore chaud. Le pauvre homme mourut asphyxié. Cela fit dire que M de St-Hérem l’avait brûlé vif. Sa veuve fut conduite à la prison de St-Flour d’où elle obtint la liberté en 1567. Les Catholiques reprirent possession du Sailhant en 1576.

En 1594, le château de Sailhant fut pris par M d’Enghien et le duc de Genevois. La mère de Jean de Lastic et Christophe de Chavagnac le reprirent au moyen d’une pièce d’artillerie, glissée dans une canonnière de la tour Nord. Le capitaine Castel-Viel, qui défendait la place, fut tué pendant l’attaque. Ces seigneurs le gardèrent quelque temps et l’abandonnèrent en emportant deux canons que le comte d’Apchier y avait fait placer.

Le fils de Charles-Antoine, Louis Dubourg, soldat intrépide qui combattit le chef des Catholiques de la région de St-Flour, Jean de Lastic, épousa curieusement, le 21 juillet 1616, Jeanne, la soeur de Jean de Lastic et repris de ce fait le château de Sailhant.

Contrairement aux propriétaires antérieurs du Sailhant, la famille Dubourg utilisa le Sailhant en tant que résidence principale. Ils ajoutèrent au donjon une tourelle avec son escalier à vis, ce qui le rendit encore plus habitable. Durant le dernier tiers du XVI siècle, les Dubourg ajoutèrent une aile entière sur le coté Est de l’enceinte. Cette dernière fut détruite en 1830. Seule une portion du côté Nord et la cave demeurent. Il y a deux cheminées monumentales dans le château datent de l’époque des Dubourg.

Au début du XVII siècle, la fille de Louis Dubourg et de Jeanne de Lastic, Catherine épousa Jacques d’Estaing et ramena le Sailhant à un descendant de l’ancienne famille de Sailhans.

Bien qu’il possédât d’autres seigneuries, Sailhant fut le fief de Jacques d’Estaing et sa résidence principale. Le fils de Jacques, Jean d’Estaing, épousa Claude-Marie de Terrail, fille de Jean de Comboursier. Lieutenant-général du roi en basse Auvergne, il lui apporta les seigneuries de Ravel et de Moissac. Le château de Ravel devint la résidence principale de Jean d’Estaing. Ils louèrent le Sailhant à des fermiers et des marchands de St-Flour.

Au temps des fermiers de la famille d’Estaing, à la fin du XVII siècle, on a utilisé l’ancienne chambre du seigneur sur le coté Est du premier étage pour stocker du grain pour les animaux qui étaient abrités juste au-dessous, au rez-de-chaussée. Dans la tradition des fermes Auvergnates, il y avait une passerelle pour les charrettes, conduisant au premier étage. Les vestiges d’une voûte en demi-cercle d’une large porte sont visibles sur le mur extérieur du premier étage, avec des pavés situés à la base de chaque jambage. Le côté Ouest de la résidence du seigneur resta comme espace résidentiel.

Au début du XVII siècle, on a démoli les deux niveaux supérieurs du donjon en on l’a transformé en pavillon. A la même époque, les murailles ont été arasées.

A la fin du XVII et au début du XVIII siècle, Joachim-Joseph d’Estaing était évêque de St-Flour. La proximité du Sailhant et de St-Flour conduisit l’évêque à utiliser le château de son frère en tant que maison de campagne. La présence au-dessus de la porte d’un écusson daté 1710 atteste de la restauration faite par l’évêque.

La succession Estaing était criblée de dettes par le créditeur principal, le fameux écrivain, Voltaire. Les dettes ont mené à une vente aux enchères en 1753. Elle fut adjugée par François-Jean Roger, écuyer, seigneur de Colombelle, conseiller financier et secrétaire du roi, notaire au Châtelet à Paris.

La principale transformation au XVIII siècle fut l’ouverture des fenêtres sur la façade de la cour.
Etienne de Serre de St-Roman acheta le Sailhant en 1753. Le domaine resta dans la famille de Serre de St-Roman jusqu’en 1789. Après la révolution, le bailleur Jean-Baptiste Rongier, acheta le château et une partie des terres. Le Sailhant était en mauvais état, il n’offrait que peu de confort et n’avait pas souffert de destructions directes durant la révolution. Quand Rongier mourut en 1816, sa famille le vendit à Pierre Laurier, un fermier résidant près de Sailhant. En 1881, les Laurier vendirent la propriété à Hippolyte-Mary Raynaud.

Né de parent fermier en 1844 au pied du château, Hippolyte-Mary Raynaud fut un aventurier ayant de grandes ambitions. En 1873, il fonda une banque à Paris nommée : Banque d’Etat. Il acheta une maison sur l’avenue du Bois de Boulogne et épousa une actrice du Palais Royal.

En 1888, Raynaud fut l’heureux élu à la direction locale et commença une restauration spectaculaire. Mais en 1890, sa faillite fut découverte et Raynaud fut violemment attaqué par la presse. En 1891, les travaux du Sailhant furent suspendus et le château fut vendu aux enchères à sa propre femme. En 1896, Raynaud semblait avoir surmonté ses difficultés. Il ouvra une nouvelle banque à Paris nommée Crédit International, mais au début de l’année 1904 cette banque fit faillite. Raynaud s’enfuit en Angleterre et y mourut vers 1920.


Les travaux de Raynaud comprennent l’addition des deux tours du côté de la façade Nord. L’une à l’Est de l’entrée, réplique de tour médiévale et l’autre à l’extrémité Ouest de l’entrée. En même temps Raynaud surhaussa les deux grosses tours médiévales de la façade Nord au-dessus du toit afin que les quatre tours aient toutes la même hauteur.
Le redan du XVI siècle entre le corps de logis et l’aile en retour d’équerre qui a disparu fut rehaussé pour avoir l’allure d’une tour carrée couronnée d’un belvédère à créneaux. Raynaud ajouta aussi à la demeure seigneuriale quatre baies pour donner une certaine unité au bâtiment derrière le mur Nord. A l’intérieur, Raynaud ajouta des salles de bain, une cuisine, et subdivisa de nouveau la grande salle du premier étage en trois chambres à coucher avec des plafonds bas. Une chapelle fut construite à l’extrémité Ouest du rez-de-chaussée.
Les intérieurs furent peints. On recouvra les murs de papiers peint et l’on meubla le château dans le style le plus populaire de la fin du XIX siècle.

Lors de la vente aux enchères du château de Sailhant en 1904, le Docteur Paul Delbet remporta la vente. Le Docteur Delbet était un parisien dont la famille était originaire de Joursac près de Neussargues. Il eut quatre enfants et mourut en 1924. Sa veuve, Antoinette, épousa le comte Claret de Fleurieu qui décéda en 1945. Antoinette mourut en 1961.

L’unique fils de Paul Delbet hérita du château et décéda en 1996.

Durant le XX siècle, les Delbet portèrent les dernières touches au château. Ils gardèrent la plupart des décorations intérieures et des meubles du XIX siècle.

En 1997, Joseph Pell Lombardi acheta le château de Sailhant. Il a passé 2 années à faire des recherches sur l’histoire de la construction du château, suivi par cinq années de travaux de restauration qui ont été terminées en 2004.

 

 

 

 

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Jehanne - dans Patrimoine
26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 09:43

Le Beffroi d'Ault.

 

 

 

 

 

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Reconnu, en 2010, comme l'un des 3 beffrois ecclésiatiques de France, Dunkerque & Cambrai étant les deux autres. Le Beffroi d'Ault a cette particularité exceptionnelle, sur ses deux confrères, c'est qu'il est plus ancien, ce qui en fait donc à ce jour LE PLUS VIEUX BEFFROI ecclésiastique de FRANCE et l'un des plus VIEUX au Monde !



LE BEFFROI ECCLESIASTIQUE D'AULT, HISTOIRE :

C'est en 1340 que Mathieu de Trie, maréchal de France et Ide de Rosny, comtesse de Dreux, confirmèrent une charte de commune octroyée en 1206 par Thomas de Saint Valéry aux habitants d'Ault.

La population augmentant sans cesse grâce au port très florissant, Mathieu de Trie fit construire à ses frais, l'église Saint Pierre d'Ault.
Mais la guerre de 100 ans sévissait, ainsi qu'une épidémie de peste noire, et les pauvres aultois ne purent construire le beffroi auquel ils avaient droit du fait de la charte communale.

C'est en 1382 que Jean d'Artois, confirma et modifia la charte communale existante: il donna:

- le droit au maire, échevins et bourgeois d'avoir un beffroi avec grandes et petites cloches et de les sonner toutes les fois qu'il leur plaira...( les cloches du clocher de l'église)

- Lesdits maire et échevins peuvent mettre un clerc dans l'église... (un clerc n'étant pas un religieux, mais un laïc lettré)

Dans le contexte de la guerre de 100 ans, le comte d'Artois a permis juridiquement par charte aux aultois d'utiliser le clocher de l'église Saint Pierre comme beffroi. Dans cette condition juridique spéciale, il n'y en a que trois en France: Dunkerque, Cambrai et Ault. Mais pour Ault, c'est la noblesse qui , en payant la construction de l'église, a payé le beffroi de la commune.

L'existence juridique du beffroi a été découverte par Sylvette MATHIEU et figure en un article publié dans QUADRILOBE

Pour accéder à la première salle, il y a 30 marches

Pour accéder à la seconde salle, il y a 36 marches, donc 6 de plus.

Pour accéder à la dernière salle, il y a 42 marches, encore 6 de plus qu'au précédent palier.

Quand on fait le total des marches, il y en a 108. Le nombre 6 omniprésent est celui du destin mystique, c'est une perfection en puissance. C'est aussi le macrocosme ou l'homme universel.

108 marches = 6x18......La Divine Proportion......

 

 

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Jehanne - dans Patrimoine
5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 13:51

Coudray Salbart

 

 

 

 

Nouvel album photos de ma dernière visite médiévale, celle du château du Coudray Salbart.

 

 

Coudray-Salbart Coudray-Salbart

 

 

 

Et bien sûr l'article qui va avec:

 

 

Château du Coudray Salbart. 

 

 

 

 

Médiévalement.

 

Jehanne.

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Jehanne - dans Patrimoine
27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 14:42

Château de Chalus.

 

 

 

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A la frontière entre le Duché d’Aquitaine et le Royaume de France, le secteur de Châlus fait partie pendant le haut moyen-âge d’une ligne stratégique majeure. Il est un élément de la fameuse « Route Richard Cœur de Lion ». L'ensemble fortifié présent dans la ville de Châlus est caractérisé par deux éléments fortifiés. Le premier, Châlus-Chabrol, par sa haute tour cylindrique au sommet d'une colline, domine la ville et les vestiges de l’ancienne église Notre-Dame du Haut-Châlus où furent ensevelies les entrailles de Richard Cœur de Lion. Ce monument fortifié n'a rien d'une imposante forteresse en parfait état. Mais pour autant, il ne manque pas d'intérêt puisqu’on lui prête un grand moment de l’Histoire de France...

 

Le château de Châlus-Chabrol fût construit aux alentours du Xème - XIème siècle par ordres de Vicomtes de Limoges. Le donjon, haut de 25 mètres et seul vestige encore aujourd’hui visible, était entouré de deux enceintes elles-mêmes composées de bâtiments fortifiés composés de tours.

 

Le château de Châlus-Maulmont, quant à lui, apparût seulement plus tard. Il fût construit au XIIème siècle par Gérard de Maulmont. De forme rectangulaire, cette forteresse étaient composées de deux tours flanquées à deux angles opposés. La ville, jusqu’alors peut développée encore, se forma autour de cet édifice bénéficiant ainsi de la proximité avec les fortifications.

Ces deux places fortes ont été utilisées pendant les guerres de religion par les protestants, pour mener des expéditions contre Limoges. Elles souffrirent aussi, comme de nombreux édifices du moyen-âge, de la Révolution et furent partiellement détruites et enfin servirent de prison d’Etat jusqu’en 1820. Abandonnées pendant une longue période, les deux édifices continuèrent de se délabrer. Ils ont été classés aux Monuments Historiques en 1981. Et jusqu’à présent, d’importantes rénovations et consolidations ont permis de maintenir le site ouvert au public.

 

Lors de la grande lutte entre les ennemis héréditaires de l’époque, le Royaume de France et celui d’Angleterre, le Vicomte de Limoges, propriétaire de Châlus et vassal du Roi Richard Cœur de Lion, se tourna vers la cause du Roi de France. Richard Cœur de Lion décida alors, en 1199, d’assiéger le château de Châlus. La place, alors défendue par une petite garnison dirigée par Pierre Brun, seigneur de Montbrun, semblait une cible facile. Pourtant, les assiégés décidèrent de se protéger dans le donjon d’où on ne put les déloger. Du haut de ce dernier, un soldat tira un carreau d’arbalète et toucha mortellement le Roi d’Angleterre qui mourût de sa blessure quelques jours plus tard.

D’autres villes revendiquent la mort de ce Roi, et de nombreux ouvragent littéraires relatent cette aventure. En tout cas, la dépouille de ce fameux Roi et héraut d’Angleterre fût enterrée à trois endroits dont un ici dans une ancienne église près du château de Châlus...

 

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Jehanne - dans Patrimoine
8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 14:32

Le Château d'Avezan: Château à vendre.

 

 

 

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Historique:

 

Avezan est le château de tous les mystères. S’il peut aisément être daté du début du XIIIeme siècle, il semble désormais certains, au vu de l’étude du site , qu’une construction primitive existait avant 1230 sur son emplacement. Encore 1209 et 1229, le pays de langue d’oc a fait l’objet de combats sans merci, dans le cadre de la croisade des albigeois.

Prenant prétexte de l’hérésie cathare, les barons originaires du nord du royaume mettent la Gascogne a feu et a sang. Le calme revenu, Othon, vicomte de Lomagne, fait don en 1230 du castrum d’Avezan à Raymond de Manas, l’un des rares barons originaires de la région à profiter des redistributions de terres opérées à l’epoque.

Raymond de Manas est issu d’une puissante lignée de seigneurs gascons qui descend probablement des comtes d’Astarac ( leurs armes, « d’azur a la croix d’argent et a la bordure d’argent semée de tourteaux », sont similaires ). Raymond et ses successeurs rendront foi et hommage au duc d’Aquitaine : Ainsi au cours de la guerre de Cent Ans, la famille de Manas sera toujours fidèle aux Anglais.

Placé en haut d’une éminence rocheuse, le site qui échoit à Raymond portait auparavant un ouvrage fortifié, vraisemblablement détruit au cours de la croisade. S’agissait-il d’un simple donjon, pièce essentielle des systèmes défensifs archaïques ?

Lorsque les travaux de restauration ont débuté, une tour quadrangulaire au rez-de-chaussée voûté en berceau a été identifiée, intégrée au château. De plus de 7 m de coté, cette tour présente des murs d’une exceptionnelle épaisseur (1,60m).

Raymond de Manas fait rétablir le château. Le bourg est protégé par deux lignes de murailles, tandis que le château proprement dit s’abrite à l’arrière d’une troisième ligne de défense, accessible uniquement par le pont-levis. Avezan paraît alors inexpugnable, tant son accès semble difficile : L’ennemi désireux de se lancer à son assaut se trouve, forcément démuni, face à un mur d’une épaisseur de 1,50m, dépourvu de toute ouverture à l’exception de six meurtrières. Aucun ouvrage avancé auquel s’agripper, pas de tour de guet qui puisse servir de cible. Le bâtiment central est flanqué d’un donjon qui le dominait à l’origine et qui fut arasé au XVIIeme siecle lorsque l’ensemble des bâtiments du château reçut une toiture uniforme.

A la fin du XVeme siècle, au terme d’une longue periode qui a vu ses seigneurs prendre tantôt parti pour l’Angleterre, tantôt pour la France, Avezan se métamorphose afin de s’adapter aux nouvelles exigences résidentielles de ses seigneurs, probablement a l’initiative de Jean II de Manas. Pour laisser enfin pénétrer la lumière, on perce des portes et des fenêtres. Cependant le souvenir de la guerre de Cent Ans est encore vivace et Avezan n’abandonne pas pour autant ses équipements défensifs. Deux fossés sont creusés, et le château est surmonté d’un étroit chemin de ronde. Jean II de Manas fait aussi aménager un judicieux réseau de souterrains. Ce dédale permettait à la petite garnison toujours en place ( une vingtaine d’hommes) de se déplacer sans se faire remarquer d’éventuels assiégeants.

En 1511, le décès de Jean II de Manas sans héritier direct sonne le glas du château. La vieille demeure, abandonnée, se meurt.

En 1651, Alexandre de Larrocan, nouveau seigneur d’Avezan, met un terme provisoire a sa déchéance : Il flanque le bâtiment central de deux tours quadrangulaires. Il restaure et modernise les intérieurs, faisant notamment couvrir les planchers de parquet. Le tour ouest comprend, fait remarquable pour l’époque, un système sanitaire.

Bientôt la succession du dernier des Larrocan pose à nouveau problème, les héritiers se déchirent et le château, aux XVIIIeme et XIXeme siècles, sombre lentement dans l’oubli.

Il lui faudra attendre 1972, date à laquelle son nouveau propriétaire maître Patrice Cournot, décide de lui redonner vie en entamant une immense campagne de restauration.

En 1996, le donjon est reconstruit.

 

 

 

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Informations pratiques:

 

Le château d'Avezan se situe a 45 minutes en voiture de la ville d'Agen. Les villages les plus proches sont St Clar, Lectoure, Fleurance.
La vente comprend le château avec ses granges ainsi que les 2 champs le jouxtant ( sur parcelle cadastrée section B n* 170 d'une superficie de 00ha 340a 20ca: un chateau du 13eme siecle avec granges et hangars, cours, terrasses, chemin d'acces - parcelle cadastrée section B n*171 d'une superficie de 01ha 01a 79ca - parcelle cadastrée section B n*128 d'une superficie de 01ha 40a 10ca- sur parcelle cadastrée section B n*591: un batiment a usage de grange élevé d'un etage sur rez de chaussée. )

Dans le château proprement dit il y a 23 pièces et 3 salles de bain .
Le château d'Avezan est classé a l'inventaire des monuments historiques.
Le château a été entièrement rénové dans le respect des matériaux de l'époque.
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Jehanne - dans Patrimoine
9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 15:36

Le château du Lude.




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Le château du Lude surplombe la riante vallée du Loir de ses quatre puissantes tours rondes. Malgré l'apparente régularité de son plan en quadrilatère, le château a connu plusieurs états successifs et de nombreuses modifications qui ont même fait pivoter son orientation de 180° au XVIII siècle.

Au 10e s, la forteresse primitive, « le castellum Lusdi » appartient aux comtes d'Anjou. Du fait de sa position, elle sert à défendre l'Anjou contre les incursions des Normands, puis des Anglais durant la guerre de 100 ans. C'est au 13ème siècle, qu'une nouvelle forteresse élève ses six tours près du château primitif. Elle appartient aux Vendôme en 1378. Prise par les Anglais en 1419, elle est délivrée par Gilles de Rais, le légendaire Barbe Bleue, en 1427, au terme d'un combat victorieux. Gilles de Rais reprend la place avant de rejoindre Jeanne d'Arc à Orléans. Il reste quelques vestiges de cette forteresse dans la tour nord-est et dans les sous-sols.


Vingt ans plus tard, apparaît la grande famille militaire des Daillon.


Les Daillon.

Le chambellan et ami d'enfance de Louis XI, Jehan de Daillon né à Bourges en 1423, prend possession du domaine du Lude en 1447. Le domaine restera dans sa famille jusqu'en 1685.
Jehan de Daillon s'attacha, en 1453, à la personne de Charles VII après avoir abandonné le parti du Dauphin, le futur Louis XI. Mais, celui-ci devenu roi, Jehan de Daillon dut se réfugier dans une grotte de la vallée de la Maulne pour échapper au courroux royal : il y aurait vécu 7 ans. Louis XI lui accorda enfin son pardon et Daillon parvint aux plus hautes destinées : Chambellan du roi.
A partir de 1456, Jehan de Daillon transforme la forteresse en une élégante demeure de plaisance, que ses descendants embelliront durant 2 siècles. On leur doit la façade Renaissance de style italien et la cour d'honneur aux plaques de marbre.
Au service du roi Louis XI, Jehan de Daillon est également en relation avec l'entourage du roi René et confie la reconstruction du château à Jean Gendrot, maître maçon du duc d'Anjou, qui a la "charge des oeuvres du sire du Lude". De cette période date essentiellement l'aile nord remaniée par la suite.



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Jehan de Daillon, alors gouverneur du Dauphiné, meurt en 1482. Le Lude revient à son fils Jacques, qui combattit dans les guerres d'Italie. Jacques de Daillon continue les travaux dans le corps de logis nord et la tour nord-est, et il élève un autre corps de logis et deux tours au sud, où apparaît le nouveau répertoire ornemental. Il faut imaginer le château Renaissance orienté différemment, avec un plan général en U, disposé autour d' une cour en forme de trapèze, simplement fermée à l'est par un mur de clôture. De ce côté et en contrebas, se trouvait une avant-cour, dont chaque aile latérale se terminait par une tour.
Le système défensif est purement ornemental, tant à la tour nord-est où le chemin de ronde est trop étroit pour être efficace, que dans les tours sud où une double lucarne interrompt le mâchicoulis décoratif. Un remplage gothique, caractéristique de la fin du XV siècle, orne le parapet de la tour nord-est, tandis que celui des tours sud reçoit des médaillons qui font écho à ceux de la façade. La façade sud appartient en grande partie au XVIème siècle, avec toutefois quelques modifications et restaurations du XVIII et du XIX siècles. Elle est entièrement quadrillée par les pilastres qui bordent les travées et par les corps de moulures horizontaux. D'énormes médaillons occupent les trumeaux. Cette organisation à l'effet colossal se prolonge dans les deux tours, où les médaillons ne sont pas placés au centre des trumeaux mais rapprochés de la fenêtre, pour paraître de face. La progression stylistique indique que l'on a commencé les travaux par la travée droite de la façade. En effet, à droite, les chapiteaux des pilastres ont encore une forme très compacte, une séparation peu marquée entre le tailloir et la corbeille et des figures d'angle peu débordantes, selon une manière qui fleurit autour de 1510. En outre, toutes les fenêtres de la travée sont couronnées d'un fronton à coquille qui occupe l'allège de la fenêtre placée au-dessus, comme dans le châtelet d'entrée de Gaillon peu avant 1510. Dans la travée centrale et les travées des tours, les chapiteaux s'étirent en largeur, avec un tailloir plus développé et des figures d'angle qui jaillissent hors de la corbeille, et les frontons à coquille se limitent aux lucarnes, autant de signes qui montrent un style plus évolué. Enfin dans la travée gauche, les chapiteaux sont clairement articulés en profondeur avec une corbeille nettement dissociée du tailloir, tels qu'on les rencontre dans les années 1520-1530. La sculpture s'affine, avec des rinceaux plus fins et plus nerveux dans la travée de gauche.
Dans le premier quart du XVII ème siècle, autour des larges douves, l'ancienne place forte est rasée pour l'aménagement d'une grande terrasse bordée d'une élégante balustrade de pierre sur plus de 200 m. A cette époque, on régularise la cour d'une part on double le corps de logis ouest, ce qui enferme la vieille tour d'escalier hors-oeuvre qui débordait dans l'angle sud-ouest, d'autre part on réduit l'épaisseur du mur nord.



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Les modifications de l'architecte Barré.

En 1751, Le Lude devient la propriété de Joseph Duvelaër, chef du Conseil de la Compagnie des Indes. Sa nièce, la Marquise de La Vieuville, fait débuter une nouvelle campagne de travaux. Celle-ci est mené sous la direction de l'architecte Barré qui s'est illustré quelques années plus tôt à Montgeoffroy. Barré supprime l'avant cour, remplace le corps de logis ouest par le portique actuel et édifie l'aile classique de style Louis XVI. Il donne ainsi une nouvelle orientation au château.
À l'est, Barré masque les tours par des pavillons latéraux dont les toitures sont plus élevées que celle du pavillon central, qui paraît d'autant plus abaissé qu'il est couronné d'un fronton aplati. La composition tripartite de la façade, avec de forts pavillons latéraux, donne curieusement à l'aile orientale une allure un peu archaïsante qui évite la rupture architecturale avec l'élévation de la cour réalisée au XVII siècle.




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De la Révolution à nos jours

la Marquise de La Vieuville défend le Château pendant la Révolution. Ses descendants, les Talhouët-Roy, entreprendront tout au long du XIXème siècle de vastes travaux de restauration.
Depuis 250 ans dans la même famille, le Lude est aujourd'hui la propriété du Comte et de la Comtesse Louis-Jean de Nicolaÿ, qui poursuivent la tradition de restauration et d'embellissement, notamment par la création de nouveaux jardins.
La richesse et la diversité des styles qui caractérisent le Château du Lude se retrouvent aussi dans la décoration intérieure et son mobilier.
Les appartements offrent l'intimité et la vie des demeures habitées. On peut encore voir dans la tour sud-est un remarquable cabinet de peintures, réalisé par l'Ecole de Raphaël pour la Duchesse du Lude. Ce cabinet fut commandé dans les années 1560 par Guy de Daillon.. C'est un exemple unique de studiolo à l'italienne dans un château français. Un décor de grotesques couvre les voûtes tandis que des panneaux historiés ornent les murs. Cette pièce a été réduite d'un tiers environ à la fin du XVIII siècle, aussi le décor du nouveau mur ouest date du XIX ème siècle.
Au sous-sol, les anciennes cuisines voûtées sont en service depuis le XVème siècle, tandis que les communs abritent les écuries et le grenier à blé doté d'une remarquable charpente.
Le parc historique du Lude s'étend sur plusieurs niveaux entre le Château et le cours du Loir, Il est orné de beaux vases de marbre du 18ème siècle. et d'un remarquable groupe du 17ème siècle, en marbre blanc, Hercule et Antée.
Les jardins bas, le long de la rivière, accueillent à l'origine le potager, avant d'être transformés au XIXème siècle par Edouard André en jardins à la française. Parterres de fleurs et bassins se succèdent, tandis qu'une collection d'arbustes à floraison parfumée (chimonanthus, lilas, seringats, calycanthus.) souligne la muraille. A la même époque, les vastes prairies qui s'étendent sur la rive opposée sont aménagées en ''parc agricole''.
Le jardin de la source fait la transition avec le parc boisé. Des plantes vivaces de printemps (hellébores, euphorbes, hostas.) entourent les éléments de rocaille construits au XIXème siècle : kiosque, grotte et embarcadère.
Le potager de 2 hectares est dessiné par Edouard André en 1880. Comportant plusieurs serres, une orangerie, des couches de semis, il est toujours en usage aujourd'hui. Des alignements d'arbres fruitiers, de fleurs et de légumes rares occupent les 3 terrasses qui le composent.
Enfin, le jardin de l'éperon, redessiné en 1997, s'étend aux pieds de la façade Louis XVI. Les haies d'ifs taillés soulignent l'emprise de la forteresse et encadrent un labyrinthe de buis et une roseraie. On y trouve une collection de roses chinoises, thé et hybrides de thé, telles que 'Mutabilis', 'Old Blush', 'Louis XIV', 'Irène Watts'.

Maison des Architectes.

Près de l'entrée du château, cette élégante habitation Renaissance (occupée par la poste) aurait été construite par les maîtres d'oeuvre qui travaillaient à l'aile François 1er du château.



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Note personnelle:


Je tiens à remercier Bettie VRIGNAUD, pépiniériste, pour m'avoir permis de découvrir ce magnifique château à l'occasion du week end des jardins 2010. J'invite d'ailleurs les passionnés mais aussi les curieux à faire un détour par sa pépinière où vous trouverez, entre autres, fleurs à papillons, plantes vivaces, aromatiques, condimentaires ...  de culture 100% biologique !!!

Son adresse: PAYSAGE ACTUEL - Lieu dit La Coudrelle - 79 390 AUBIGNY - 05 49 69 84 02 -




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Bettie, encore merci à vous !!!!

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Jehanne - dans Patrimoine
2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 09:22
Le Mont Saint Michel.






"Merveille de l'Occident", le Mont-Saint-Michel se dresse au coeur d'une immense baie envahie par les plus grandes marées d'Europe.

C'est à la demande de l'Archange Michel, "chef des milices célestes", qu'Aubert, évêque d'Avranches construisit et consacra une première église le 16 octobre 709. En 966, à la demande du Duc de Normandie, une communauté de bénédictins s'établit sur le rocher. L'église préromane y fut alors élevée avant l'an mil.

Au XIème siècle, l'église abbatiale romane fut fondée sur un ensemble de cryptes, au niveau de la pointe du rocher et les premiers bâtiments conventuels furent accolés à son mur nord.

Au XIIème siècle, les bâtiments conventuels romans furent agrandis à l'ouest et au sud.

Au XIIIème siècle, une donation du roi de France Philippe Auguste à la suite de la conquête de la Normandie, permit d'entreprendre l'ensemble gothique de la Merveille : deux bâtiments de trois étages couronnés par le cloître et le réfectoire.

Au XIVème et XVème siècle, la guerre de cent ans rendit nécessaire la protection de l'abbaye par un ensemble de constructions militaires qui lui permit de résister à un siège de plus de trente ans.
le choeur roman de l'église abbatiale, effondré en 1421 fut remplacé par le choeur gothique flamboyant à la fin du Moyen-Age.

Ce grand foyer spirituel et intellectuel fut avec Rome et Saint-Jacques de Compostelle l'un des plus importants pèlerinages de l'Occident médiéval. Pendant près de mille ans des hommes, des femmes, des enfants sont venus, par des routes appelées "chemin de Paradis", chercher auprès de l'Archange du jugement, peseur des âmes, l'assurance de l'éternité.

Devenue prison sous la Révolution et l'Empire, l'Abbaye nécessitera d'importants travaux de restauration à partir de la fin du XIXème siècle. Elle est confiée depuis 1874 au service des monuments historiques.

La célébration du millénaire monastique en 1966 a précédé l'installation d'une communauté religieuse dans l'ancien logis abbatial perpétuant la vocation première de ce lieu ; la Prière et l'Accueil. Les Frères et les Soeurs des Fraternités Monastiques de Jérusalem assurent cette présence spirituelle depuis 2001.

Parallèlement au développement de l'abbaye un village s'organise dès le Moyen-Âge . Il prospère sur le flanc sud-est du rocher , à l'abri de murailles remontant pour la plupart à la guerre de Cent ans .Ce village a depuis toujours une vocation commerciale.

Inscrit au "Patrimoine Mondial" par l'Unesco en 1979, ce haut lieu touristique reçoit aujourd'hui plus de trois millions de visiteurs par an.



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Jehanne - dans Patrimoine
1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 19:13
Château de la Guyonnière (Deux Sèvres).








La Guyonnière, terre de Haute Justice, édifiée au XIV ème siècle,est un ensemble bâti et paysager typique du Moyen age, qui se compose de deux iles installées dans un marécage d'où partent plusieurs sources alimentant les fossés et donnant naissance à un ruisseau. La forteresse , flanquée de quatre tours et d'une porte fortifiée à double pont-levis, a gardé tous ses éléments ( logis, tour escalier, écuries, grenier, fours, colombier…) malgré quelques remaniements au Xvème et XVIème siècles. Un jardin a été recréé sur le lieu d'origine, une ile à laquelle on accède par un pont-levis.

Sur l'emplacement de « l'ouche » du XIV ème siècle, une ile entourée de profonds fossés, alimentés par des sources, le paysagiste Alain Richert a recréé dans l'esprit médiéval un jardin contemporain (1987) divisé en 9 clos. Pour y accéder,on doit franchir les fossés au moyen d'un pont levis piéton, en état de marche, depuis un passage entre le château et ses écuries. Chaque clos se compose d'un mélange subtil de végétaux différents : fruits, fleurs,plantes à potage,herbes, plantes à poison, plantes mellifères, petits fruits, rosiers anciens et botaniques, arbres fruitiers anciens,…On y trouve :
-un clos des abeilles (mouches à miel) avec ses 4 ruches refaites à l'ancienne (sans hausses) d'après une enluminure du XV ème , et ses plantes mellifères.
- un clos des fêtes (paradis)avec un bassin, une banquette couverte d'aspérule , de violette et de serpolet,autour d'un très vieux poirier, et une estrade végétale ombragée par de vieux arbres qui supportent des rosiers, destinée à accueillir les musiciens , comédiens ou autres artistes venant proposer concerts, poésies,mimes,contes,… au long des beaux jours et soirées de mai à septembre. - un clos des petits fruits,deux clos d'arbustes de collection , un clos des papillons. … - trois clos de plantes médiévales à utilisations variées : -clos des véroniques ( avec tanaisies, pimprenelles, euphorbes, brizes, etc)- clos du saule (avec pivoines, acanthes, muguets, bourraches, iris etc) – clos des choux ou clos des poisons, selon les saisons (avec crambes, calaments, aconits, centaurées, ancolies, anthémis, camomilles,etc). Ces clos sont reliés entre eux par deux tonnelles en bois tordus au feu, recouvertes de vignes et de rosiers.





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Jehanne - dans Patrimoine
19 septembre 2008 5 19 /09 /septembre /2008 00:23
Le Krak des Chevaliers.







L'origine des croisades.

Les croisades entreprises par les puissances occidentales à partir de la fin du onzième siecle avaient pour but avoué de reprendre Jerusalem aux infidèles. (En realité les Seldjoukides turques maitres de la ville depuis 1078 qui en avaient chassés les byzantins, héritiers de l'empire romain d'orient).
 Par la croisade , qui est une aventure particulierement couteuse, les nobles occidentaux recherchent le salut divin (Le pape l'accorde d'office à tous les combattants chrétiens) ainsi que des zones d'extension territoriales. Et de fait, suite à des trahisons des deux cotés les pays reconquis ne seront pas livrés au roi de l'empire byzantin mais seront conservés par les croisés. En mai 1099 les chevaliers occidentaux reprennent la cité sainte et la purifie par le sang des infidèles vaincus. Tout les musulmans de la ville sont massacrés. Les princes croisés prennent alors le contrôle du moyen orient et vont y rester deux siècles. Pour défendre les États latins, des ordres de chevaliers-moines sont organisés en armée permanente : ainsi les Hospitaliersen le furent 1113, et les Templiers en 1118.








Le Krak des chevaliers en Syrie.

Situé en Syrie , à 50 km d'Homs et 65 km de Tartousle, le Krak des Chevaliers fait partie d'un réseau défensif qui parcoure les frontières des anciens Etats latins d'Orient.A l'origine, il s'agit d'un château arabe dont les croisés s'emparent en 1098. Il est transformé par les hospitaliers en 1142. Il fut un temps rattaché à la principauté d'Antioche.
Grâce à elle, les Croisés pouvaient veiller sur la trouée. Le sultan Baybars dut faire un siège de 35 jours en 1271 pour venir à bout des trois enceintes et en chasser les Hospitaliers de Saint-Jean L'histoire de ce siège est exceptionnelle, mais relativement classique au sens où les défenseurs ne livrèrent pas de combat à mort. Les Arabes refusèrent de livrer bataille à la porte principale du Krak des Chevaliers, laquelle donnait sur une série de passages étroits débouchant sur une seconde porte, plus forte encore. Ils choisirent donc de donner l'assaut par le mur au sud en minant la grande tour située au coin sud-est du château. Ils parvinrent ainsi à pénétrer par le mur d'enceinte extérieur. Avant d'attaquer le donjon central, toutefois, ils tentèrent une ruse. Un pigeon voyageur fut envoyé dans le château avec un message du grand maître des Hospitaliers, ordonnant à la garnison de se rendre. Inférieurs en nombre et sans illusion quant à d'éventuels secours, les défenseurs exécutèrent l'ordre du message, tout en sachant qu'il était faux, et livrèrent le château avec l'honneur sauf.









La redecouverte en Syrie.


Sa restauration dans les années 1930 par le mandat français en Syrie s'est faite au détriment d'autres sites tout aussi remarquables mais moins connus. Les faibles finances des conservateurs des beaux arts ne permettaient qu'une seule restauration du krak des chevaliers car il fallait d'abord racheter les murs aux villageois qui s'y étaient installés et les reloger à l'extérieur de l'enceinte.















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Jehanne - dans Patrimoine

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